Séjour en Afrique du sud par Michel

 

du 1 au 15 novembre 2002

 

Présentation de l’Afrique du Sud :

Afrique du sud

 

La République d’Afrique du Sud (1 127 000 km2) se place aux marges de l’Afrique noire tant par sa situation géographique australe que par une économie développée à l’échelle africaine, et surtout par les effets persistants d’une organisation sociale fondée sur la ségrégation raciale, l’apartheid – «développement séparé» – qui a longtemps assis l’autorité d’un pouvoir issu de la minorité blanche: le changement politique est trop récent pour que cette construction économique et sociale, mais aussi géographique, soit effacée.

Géographie physique

Située presque entièrement au sud du tropique du Capricorne, l’Afrique du Sud est bordée par l’océan Indien, à l’est, et par l’océan Atlantique le long de sa façade occidentale. Elle jouxte la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique et le Swaziland, au nord, et encercle complètement le Lesotho. Du fleuve Limpopo, qui sert de frontière avec le Botswana et le Zimbabwe, au cap des Aiguilles, l’Afrique du Sud présente une grande diversité écologique. De vastes plateaux intérieurs sont séparés des plaines côtières par un grand escarpement, particulièrement vigoureux dans l’Est.

Relief

Le littoral sud-africain s’étend sur 2 955 km. À l’Est, il est dominé par le «Grand Escarpement», et formé de plaines étroites et de collines de piémont assez découpées. À l’Ouest, les zones planes s’élargissent en glacis. Au Sud, en raison de la direction ouest-est des chaînes appalachiennes du Cap, où alternent crêtes de quartzites et dépressions dans les marnes, le littoral est particulièrement découpé en caps et baies. Le Drakensberg, le massif le plus élevé, domine la côte orientale. Enneigé en hiver, il culmine à plus de 3 200 m près de la frontière du Lesotho.

Ses bordures escarpées séparent les plaines côtières du Natal des plateaux intérieurs du haut Veld qui recèlent la plus grande partie des richesses minérales de l’Afrique du Sud. Afrique du Sud : Blyde River Canyon, dans le Drakensberg Le Grand Karroo, large bassin semi-aride composé d’aplanissements dans le socle cristallin dominés par des reliefs résiduels et de mesas (plateaux basaltiques), sépare les chaînes du Cap du Drakensberg. Au nord-ouest, la frontière avec le Botswana traverse la partie méridionale du désert du Kalahari.

Climat et végétation

La région du Cap connaît un climat méditerranéen, à pluies d’hiver, propice au vignoble et aux vergers, qui la distingue nettement du reste du pays où les rythmes climatiques sont tropicaux, à pluies d’été. Grâce aux pluies orographiques provoquées par le Grand Escarpement, la côte du Natal se distingue par une pluviométrie honorable (plus de 1 000 mm), tandis que le reste des régions tropicales est marqué par l’aridité, qui s’accentue régulièrement vers l’ouest: il tombe moins de 200 mm dans le Namaqualand, partie septentrionale de la province du Cap occidental. Soixante-cinq pour cent du territoire national reçoivent moins de 500 mm par an. L’approvisionnement en eau est un grand problème pour l’agriculture, mais surtout pour les régions urbaines et industrielles de l’intérieur. La latitude (le tropique passe dans l’extrême nord du pays) et l’altitude expliquent la fraîcheur des températures d’hiver hors des régions côtières: les températures moyennes annuelles s’échelonnent de 23 °C au nord à 12 °C dans les régions méridionales et orientales et une grande partie du pays connaît plus de 60 jours de gel. Le Nord, à moins de 1 500 m d’altitude, est couvert d’une végétation de savane, qui a aussi remplacé la forêt tropicale sur la façade orientale. Dans la partie orientale du plateau central, quand la pluviométrie est supérieure à 500 mm dominent les prairies, plus hautes dans les parties les mieux arrosées (sour veld), plus basses à l’ouest (sweet veld). À moins de 500 mm de pluies, on passe aux formations végétales dites du Karroo, une brousse épineuse, qui s’étend en raison du surpâturage, et dans l’extrême ouest à une végétation désertique où dominent les plantes succulentes.

 

L’immédiate région du Cap est pour l’essentiel couverte de maquis méditerranéens.  La faune sud-africaine est riche et diversifiée. Les réserves animalières, tels le Kruger National Park, le Hluhluwe et le Mkuze, abritent éléphants, rhinocéros, girafes, zèbres, antilopes, ainsi que d’innombrables espèces d’oiseaux et de serpents. Hydrographie Aucun fleuve sud-africain n’est navigable. Les bassins de l’Orange et de ses principaux affluents, le Vaal et le Caledon, couvrent la plus grande partie du plateau intérieur. Les fleuves du versant oriental sont courts et donc médiocrement et irrégulièrement alimentés. La rareté de l’eau a conduit à la réalisation de grands aménagements. À partir de 1948 est entamé l’aménagement du bassin de l’Orange, permettant d’irriguer des terres dans le Moyen Veld et de détourner une part des eaux au-delà de la ligne de partage vers les plantations d’agrumes de la Great Fish et de la Sundays, aux bassins trop étroits. Plus importants encore sont les travaux en cours: les eaux du Haut Lesotho sont détournées pour alimenter la grande région urbaine industrielle et agricole du Rand.

Population

Avant l’abolition de l’apartheid, la législation sud-africaine identifiait quatre groupes raciaux: les Noirs, de langue bantoue (75,2 % de la population), les Blancs (13,2 %), les Métis (8,9 %) et les Asiatiques (2,7 %) [1995]. Le gouvernement sud-africain reconnaissait l’existence de dix nations noires, définies en termes ethno-linguistiques; il avait attribué à chacune un bantoustan, ou homeland. Les Blancs, citadins à près de 90 %, ont, jusqu’en 1994, dominé les institutions politiques et tiennent encore l’économie. Ils se divisent en deux groupes majeurs. Les plus nombreux sont les Afrikaners (60 %), descendants des colons hollandais et des huguenots français installés au Cap au XVIIe siècle, mais aussi, dans une forte proportion de protestants allemands. Le groupe anglophone (34 %) est issu de colons britanniques dont l’implantation commença au début du XIXe siècle.

L’origine des métis

(Coloureds) remonte au XVIIe siècle, par métissage d’Européens, d’indigènes bushmen (Khoi et San) et d’Asiatiques, notamment malais. Les différences physiques avec les Blancs ne sont pas toujours évidentes et la classification des Coloureds au temps de l’apartheid a provoqué bien des drames. Les Coloureds vivent pour la plupart dans l’ouest de la province du Cap et forment le groupe ethnique le plus important de Capetown. Les Indiens sont concentrés dans la province du Natal. La majorité d’entre eux occupent des emplois dans le commerce, l’industrie et la finance. Johannesburg, Port Elizabeth et Durban abritent en outre de petites communautés chinoises. Le taux de croissance de la population sud-africaine, encore proche de celui des pays en voie de développement, est une moyenne qui masque des situations disparates: la croissance est vigoureuse chez les Noirs (2,9 %), faible chez les Blancs (0,8 %). L’Afrique du Sud rassemble 42,6 millions d’habitants [estimation 1999] et connaît un taux d’urbanisation élevé (60,1 %). Cependant, il demeure incertain, car, en quittant les homelands pour chercher un emploi dans les villes, les Noirs, ne trouvant plus place dans les townships, agglomérations construites pour eux à distance des villes blanches, sont venus grossir les bidonvilles et les campements illégaux, tel celui de Crossroads, dans la banlieue de Capetown. Un grand ensemble urbain, centré sur l’activité minière et l’industrie, PWV (Prétoria-Witwatersrand-Vereeniging), groupe sur un quadrilatère de 80 km sur 100 au moins 7 millions de citadins, avec notamment les villes de Pretoria, capitale gouvernementale (plus d’1 million h.) [1995], et Johannesburg (5,5 millions h. en 1995), capitaleéconomique. Les autres grandes villes sont côtières. Capetown, qui estresté le siège du Parlement, n’est plus que le second port du pays,dépassé par Durban, capitale du Kwazulu-Natal et principal débouché duRand industriel et minier. Au sud-est, East London et Port Elizabeth sontdes ports et des villes industrielles plus isolés et moins dynamiques.

 

Économie

La découverte de diamants près de Kimberley, dans la province britanniquedu Cap, en 1867, et d’or dans le Witwatersrand, en 1885, dans larépublique boer indépendante du Transvaal contribua à constituer l’Afriquedu Sud et à transformer un pays d’agriculteurs, Blancs ou Noirs, en unÉtat industriel moderne, gouverné jusqu’en 1994 par une minorité blanche,mais dépendant du travail des Noirs.Agriculture et pêcheEn dépit de la surface limitée de terres arables (12 % de la superficietotale), l’Afrique du Sud est quasi autonome sur le plan alimentaire. Cette situation est néanmoins extrêmement contrastée: à l’agriculture commerciale des «terres blanches», jusque récemment fortement subventionnée, s’oppose une agriculture de subsistance à base de maïs dans les homelands, trop peu étendus (13 % du pays seulement), qui ne couvrent que 55 % des besoins alimentaires du pays. Les principales cultures céréalières sont le maïs dans le Veld, le blé dans la même région et dans le Cap occidental. La diversité des régions agricoles tient aux autres productions. La région du Cap est originale par son climat méditerranéen:c’est le pays des vignobles et des vergers de fruits tempérés, avec des exploitations de taille moyenne, constituées par regroupement des petits lots d’origine. Dans la province du Cap oriental, les exploitations restent aussi de dimensions modérées, spécialisées dans les agrumes et l’élevage laitier. Le Natal est le domaine de la canne à sucre. Au centre, à la production céréalière s’ajoutent les oléagineux (arachide, tournesol) et l’élevage d’embouche et laitier, à proximité des villes. Le front pionnier de l’agriculture blanche est au Nord, dans le Low Veld, au Nord et à l’Ouest. Au Nord, progressent les productions fruitières (agrumes, fruits tropicaux) et le front pionnier déborde sur le Mozambique. Les aménagements hydrauliques de l’Orange ont permis d’étendre vers l’ouest le maïs et les prairies irriguées. Une grande moitié occidentale est le domaine d’élevages extensifs de bovins mais surtout de moutons mérinos et karakul (ceux-ci fournissent l’astrakan), sans oublier les exotiques autruches.

L’urbanisation croissante de la population blanche multiplie dans maintes régions du centre les exploitations abandonnées et, malgré les expulsions opérées par le régime d’apartheid, les Noirs sont bien plus nombreux que les Blancs dans les régions agricoles blanches elles-mêmes. La pêche est importante au Cap et surtout à Durban et alimente une importante production de farine de poisson. Ressources minérales et énergétiques L’exploitation des richesses minières et énergétiques procure environ 68 % des revenus à l’exportation de l’Afrique du Sud. Premier producteur d’or (474 t en 1998 – bassin du Witwatersrand) et premier producteur de chrome (38 millions de tonnes de métal), l’Afrique du Sud est également à l’origine de près de 70 % du platine mondial. De plus, elle figure parmi les principaux producteurs de pierres précieuses (surtout les diamants), d’uranium, de vanadium (premier exportateur mondial), d’antimoine, d’amiante, de nickel, de titane, et de manganèse. En revanche, les gisements de fer sont relativement modestes, la bauxite est quasi absente et, surtout, le pétrole manque. L’Afrique du Sud a donc dû mener une politique énergétique d’autant plus originale que les sanctions contre le régime d’apartheid l’ont largement empêchée d’importer du pétrole. Le sous-sol sud-africain, principalement au Natal et au Transvaal, concentre près de 60 % des réserves de charbon du continent africain. Le charbon extrait, qui place l’Afrique du Sud au quatrième rang mondial des producteurs, fournit près de 80 % des besoins en énergie primaire: 19 des 27 grandes centrales électriques sont alimentées avec ce combustible et le charbon est également transformé en pétrole. La centrale nucléaire de Koeberg, dans la province du Cap, est en activité depuis 1984: cette localisation s’explique par l’éloignement du bassin houiller. On estime que l’Afrique du Sud concentre près de 70 % de l’électricité produite sur le continent africain. Industrie L’Afrique du Sud a très tôt amorcé un développement industriel pour répondre aux besoins des mines. Elle a également bénéficié des deux guerres mondiales, où elle a pu vendre facilement des biens industriels de consommation.

La création d’industries est aussi un effet du désir des Boers de prendre leur revanche sur les anglophones en développant une industrie favorisée par le pouvoir politique: dès 1924, une aciérie était créée à Pretoria. Après 1948, le Parti nationaliste a multiplié les entreprises d’État, notamment dans l’industrie lourde, la production d’essence, l’armement. Les besoins de la mine jouent aussi un  rôle important dans la progression de l’industrie mécanique lourde, du matériel électrique et électronique, voire de l’informatique et, d’autre part, dans la transformation des minerais. L’industrie des biens de consommation (agroalimentaire, textile, confection, automobile…) est très variée, mais elle souffre d’une médiocre productivité, faute de concurrence internationale pendant toute la période des sanctions et de l’étroitesse du marché intérieur, la majorité noire ayant un pouvoir d’achat limité, même s’il est plus fort que dans les autres pays d’Afrique noire. Plus de la moitié des industries manufacturières est concentrée dans le PWV, au sud de l’ancienne province du Transvaal. Villes portuaires, Le Cap, Durban, Port Elizabeth et East London assurent environ 25 % de la production industrielle en valeur. Dans les années 1970, le gouvernement encourage la décentralisation industrielle; des ports et des complexes industriels polyvalents se sont implantés à Richards Bay, au Natal et à Saldanha Bay, au nord-ouest du Cap; par contre l’industrialisation en bordure ou à l’intérieur des homelands n’avait donné que des résultats limités.

Commerce:

Les principales sources d’exportation sont l’or, les diamants, ainsi que d’autres métaux ou produits métallurgiques. Quoique ses coûts de production augmentent rapidement, l’Afrique du Sud produit encore 23 % de l’or mondial (474 t) [1998]. Les produits de la mine constituent 68% des exportations en valeur (contre 4 % aux produits agricoles). Les produits chimiques, l’outillage et le matériel de transport représentent également des sources de devises. L’Afrique du Sud tire aussi des ressources des services: commercialisation du diamant à l’échelle mondiale, trafic de transit pour le Lesotho, le Botswana et le Swaziland, mais aussi pour la Zambie, le Congo démocratique, le Malawi et le Zimbabwe. Maintenant qu’elle n’est plus au ban des nations, elle voudrait développer ses industries pour l’exportation, en Afrique certes, mais plus encore en Asie et dans les pays industriels du «Nord». Cela suppose une considérable expansion d’une industrie qui a trop longtemps évolué en vase clos. La monnaie Sud Africaine est le Rand dont 10 Rands équivalent à 1 euro.

Histoire

Les premiers habitants de l’Afrique du Sud furent les populations non négroïdes de chasseurs-cueilleurs San, et Khoi, également éleveurs, qu’on regroupe souvent sous le nom de Bushmen ou Hottentots. La migration bantoue a atteint le Transvaal au début de l’ère chrétienne et s’est poursuivie vers le sud principalement le long de la côte orientale: au XIVe ou au XVe siècle, le peuplement noir couvrait sensiblement la mêmeaire qu’aujourd’hui. La découverte puis la colonisation de cette région par les Européens ont ouvert l’ère d’une difficile cohabitation. L’implantation européenne En 1487, l’expédition portugaise de Bartolomeu Dias atteint le cap de Bonne-Espérance, appelé alors cap des Tempêtes. En 1652, le Hollandais Jan Van Riebeeck établit le premier comptoir européen en Afrique du Sud, à Table Bay (aujourd’hui Capetown), pour servir d’escale aux navires de la Compagnie des Indes orientales. La révocation de l’édit de Nantes en 1685 provoqua une émigration de huguenots français. Leur arrivée coïncida avec le début de l’esclavage des Noirs, tandis que les Européens, poussés par le manque de terres, gagnaient l’intérieur du pays. Les pionniers hollandais (appelés plus tard Boers, d’un mot néerlandais qui signifie paysans, ou Afrikaners, qui parlent afrikaans) s’implantent ainsi dans l’Est, où ils affrontent les Bantous. Une guerre éclate en 1779 (la première guerre cafre) près de la Great Fish River entre les Hollandais et les Xhosas, qui poursuivaient leur mouvement vers le Sud. Une part des colons hollandais s’est vite trouvée en conflit avec les Anglais, à qui le congrès de Vienne avait, en 1815, attribué la colonie du Cap. Les Boers leur reprochent une politique jugée trop favorable aux Noirs, notamment l’abolition de l’esclavage en 1833.

Afin de préserver leur mode de vie, cette fraction irréconciliable amorça à partir de 1834 un mouvement vers l’intérieur du pays, le Grand Trek, qu’ils rapprochèrent de l’Exode biblique. Pénétrant sans difficulté dans des régions intérieures vidées de leur population par les expéditions guerrières des Zoulous, ils se heurtèrent à ceux-ci dans la région du Natal, mais parvinrent à contrôler l’intérieur et à y constituer les républiques indépendantes de l’État libre d’Orange (1854) et du Transvaal (1852), sortes de patriarcats pastoraux, aux infrastructures des plus sommaires. À la fin du XIXe siècle, la découverte de mines d’or et de diamants attire dans ces républiques des immigrants, notamment britanniques, vers l’intérieur du pays, où des conflits éclatent au sujet de la propriété du sol. Paul Kruger, président du Transvaal, s’oppose aux prétentions britanniques sur la région, et notamment à Cecil Rhodes, premier ministre de la colonie du Cap et créateur de la British South Africa Company (1889), qui cherchait à contrôler le Transvaal. L’échec du raid britannique du docteur Jameson, en 1896, ne fit qu’aggraver une tension croissante. En 1899 éclata la guerre anglo-boer du Transvaal, qui, après une campagne d’une extrême dureté, s’acheva en 1902 par une victoire britannique et la disparition des républiques indépendantes.

La naissance d’un pays :

L’Union sud-africaine, dominion britannique, fut constituée en 1909 par le regroupement des anciennes colonies britanniques du Cap et du Natal et des deux républiques boers vaincues. Sa participation à la Première Guerre mondiale en fit un partenaire international reconnu qui reçut en 1920 un mandat de la Société des Nations pour administrer le Sud-Ouest africain allemand, dont elle tendit à faire une cinquième province. Dans ce cadre, les afrikaners, vaincus militairement, dominés économiquement par la minorité anglophone, s’attelèrent à la conquête du pouvoir politique. Les premiers gouvernements, constitués par une alliance des anglophones et d’afrikaners modérés durent affronter une opinion boer hostile à la Grande-Bretagne et l’opposition de «petits Blancs» qui réclamaient des privilèges économiques et sociaux en raison de leur race.

Le gouvernement du South African Party du général Smuts dut ainsi réprimer militairement, en 1922, la grève des mineurs blancs réclamant que les emplois qualifiés leur soient réservés. L’United Party de Barry Hertzog, arrivé au pouvoir en 1924 représentait mieux la base afrikaner et renforça la colour bar. La crise économique des années 1930, très rude, conduisit à un rapprochement entre ces deux forces politiques, qui ne purent endiguer la montée d’une force politique plus radicale, le Parti national du docteur Malan. Le régime d’apartheid Arrivé au pouvoir en 1948, le Parti national entreprit de systématiser une politique d’apartheid, ou «développement séparé», en donnant un contenu géographique strict à une politique de discrimination raciale apparue dès l’origine. Le Land Act de 1913, déjà, limitait à 13 % du pays les régions où les Noirs pouvaient acquérir des terres: les «réserves» définies pour chaque «tribu» ou «nation» constituaient une sorte de fer à cheval sur les périphéries du pays, au nord (Tswana notamment) et surtout à l’est (Zoulou, Xhosa…). Quoique moins rudement frappés par cette politique, Asiatiques et Métis perdirent eux aussi l’essentiel de leurs minces avantages. Le Group Areas Act de 1950 visait notamment à l’élimination des «taches noires» résultant d’achats opérés par les Noirs avant 1913. On entreprit d’expulser des «terres blanches» les «excédents» de population noire, tenanciers et squatters, pour favoriser une modernisation de l’agriculture européenne: entre 1960 et 1983, environ 2 600 000 Noirs furent chassés des zones rurales «blanches» et renvoyés dans les réserves où le Bantu Self-Government Act de 1959 — en organisant un système d’administration autonome des réserves — préparait l’institution des bantoustans. Ceux-ci devaient à terme devenir politiquement indépendants, quoiqu’ils fussent économiquement non viables: quatre d’entre eux (Transkei, Bophutatswana, Venda et Ciskei) reçurent entre 1976 et 1981 une indépendance que ne reconnut pas la communauté internationale. Étrangers dans leur propre pays, les Noirs pouvaient de plus en plus difficilement aller résider dans les villes, où l’on cherchait à réduire au maximum leur nombre: seuls pouvaient y venir ceux qui justifiaient d’un contrat de travail: le pass, passeport intérieur imposé aux Noirs dès 1923, permettait le contrôle des migrations. La ségrégation raciale fut systématisée dans les quartiers, au prix de multiples destructions et expulsions et de la construction de townships pour les populations de couleur. On s’efforça, sans grand succès, de créer des industries en bordure des bantoustans, mais nombre de travailleurs durent aller travailler dans les villes blanches tout en résidant dans les réserves, au prix de grands déplacements quotidiens. L’opposition au système d’apartheid fut brisée: dès 1950, le Parti communiste, multiracial, était interdit. L’African National Congress (ANC) et le Pan Africanist Congress le furent en 1960 après les manifestations contre le système du pass, qui aboutirent au massacre de Sharpeville. Les leaders de l’ANC, et notamment Nelson Mandela furent condamnés à la prison à vie en 1964. L’Afrique du Sud se détacha du monde extérieur: en 1961, elle quitta le Commonwealth, opposé à l’apartheid, et la république (République sud-africaine) fut proclamée le 31 mai. La remise en cause de l’apartheid Le régime d’apartheid tenta de se constituer un «glacis protecteur» en Afrique australe, en soutenant la Rhodésie du Sud blanche, qui avait proclamé son indépendance en 1965, en faisant pression sur les petits États africains dépendants (Lesotho, Swaziland, Malawi), en appuyant le régime portugais de Salazar dans sa lutte contre les mouvements indépendantistes, puis, après la «révolution des œillets» et l’indépendance de l’Angola et du Mozambique (1975), en encourageant les guérillas de l’UNITA et de la RENAMO. Cette politique accrut le désordre en Afrique australe sans permettre au régime d’apartheid de se constituer un «glacis protecteur». Sous la pression des grandes puissances et par l’action des mouvements d’indépendance, en 1980, la majorité noire acquit le pouvoir politique en Rhodésie, devenue Zimbabwe, le Sud-Ouest africain devint indépendant en 1990 sous le nom de Namibie. La violence en Afrique lusophone, incontrôlée, a fini par nuire à l’Afrique du Sud elle-même.

Le régime d’apartheid se lézarda somme toute assez rapidement. Les leaders noirs réfugiés à l’extérieur n’ont pas réussi à implanter la lutte armée dans le pays; le boycott des produits sud-africains n’a pas été d’une grande efficacité mais le régime d’apartheid a fini par pâtir des sanctions bancaires internationales. Surtout, la montée de la contestation politique intérieure, l’irrationalité économique de l’apartheid ont contraint le régime à une évolution qui n’a pu avoir d’autre terme que l’arrivée au pouvoir de la majorité noire. De violentes émeutes eurent lieu en 1976 à Soweto et dans d’autres townships provoquant 400 morts.

L’opposition intérieure au sein de la société civile se structura dans l’United Democratic Front (UDF), organisateur de la désobéissance civique. Sous la pression de cette opposition active, le gouvernement de Pieter Botha (1978-1989) légalisa les syndicats noirs en 1979, autorisa les partis politiques multiraciaux en 1985, abolit la loi interdisant les mariages mixtes. Le nouveau régime Cela ne pouvait suffire à arrêter le mouvement de protestation des Noirs contre l’apartheid; l’établissement de l’état d’urgence (septembre 1984-juin 1986) ne pouvait être plus efficace. Pour préserver l’essentiel, le président Botha dut en finir avec l’«apartheid mesquin», libéraliser l’installation des Noirs en ville, et tenter d’associer au pouvoir politique les groupes asiatique et métis, qui, en 1987, bénéficièrent d’une Chambre au Parlement. Pour diviser les Noirs, il appuya l’Inkatha

Freedom Party, de Mangosuthu Buthelezi, à base tribale zoulou. Ces demi-mesures ne satisfaisant personne et donc accroissant le désordre, P.W. Botha dut en 1989 démissionner de la présidence au profit de Frederik Willem De Klerk. Celui-ci, pour préserver la présence blanche en Afrique du Sud, et avec l’appui des grandes puissances et des institutions financières internationales, fit le choix d’une négociation difficile avec l’ANC, qui fut légalisé, libérant en 1990 son leader charismatique, Nelson Mandela.

En 1991, l’apartheid était officiellement aboli par le Parlement. Malgré des affrontements violents entre l’ANC et l’Inkatha, appuyée en sous-main par une fraction de la police, malgré la résistance des milieux blancs extrémistes, le processus politique est allé à son terme: une nouvelle Constitution, intérimaire, a été adoptée en décembre 1993 par un référendum auquel seuls participaient les Blancs. Les premières élections multiraciales d’avril 1994, auxquelles l’Inkatha accepta finalement de participer, assurèrent la victoire de l’ANC, avec 60 % des suffrages. Le Parti national de Frederik De Klerk s’affirmait comme la deuxième force du pays (20 %), ralliant non seulement la majorité des Blancs mais aussi celle des Indiens, des Métis et l’Inkatha, et gardait le contrôle du Natal, pays zoulou. Le 9 mai, les 400 députés du nouveau Parlement portèrent Nelson Mandela à la présidence de la République, Thabo Mbeki et Frederik De Klerk devenant vice-présidents. Parti national et Inkatha entrèrent dans un gouvernement de coalition. À l’issue des élections générales organisées en juin 1999, le Congrès national africain (ANC) recueillit plus de 66 % des suffrages exprimés, soit 266 des 400 sièges à l’Assemblée nationale, et le successeur désigné de Nelson Mandela, Thabo Mbeki, fut élu à la tête de l’État par le Parlement nouvellement constitué.

 

Le séjour était proposé par le GIPAA, organisé par Patrick ROUGIER ET LVJ AGENCE DE VOYAGES. Nous avons pris la direction de Roissy Charles de Gaulle en TGV depuis Montpellier en milieu de matinée, le rendez-vous à l’aéroport de Charles de Gaulle est fixé à 15 heures. Arrivés à l’aéroport Claudine, Céférino et Michel nous avons fait connaissance avec le groupe composé de 24 personnes un tiers de voyants, un tiers de malvoyants et un tiers de nonvoyants. Suite à un contre temps nous avons été acheminés à Zurich par la compagnie Air France afin d’être transférés à bord d’un Boeing 747 d’une contenance de plus de 500 personnes de la compagnie South Africa Air qui nous a conduit à Johannesburg. Nous avons fait la distance de 600 kilomètres entre Paris et Zurich en 1 heure, nous avons effectué un débarquement et un embarquement à l’aéroport de Zurich que nous avons quitté à 23 heures. A 8 heures 20 du matin nous avons atterri à Johannesburg situé à 8500 kilomètres de Zurich, nous avons survolé Milan, la botte italienne, Djerba, tripoli et tout le centre de l’Afrique. Une température de 16 degrés nous attendait à Johannesburg, il nous a fallu avancer nos montres d’une heure. Après toutes nos péripéties de vol aérien, nous avons manqué notre correspondance afin de continuer notre voyage sur le Cap. Nous avons pris le déjeuner à l’aéroport de Johannesburg que nous avons quitté à 15 heures. Nous avons emprunté un vol intérieur de la compagnie South Africa Air à bord d’un Boeing 727 qui nous a conduit au Cap. Nous avons parcouru les 1800 kilomètres qui séparent les deux villes en 2 heures, nous sommes à 10400 kilomètres de Paris. A l’aéroport du Cap nous avons été accueillis par Laurence notre guide et Mali notre chauffeur. Après avoir quitté l’aéroport et sa zone d’activités nous avons pris l’autoroute bordée de bidonvilles avec des constructions de fortune sans eau et électricité, les habitations sont séparées de l’autoroute par des barrières en bois afin que les personnes noires qui y logent évitent de se faire écraser. Ensuite nous avons aperçu des petites maisons modestes habitées par la population métisse, d’autres maisons à étages colorées entouré de verdure où nous pouvons apercevoir des chevaux. Tout cet urbanisme a pour toile de fond les massifs montagneux qui protège le Cap le massif du Diable, de la Table, du Lion et du signal. En bordure de l’autoroute nous avons pu voir 2 centrales thermiques dissimulées derrière une allée d’eucalyptus originaire d’Australie. A la limite d’un bidonville se trouve un magnifique golf avec une petite rivière qui le serpente, c’est un endroit très vert avec de jolies maisons habitées par la population blanche. Nous apercevons la montagne du diable dans la pénombre car le soleil commence à se cacher, la montagne est plantée de pins parasols provenant de France, nous distinguons la verdure de l’herbe, la couleur formée par les fleurs, toute la montagne est une réserve d’animaux on y trouve des hnous, des antilopes, des impalas et des zèbres. Nous passons devant le plus grand hôpital de la province Ouest du Cap, très célèbres depuis 1967 grâce  à la transplantation du cœur du professeur Christian Barnard qui est décédé en début de cette année. Nous descendons l’autoroute, nous apercevons la mer, ses aménagements portuaires c’est le troisième port d’Afrique du sud en terme de tonnage. Le port du Cap est spécialisé dans la réparation de plate forme pétrolière, nous sommes sur la côte Ouest une immense baie sur l’océan atlantique, influencée par un courant froid qui vient directement de l’antarctique. Nous sommes arrivés à notre hôtel Holiday in à 18 heures 30, nous avons pris le dîner à l’hôtel puis nous avons pris un repos bien mérité dans nos chambres. L’hôtel se trouve dans un quartier résidentiel habité par la population métisse et musulmane, domine le port et la ville du Cap, derrière l’hôtel se détache la montagne du diable, les abords sont très fleuris, dans le parc se trouve une piscine.

 

 

« 3 » Le troisième jour nous effectuons le tour de la péninsule du cap en longeant la côte Ouest où en bord d’océan se trouve tous les quartiers résidentiels de la ville du Cap.

 

Présentation du Cap :

en anglais Cape Town , en afrikaans Kaapstad

Troisième ville d’Afrique du Sud, Le Cap a été fondée en 1652 par la Compagnie hollandaise des Indes orientales au pied de la montagne de la Table massif gréseux dominant l’océan Atlantique de 1 067 m. Située

à 33° 55′ de latitude sud, la ville bénéficie d’un agréable climat Méditerranéen. Peuplée de vagues successives de colons européens, Le Cap garde de son histoire une structure démographique spécifique: dans une agglomération qui comporte 2,3 millions d’habitants [1995], les Métis

forment le groupe majoritaire (48 %), les Blancs (20 %) constituent une

communauté importante mais sont aujourd’hui devancés par les Noirs (31 %),

tandis que les Indiens ne représentent guère que 1 % de la population.

Siège du Parlement sud-africain, Le Cap possède une solide base économique

fondée sur l’industrie manufacturière (premier employeur avec notamment le

textile et l’agroalimentaire), et un trafic portuaire de 5,4 millions de

tonnes par an [1996]. Les services et le tourisme se développent de plus

en plus, favorisés par les vignobles de l’arrière-pays, les paysages, les

plages et l’aménagement récent des anciens docks en espaces de loisirs

(Victoria and Alfred Waterfront). De la ville du XIXe siècle, il reste

quelques rues étroites et de beaux édifices «créoles» noyés dans un centre

d’affaires moderne. Certains de ces quartiers historiques sont aujourd’hui

l’objet d’un mouvement de «gentrification», toutefois, les principales

aires résidentielles blanches s’étalent sur les basses pentes de la

montagne de la Table, où est également localisée l’université du Cap. Les

Métis sont en majorité regroupés au sud-est de l’agglomération, dans une

vaste plaine (Cape Flats), tandis que les Noirs occupent, plus à l’est,

les lointaines étendues sableuses et venteuses de l’immense township de

Khayelitsha. Le taux de chômage (30 % au milieu des années 1990),

l’intégration urbaine des quartiers éloignés, la construction de logements

pour les occupants des camps de squatters (plus du tiers des ménages

urbains) sont des défis importants pour les nouvelles autorités locales

multiraciales.

 

Le bâtiment le plus important par sa taille est l’hôtel de ville du Cap, les avenues sont bordées d’eucalyptus, de palmiers comme nous sommes dimanche le centre ville est désert car il est constitué de bureaux, Les gens travaillent au centre ville mais vivent en périphérie. A l’Est nous apercevons la montagne de la Table recouverte d’une nappe de nuages et à l’ouest le port du Cap qui est un port artificiel comme tous les ports d’Afrique du Sud à part celui de Saltana qui se trouve à 100 kilomètres sur cette côte. C’est un port où transitent un grand nombre de containers, c’est un port important pour l’activité de la pêche car 90% de poissons péchés en Afrique du sud proviennent de la province Ouest du Cap. La pêche est l’affaire de grandes compagnies maritimes ainsi que de petites compagnies de pêcheurs de communautés portugaises. Le port du Cap accueille aussi des bateaux de croisières comme le Queens Elisabeth ou l’Aurore qui font le tour du monde. Le port du Cap est également l’escale de bateaux militaires, plusieurs bateaux militaires Français y ont fait escale le Germinal, le Surcouf et le Foch pour ne citer que les derniers. Nous passons devant l’hôtel Holiday In le plus grand hôtel d’Afrique du sud en ce qui concerne le nombre de chambres

Soit 526 et le Cullinam dont le nom est celui du plus gros diamant découvert en Afrique du sud. Toujours à l’Est nous pouvons découvrir la montagne du signal et au pied de celle-ci de petites maisons d’architecture victorienne en briques ainsi que de petits appartements que l’on appelle des lofts. La ville du Cap est en train de se développer et de construire, de s’agrandir, de s’aménager autour de son centre ville. Nous passons en front de mer où sont construits de nombreux hôtels, nous pouvons voir un aquarium qui possède plus de 5000 espèces. Une grande avenue bordée d’eucalyptus est très large, elle nous rappelle qu’un tramway à l’époque existait dans ce quartier, à la fin du XIX.me siècle à l’arrivée des bus le tramway a fermé ses portes. Les eucalyptus avaient été plantés afin de protéger les voyageurs des étincelles. Nous passons devant un immense stade où durant le dimanche un grand marché africain et à la brocante s’y déroule. Ce stade est aussi le lieu où se font des concerts dont celui de Mickael Jacson qui est un grand ami de Nelson Mandela. Nous continuons notre route où sont construits de petits immeubles et maisons adossés à la montagne. Aujourd’hui les montagnes sont protégées, il est interdit de construire à partir d’une certaine altitude, derrière les constructions nous pouvons admirer la végétation. Nous nous engageons sur une superbe promenade qui rappelle la promenade des Anglais à Nice ou la Croisette à Cannes avec des immeubles de grand standing et en bordure d’océan une grande promenade de plusieurs kilomètres de long où les gens viennent pour y marcher, courir et se promener. Il n’y a pas de plage car la côte est très rocheuse, entre la promenade et la chaussée d’immenses pelouses aménagées de jeux d’enfants sont très fréquentées. Les immeubles datent des années 1970 et 1980, ils sont de toutes les couleurs au milieu de beaucoup de végétation. C’est dans ce quartier que se trouve la plus grande densité de population de la ville du Cap plutôt pavillonnaire alors que ce quartier recense de nombreux immeubles de 8 à 10 étages de grand confort. La végétation est constituée de d’arbres appelés mal du singe car le singe a beaucoup de mal pour y grimper, des arbres de Noël qui proviennent de Nouvelle Zélande. La côte est très découpée d’une roche très noire, nous passons devant une piscine municipale en bord de mer, beaucoup de piscines municipales ont fermé car elles coûtaient trop cher à entretenir pour la municipalité. Cette piscine est restée ouverte car elle se trouve dans un quartier résidentiel de la population blanche, pendant la période de l’ancien régime de l’APartheid de nombreuses piscines, lieux publics, restaurants, cinémas, bancs publics etc était indiqué sur des panneaux « seulement pour les blancs interdit aux noirs « . Si un noir au temps de l’Apartheid avait mis un pied dans la piscine il aurait été jeté en prison. Aujourd’hui depuis 1994 nous vivons en démocratie, chacun a le droit de vote, nous pouvons vivre ensemble mais malheureusement actuellement les gens vivent encore séparément. Les mentalités changent petit à petit mais ça sera surtout l’héritage de nos enfants et de nos petits enfants qui feront la nouvelle Afrique du sud. De nombreuses tensions existent et persistent encore entre les gens de différentes couleurs. De toute façon financièrement tous les quartiers ne sont pas accessibles aux noirs, Vu le prix des appartements. Toujours à l’est nous apercevons la montagne de la Tête de Lion en forme de glace qui culmine à 669 mètres d’altitude, sa formation est faite de granit et de gré, de nombreux rochers jonchent cette montagne où aucune végétation n’est présente, au pied de la montagne sont construites de jolies villas. Nous sommes dans un nouveau quartier toujours avec des immeubles de haut standing, de jolies villas fleuris d’hibiscus, de frangipaniers, des arbres à goupillon ou à rince bouteilles. La plupart des constructions sont blanches ou de couleurs très claires afin de refléter la lumière. Les toits sont en ardoise ou en tôle ondulée que l’on peint en rose, turquoise, vert ou bleu. Les routes sont très larges bordées de trottoirs d’une propreté exemplaire. Nous avons toujours la mer à notre droite qui est de couleur grise, quelques rochers émergent de l’eau. Nous arrivons dans le quartier de Cliftown où nous découvrons 4 plages de sable fin, c’est le quartier le plus cher au niveau de l’immobilier. Ce quartier est essentiellement habité par des blancs du Cap, de Johannesburg et même d’une forte immigration étrangère car avec la dévaluation du Rand beaucoup d’Européens viennent investir en Afrique du sud en achetant des résidences secondaires. Le quartier de Cliftown est dominé par une chaîne de montagnes qui fait partie de la montagne de la Table que l’on appelle la montagne des 12 apôtres. Les Hollandais qui sont arrivés ici au XVII.me siècles avaient appelé cette montagne (la montagne à pignons) mais un soir après une beuverie un gouverneur anglais avait dit qu’il pouvait voir le visage des apôtres dans cette montagne. Depuis cette chaîne de montagne s’appelle la montagne des 12 apôtres. Les maisons du quartier de Cliftown donnent sur la mer où des rochers sont ornés de tâches blanches, c’est le refuge des cormorans noirs du Cap qui ont la gorge blanche. Les cormorans ont la particularité de se sécher les ailes au soleil sur les rochers, ils n’ont pas d’huile sur leurs plumes ce qui leur permet de plonger plus profondément afin de pêcher beaucoup de poissons. Le cormoran mange par jour son poids de poissons, comme en France malgré la plainte des pêcheurs il est sauvegardé en Afrique du sud. A cet endroit les plages sont magnifiques avec une avancée sur la mer faite avec des rochers ronds

En granit, des maisons sont construites à l’intérieur des rochers ronds arborés de palmiers. Ces maisons ont été construites au XIX.me siècle pour une centaine de Livres et actuellement elles valent plusieurs millions de Rand. Toute la région du Cap bénéficie d’un climat Méditerranéen, c’est la seule province d’Afrique du sud qui bénéficie de ce climat sur les 9 provinces sud Africaines. Les étés sont beaucoup plus longs que dans le midi de la France, les saisons d’automne et d’hiver sont d’autant plus courtes. Ensuite dans le quartier de Camps bay nous avons aperçu des studios de cinéma et du magazine publicitaire qui ramènent des millions de rands à la province ouest du Cap. La marée qui prévaut sur toutes les côtes sud Africaines est de 2 mètres d’amplitude, l’été quand la température sur la plage est de 35 degrés l’eau de l’océan n’atteint que 18 degrés à cause du courant qui provient de l’antarctique nommé le Binguela.

Pour se baigner en mer il faut se munir de combinaison mais il est bien connu que toutes les maisons capetonienne possèdent leurs piscines. La plage est réservée à la détente et au pique-nique entre amis, l’alcool est formellement défendu en ce lieu de détente. L’été on peut admirer le coucher du soleil depuis la plage, l’été le soleil se couche à 20 heures 30. Nous continuons à longer la mer avec ses rouleaux de vagues où les surfeurs s’adonnent à leur sport favori. La plage est de sable blanc qui résulte des coquillages qui ont été pilés avec le temps et l’érosion. Entre la route et la plage il y a toujours une bande de gazon arboré de différentes essences d’arbres. Nous arrivons ensuite sur le coin branché du Cap où toute la jeunesse dorée vient se divertir, c’est le paradis des restaurants et des hôtels, Nous avons toujours sur notre gauche la montagne des 12 apôtres et dès la fin du quartier de Camps Bay les constructions se terminent  ce qui rend à la montagne son état naturel. La mer est recouverte d’algues qui sont coupés par des compagnies afin d’être envoyées en Asie. Ces algues sont transformées en produits fertilisants, en engrais et en produits de beauté. La mer étant froide on ne pêche pas de poissons colorés comme dans les mers chaudes mais des calamars, des langoustes, des sardines, des anchois, du thon, du snouc sorte de barracuda.

A cette époque c’est aussi la fin de la saison des baleines qui viennent se reproduire aux larges des côtes sud Africaines qui sont plus chaudes que celles de l’Antarctique.

Beaucoup de dauphins viennent également s’ébattre en bordure de la plage en exécutant leur ballet nautique. La montagne des 12 apôtres est recouverte d’acacias, de pélargoniums

Ancêtres du géranium, la roche est sédimentaire formée de grés, la plage a fait place à de nombreux rochers noirs et rouges sur lesquels les vagues viennent se jeter dessus. Les promoteurs immobiliers auraient bien voulu continuer à construire sur la montagne mais les amoureux de la nature et la communauté musulmane du Cap se sont opposés à leur désir. Tous les week end beaucoup de musulmans viennent se recueillir sur la tombe de leurs aïeuls qui du XVII.me siècle au XIX.me siècle étaient enterrés sur cette montagne. La montagne regorge aussi de genets, de plantes grasses, d’asters, des lamassiers qui poussent au milieu d’immenses rochers de granit. Sur la montagne une seule construction est présente, il s’agit d’une ancienne ferme transformée en hôtel. Dans la mer qui est à marée haute nous apercevons quelques épaves, cette côte a été visitée depuis le XVII.me siècle et transformée en station de ravitaillement. Les navires de la compagnie des Indes qui partaient de Hollande jusqu’aux Indes pour aller y chercher les épices et la soie

Faisaient escale au Cap situé à mi-chemin afin de se ravitailler en vivres. Comme le vent souffle très fort en hiver tel notre mistral avec des vitesses de plus de 100 kilomètres heure, de nombreux bateaux pris dans les intempéries ont fait naufrage à cet endroit. En 1998 on a trouvé une épave qui contenait de la vieille vaisselle de la compagnie des Indes qui a été exposée dans un musée parisien. De nombreux cyclistes empruntent la route du bord de mer, fin mars est organisé la course cycliste qui fait le tour de la péninsule qui mesure 105 kilomètres et qui voit la participation de plus de 30000 concurrents. Nous empruntons une corniche avec la mer en abrupte et la colline recouverte d’eucalyptus. Maintenant nous apercevons la montagne de la tête du lion, à son pied se trouve le quartier résidentiel de Landounow dont les villas sont construites dans la pente qui mène jusqu’à la plage qui est la seule réservée aux naturistes dans la péninsule. Nous gravissons un col depuis lequel nous pouvons admirer plusieurs montagnes qui culminent entre 300 et 1000 mètres d’altitude, en bateau nous allons contourner la montagne appelée la Sentinelle dont le sommet atteint 331 mètres. Le port de Houtbay (jolie baie boisée)nom donné par Jean Van Reibeeck en 1652, toute la vallée qui dévale jusqu’à l’océan était boisée de bois indigènes qui a été utilisé pour la construction des maisons et des bateaux. Aujourd’hui la forêt est plantée d’eucalyptus, de sapins et de chênes, toutes les maison du joli petit port sont de style bourgeois. Le port d’Houtbay a une grande tradition de pêche, la première conserverie de langouste à été l’idée d’un français Lucien Plessis. Arrivés sur le port nous avons parcouru le marché africain, puis nous avons embarqué à bord du bateau qui nous a conduit à l’île où se trouvent les phoques à fourrure du Cap, en chemin nous avons aperçu des baleines. Il existe 35 espèces de phoques dans le monde, celui du Cap est protégé à vrai dire c’est une otarie dont le mâle pèse 350 kilos et la femelle atteint 130 kilos. Sur l’île où ils s’abritent n’est pas un lieu de reproduction car les petits pourraient être emportés par les courants tourbillonnants, les phoques ne se nourrissent pas sur cette île en fait, ils vivent des graisses qu’ils ont emmagasinées. Le phoque a un très bon odorat ce qui lui permet de reconnaître sa progéniture, un phoque de 7 semaines sait déjà nager, à l’âge de 7 mois un phoque peut parcourir de grandes distances de la Namibie au Cap par exemple. Le phoque se nourrit de crustacés, de homards, de poissons, de calamars et d’anchois, son prédateur est le requin

Mais il est le prédateur du manchot. Il maintient une température constante de 38,5 degrés, il entend et voit très bien dans et hors de l’eau. Le bateau nous a permis d’approcher l’île afin de surprendre la population des phoques en pleine sieste au soleil matinal, de retour au port de plaisance nous avons surpris des pingouins en quête de nourriture. Nous sommes repartis en direction de l’intérieur de la montagne de Constancia très verte de champs, de sapins, de chênes et de sapins qui venaient au XVII.me siècle depuis l’Europe. Nous traversons la montagne de Constancia afin d’aller de l’autre côté de la péninsule, L’Afrique du sud possède plus de 3000 kilomètres de côtes situées sur l’océan atlantique et l’océan indien. La montagne de Constancia est célèbre pour ses élevages de chevaux de course, à l’entrée d’un village nous apercevons un complexe sportif avec son stade de football. Le foot-ball est le sport le plus populaire en Afrique du sud avec son équipe nationale les (Bafanas Bafanas) qui veut dire l’homme du peuple. Le foot-ball est pratiqué plus particulièrement par la population noire tandis que le rugby est l’affaire des blancs malgré la fin de l’Apartheid.A flanc de montagne nous pouvons apercevoir un township ou bidonville habité par une population noire. L’afrique du sud a plusieurs capitales Pretoria qui est la capitale administrative, Bloemfontein la capitale judiciaire,

Le Cap la capitale législative et Johannesburg la capitale économique, les parlementaires siègent 9 mois à prétoria et 3 mois au Cap. La nature de l’état est une république unitaire composée de 9 provinces dotée de gouvernement et de constitution. La nature de notre régime est mixte présidentielle, notre nouvelle constitution est entrée en vigueur depuis 1997 elle fait partie d’une des meilleure constitution au monde. L’Afrique du sud a 11 langues officielles dont 3 sont parlées au gouvernement l’Anglais, l’Afrikaans et le Cosa, la langue la plus parlé en Afrique du sud est le Zoulou. Les langues des affaires sont le Zoulou et l’anglais qui est parlé que par 8% de la population sud Africaine. La langue la plus parlé dans la région ouest du Cap est l’Afrikaans qui a été reconnue qu’en 1925 dont l’origine remonte aux colons hollandais qui ont associé aux colons européens Français et allemands aux langues des esclaves qui sont arrivés ici à partir de 1657. Tout le mélange de ces langues ont donné une langue nouvelle que l’on a appelé l’Afrikaans. La fleur de notre pays est la protéa royale, l’animal est une antilope appelée springbok et l’oiseau qui représente l’Afrique du sud est la grue bleue ou la grue royale. L’Afrique du sud est le pays le plus riche du continent africain mais se situe au 101.ème rang mondial, toutes ses villes sont organisées à la mode américaine et l’influence y est notoire mais rien de commun avec les Etats-Unis ainsi que tout autre pays d’Afrique, c’est une entité en soit qu’il faut voir et comprendre. Tout au long de la montée du col nous avons pu remarquer la présence de nombreux chênes dans la forêt qui a subi de grands incendies pendant l’été 2000. Ces chênes ont été plantés sous le troisième gouverneur du cap dont l’idée était de confectionner des tonneaux pour stocker le vin. Au vu du climat le chêne pousse trop vite et donne un bois poreux inutilisable pour la fabrication de tonneaux. La population noire est composée de plusieurs ethnies dont les plus importantes sont les Zoulous et les cosas dont font partie Messieurs Mandela et Mbeki. La population  métisse a été créée par les composants immigrants Européens et des esclaves, les Indiens et Chinois sont également présents surtout dans la région de Durban et les blancs divisés en 2 parties les Anglophones et ceux qui parlent afrikaans. Nous descendons le col de Constancia où règne la forêt mais aussi la vigne car cette vallée est viticole qui fournit depuis le XVIII.me siècle un vin de muscat appelé vin de Constance très apprécié. Malgré que nous soyons au mois de novembre toutes les vignes sont en fleurs car les saisons sont inversées, les vendanges s’effectuent du mois de janvier au mois de mars. De belles propriétés ornent la campagne avec de superbes demeures au toit de chaume entourées de petites maisons occupées par les familles des ouvriers agricoles. Le drapeau sud Africain est de différentes couleurs auxquels on a attribué des significations le blanc pour la population blanche, noire pour la population africaine, jaune qui représente les minerais l’or, verte pour les prairies, bleue pour les 2 océans et la couleur rouge qui représente le sang versé. En bas de la vallée nous pouvons admirer des hibiscus, du lierre au sol, des acacias, des chênes, des eucalyptus dorés qui ont la particularité de fleurir en novembre en donnant des fleurs rouges, roses, blancs et jaunes. Toute la montagne est plantée de forêt artificielle dont le bois est exploité pour en faire de la pâte à papier organisée autour de 5 consortiums qui emploient plus de 200.000 personnes. Le bois est aussi la première source d’énergie pour 12 millions de sud africains pour se chauffer, plus de 10 millions de mètres cubes chaque année sont exploités. 148

Bois sud africains sont utilisés qui produisent 90% des besoins du pays, l’Afrique du sud est en concurrence avec la Nouvelle Zélande, le Chili et l’Australie sur le marché du bois. Les forêts indigènes qui restent sont concentrées sur la province ouest du Cap sur la route des jardins elles sont sauvegardées. Nous sommes passés devant une prison très barricadée, nous pouvons également remarquer que toutes les maisons individuelles sont clôturées avec du barbelé et en plus des panneaux qui annoncent qu’elles sont munies d’alarmes

Ce qui dénature l’aspect champêtre. Nous ne sommes pas dans un quartier chaud mais toutes les maisons en Afrique du sud sont protégées car la violence et l’insécurité font partie de la vie de tous les jours même les fenêtres sont garanties avec des barreaux. Les sociétés de sécurité sont très développées en Afrique du sud car la police est en sous effectif, mal payé et mal entraînée.

Toutes les personnes qui travaillaient auparavant dans la police ou l’armée sous l’Apartheid ont démissionné, pour travailler dans les sociétés de sécurité où les salaires sont nettement supérieurs.

Nous traversons une zone de marais où le roseau est roi, de superbes pelouses s’étendent à perte de vue appelée coucouillou qui vient du Kenya qui est du chien dent. De nombreux golf sont installés dans cette région mais avec de véritable pelouse, le golf est le quatrième sport national derrière le foot-ball, le rugby et le cricket. Sous le régime de l’Apartheid toutes les compétitions internationales étaient interdites, la première compétition ouverte à l’Afrique du sud a été la coupe du monde de rugby qu’elle a organisée et brillamment remporté.

Nous longeons une grande lagune transformée en base nautique, nous sommes toujours en bordure de l’océan atlantique mais de l’autre côté de la péninsule où l’eau est beaucoup plus chaude grâce à l’influence d’un courant qui provient de l’océan indien. Le Cap de

Bonne-Espérance n’est pas le point le plus au sud du continent africain qui est le cap des aiguilles QUI EST LE véritable point de jonction entre les 2 océans. Nous arrivons sur la baie de Fos bay (mauvaise baie) qui procure plus de 35 kilomètres de plage, c’est le paradis des surfeurs et des baigneurs en prenant garde aux requins blancs qui s’approchent de plus en  plus de la plage. C’est dans cette baie en 1795 que pour la première fois une rude bataille a affronté les Afrikaners et les Britanniques, cette guerre a amené la première occupation britannique au Cap. Depuis le bord de l’océan nous apercevons une montagne derrière laquelle est situé le cap de Bonne-Espérance et sa réserve. Nous continuons à longer l’océan et une voient de chemin de fer qui est exploitée par une société nationale, le réseau ferroviaire sud Africain est le plus important d’Afrique. Une ligne va du Cap au Zimbabwe en passant par Pretoria, ce train appelé train bleu qui effectue ce trajet rappelle quelque peu l’orient express. Nous traversons plusieurs villages aux maisons multicolores avec des toitures en tôle ondulée peintes en vert, rouge, jaune et beaucoup d’autres teintes, de petits ports sont installés au centre des habitations, les rues sont très fleuries et arborées de toutes sortes d’arbres. Nous approchons de Fichook appelé régime sec car, ce village a été fondé en 1810 par un officier anglais qui en avait assez de ne pas voir arriver les marchandises en temps voulu car les convoyeurs des chariots toujours ivres arrivaient souvent quand le navire était reparti. Le gouverneur autorisa l’établissement du village et d’une église à condition qu’il n’y ait aucune maison de vins ou tavernes construites dans ce village afin d’enrayer la beuverie des fermiers chargés du ravitaillement des navires. Même aujourd’hui nous ne pouvons pas acheter d’alcool sur Fichook qui est toujours au régime sec, les restaurants ont leur licence depuis 1996 pour vendre de l’alcool. En Afrique du sud il y a des lois sur l’alcool très strictes, nous pouvons acheter de l’alcool que dans des endroits spécialisés. Après 8 ans de cohabitation entre les différentes populations on s’aperçoit que le mélange des couleurs commence à s’effectuer parmi la classe moyenne, mais il y a toujours des personnes qui font du mauvais esprit. Par contre dans la classe des pauvres où il y a de la rancune et beaucoup de rancœur c’est plus difficile car en 8 ans on ne peut pas effacer toutes les horreurs de l’Apartheid. Maintenant les propos racistes et la discrimination sont punis par les tribunaux, les gens ont aussi du mal à se mélanger à cause des moyens financiers. Pendant l’Apartheid l’éducation supérieure était réservée aux seuls blancs, un autre système éducatif était réservé aux métis et asiatiques par contre les noirs avaient droit à un enseignement inférieur. Aujourd’hui cette population est peu éduquée et qualifiée et qui n’ont pas accès aux emplois dont les salaires sont élevés. Les rapports dans la vie de tous les jours sont plutôt professionnels, en dehors du monde du travail il est très difficile de se fréquenter entre gens de différentes couleurs. Certaines personnes blanches ont des domestiques noires avec lesquelles tout se passe très bien au niveau relation mais la personne qui emploie la domestique noire ne pourrait pas aller lui rendre visite dans son bidonville sans qu’une émeute ne se passe. La séparation des races persiste encore. Malheureusement l’héritage de la politique de séparation, de ségrégation engendrée par l’Apartheid avec la mentalité qui découle de cette idéologie, l’espoir de l’Afrique du sud viendra de la jeunesse mais surtout pas des adultes qui ont vécu l’époque de l’Apartheid. Nous circulons toujours entre la mer et la voie de chemin de fer, nous pouvons admirer 2 bateaux à voile et un phare qui se tient sur un rocher dans l’eau, c’est un des plus vieux phares existants en Afrique du sud et le seul à être construit sur l’eau, il mesure 17 mètres de haut, il a été électrifié en 1992. Nous pouvons aussi apercevoir un reste d’épave d’un bateau qui a été soufflé lors de la première guerre mondiale. En bordure de la voie de chemin de fer nous longeons une raffinerie qui se trouve à proximité d’un cimetière qui n’est pas très bien entretenu. Même mort les hommes sont séparés, il existe des cimetières pour blancs, métis et noirs si un noir veut être enterré dans un cimetière blanc il devra débourser l’argent nécessaire ce qui sélectionne par le manque de moyens financiers. Nous passons devant des bâtiments militaires où sont stockées toutes sortes de matériels. L’Afrique du sud qui par les sanctions internationales a su s’équiper d’armement de toutes sortes qu’elle a fabriqué par ses propres moyens est la mieux équipée d’Afrique grâce à la compagnie d’état ARSCOR qui subvient à son armement de haute technologie.

Nous entrons dans la ville de Samaen Stones où est établie une base militaire utilisée à l’époque de la compagnie des Indes comme mouillage pendant la période d’hiver. Plu tard on y a construit un hôpital puis une jetée, les Anglais en avait fait une base navale, aujourd’hui c’est devenu la base navale Sud Africaine. L’architecture de cette ville est très Anglaise de style victorien, les maisons sont de couleurs. Nous passons devant la gare dont les trains relient la région à la ville du Cap en une heure 15 minutes. Nous apercevons un magnifique jardin orné d’eucalyptus, de palmiers, en face de ce jardin derrière un mur en briques rouges se trouve la maison de l’Amirauté. Cette maison aux façades blanches date de 1760 qui a été achetée par le gouvernement pour y loger les amiraux de la base en 1980. L’église a été transformée en musée maritime et de la base, beaucoup de barbelés ceinturent des bâtiments militaires en briques rouges. La rue principale regorge de boutiques installées dans de petites maisons Victoriennes, qui offrent pour la plupart des objets d’antiquité en cuivre. Les drapeaux Sud Africain et Anglais flottent devant les nombreux hôtels, cette avenue fait penser un peu à la Nouvelle Orléans.             Sur la place du village où se trouve un square nous pouvons remarquer la statue d’un chien qui est l’emblème de la ville. C’était un grand Danois qui s’appelait Nuisance, le seul chien enrôlé dans la marine Anglaise qui a fini première classe, son rôle était de ramener les marins ivres jusqu’à la base. Nuisance n’est pas morte d’une hépatite au foie mais comme il aimait sauter des camions en route un jour une chute lui a été fatale. Il est mort le 1.er avril 1944 des comtes pour enfants racontent la vie de ce marin canin. Nous nous dirigeons vers Boulder’s Beach, la plage qui concentre plus de 3000 manchots du Cap ou pingouins noir et blanc, toute cette colonie et le fruit d’un couple de manchots qui s’est établi sur ce lieu. Le cri du manchot ressemble un peu au brâme de l’âne, il pèse entre 2 et 4 kilogrammes et mesure près de 45 centimètres. Le manchot n’a rien à boir avec le pingouin empereur de la banquise qui peut atteindre 30 kilogrammes. Nous pouvons différencier le mâle de la femelle car celui-ci à un bec plus large et plus épais. Chaque femelle pond à la période de printemps et d’automne deux œoeufs , les manchots sont protégés comme sur cette plage sinon la colonie Sud Africaine qui comptait plus d’un million de manchots aurait été anéantie en 2050. Les prédateurs des manchots du Cap sont les phoques, les requins, les oiseaux, la réduction de leur nourriture à cause de la pêche industrielle, la pollution, les maladies virales et les ramasseurs d’oeufs qui les exportaient. Pour se nourrir les manchots pêchent en groupe, ils entourent les bancs de poissons et chacun leur tour ils pénètrent dans le banc de poissons pour aller sy nourrir. Le manchot nage à une vitesse de 7 kilomètres heure, plonge à 130 mètres pour pêcher et il peuve rester jusqu’à 2 minutes sous l’eau. L’empereur des banquises plonge à plus de 530 mètres pour aller chercher sa nourriture et peut rester sous l’eau pendant 18 minutes. Les petits manchots mesure 5 centimètres à la naissance, les cinq premiers jours ils auront les yeux fermés, ils sont de couleur grise couvert de plumes. A l’âge de trois mois ils deviennent gris clair, gris blanc et à l’âge d’un an ils perdent leurs plumes pour devenir noir et blanc. Un pingouin vit en moyenne près de vingt ans, nous avons pu les approcher de près mais il est interdit de les toucher et de les nourrir afin qu’ils gardent leur instinct de pêche. Après un bon bol d’air nous avons repris notre route en direction du restaurant qui se trouve sur cette immense plage de plus de 35 kilomètres de long. En Afrique du Sud il n’est pas rare d’apercevoir des panneaux sur les maisons à vendre conviant l’acheteur potentiel d’effectuer une visite collective du bien à vendre menée par un agent immobilier, ces visites ont surtout lieu le dimanche, cette méthode permet au vendeur de ne pas être déranger à tout instant. Les visites collectives des maisons sont annoncées dans les journaux le samedi avec la photo de la maison ainsi que l’heure de la visite et l’adresse.

Après un bon repas nous sommes repartis en direction de la réserve nationale du cap de bonnt-Espérance,

Nous longeons toujours l’océan Atlantique qui représente le tiers des côtes Sud Africaines, la pêche est très développée dans cette région. L’agriculture bénéficie du climat méditerranéen ce qui procure à la province du Cap Ouest de bonnes ressources financières. Le tourisme a une place importante dans la province, la ville du Cap fait partie des cinquante plus belles villes au monde, elle reçoit chaque année plusieurs millions de visiteurs qui créent beaucoup d’emplois car en Afrique du Sud 12 touristes induisent un emploi. Le Cap est aussi la capitale de la mode et du film publicitaire, la forêt et la sylvicultures qui compte plus de 3600 hectares de forêts plantées, la province compte aussi 74 parcs naturels qui couvrent 750000 hectares. Aux larges des côtes on exploite du gaz naturel, 2 centrales thermiques procurent de l’électricité, la seule centrale nucléaire d’Afrique du Sud est située au Cap qui produit 3% de la consommation électrique de l’Afrique du Sud. L’élevage bovin, ovin et du poulet sont très développés dans la province Ainsi que la culture maraîchère et fruitière sans oublier la viticulture. Par contre le sous-sol de la province du Cap Ouest n’est pas riches, toute l’activité minière est concentrée dans le nord du pays près de Johannesburg. Nous arrivons à la Réserve nationale du cap de Bonne-Espérance qui est un royaume floral unique en son genre, certaines sortes de plantes ne poussent nul part ailleurs au monde que sur la province Ouest du Cap. Cette réserve nous rappelle par son paysage à la terre des Landes ou au maquis corse avec de petits buissons de différentes couleurs des grands massifs de protéas jaune, du blanc et beaucoup de vert. Cette réserve a été établie en 1938 à la pointe la plus au Sud-Ouests du continent Africain qui a une superficie de 7750 hectares. La réserve comprend 40 kilomètres de côte

Particulièrement rocheuse mais nous pouvons y trouver quelques jolies plages de sable fin. Nous pouvons y admirer plus de 1800 espèces de plantes

La plupart endémique à la région du Cap, plus de 50 espèces de mammifères, 40 espèces de reptiles et d’amphibiens et 250 espèces d’oiseaux comme le cormoran, l’oie Egyptienne, le héron cendré, l’ibis sacré. La réserve a son apogée quand les protéas sont en fleurs dont la couleur dominante est le jaune, sans oublier le blanc et l’orange. La végétation du Cap Fimbos qui veut dire « la feuille du Cap épaisse », en effet au monde dans le domaine des fleurs, il existe 6 royaumes floraux dont le plus grand est le royaume Boréal qui recouvre 40% de la surface de notre planète et le plus petit est celui du cap de Bonne-Espérance qui recouvre 0,004% de la surface de la terre. Si c’est le plus petit en surface, il est sûrement le plus grand par rapport aux différents nombres de ses espèces puisque nous avons plus de 8500 différentes espèces de plantes. Si cette région recense autant d’espèces de plantes c’est grâce à la couverture de glace dont elle a été recouverte voici 110 millions d’années et depuis sa déglaciation aucune période glacière a réapparu ce qui a permis aux plantes d’évoluer. Cette région a bénéficié également par rapport aux vastes plaines de l’hémisphère Nord de périodes géologiques favorables à l’habitat des plantes ainsi que le climat. La végétation du Cap Fimbos est composée de bruyère du Cap qui en est la plus grande des familles, la famille des protéas, la famille des roseaux, la famille des plantes médicinales et la famille des plantes à bulbes. La réserve est ouverte toute l’année dans laquelle nous pouvons nous promener en faisant tout de même attention au serpent du Cap appelé (cap cobra), qui vit dans cette réserve c’est le serpent le plus venimeux du monde. La réserve offre des randonnées, des lieux de pêche ainsi que des aires de pique-nique où il faudra faire garde aux babouins qui viennent voler dans nos paniers de provisions. Aucune construction n’est bâtie sur la réserve, la végétation est très basse au milieu de rocher de grés et de granit, sur la réserve sont situés deux phares, les habitations des employés qui travaillent à l’entretien de la réserve et quelques constructions afin de permettre aux touristes de s’approvisionner. L’hiver un fort vent souffle sur cette extrémité Sud-Ouest de l’Afrique ce qui explique une végétation très rare qui pousse sur un sol sablonneux très pauvre en éléments nutritifs. La végétation du cap Fimbos à la particularité de se reproduire tous les 5 ans, si nous mettons une graine sur le sol il nous faudra 5 ans avant d’avoir la première fleur. Si les oiseaux marins sont nombreux à cet endroit, nous y trouvons aussi des colibris du Cap. Au milieu de la réserve nous apercevons des bancs de sable amenés par le vent sur lesquels nous pouvons voir des antilopes ou des singes appelés babouins qui ont la taille d’un enfant de 3 ans et de couleur noire. Le sol est jonché de griffes de sorcière ou de belle-mère qui sont parsemées de protéas royales en fleurs qui ressemblent à celles de l’artichauts de couleurs rose et blanche. Deux croix sont érigées sur la réserve aux deux navigateurs portugais qui ont découvert l’Afrique du Sud Bartelemeu Dias en 1488, Vasco de Gama qui a découvert la route des Indes en contournant l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Nous nous dirigeons vers le cap de Bonne-Espérance et son phare situé à 249 mètres du niveau de l’océan, il a été construit avec des matériaux provenant de l’Angleterre arrivés à la base navale de Samean Stones les matériaux étaient acheminés par chariots jusqu’à la pointe du cap. Le phare a été inauguré en 1860 son premier gardien a été Monsieur Cohé qui y resta jusqu’en 1919, le phare mesure 9 mètres de haut. On s’est aperçu très vite que le phare était placé trop haut et souvent recouvert de brume, En 1872 les autorités ont décidé de construire un nouveau phare situé à 87 mètres au-dessus du niveau de l’océan. Cette décision devenait obligation au premier naufrage qui aurait lieu au Cap de bOnne-Espérance, celui-ci est survenu le 18 avril 1911, un navire portugais avec 774 personnes s’échoua au pied du phare. L’équipage eut le temps de mettre les embarcations de sauvetage à la mer Ce qui limita les dégâts et seulement 4 personnes périr noyées. La décision a donc été prise de construire le nouveau phare qui fut électrifié en 1936, aujourd’hui il fait partie d’un des phares les plus puissants des côtes Sud Africaines dont la portée est de 63 kilomètres et donne 3 flash toutes les 30 secondes. Nous sommes montés au phare de la pointe du cap à bord d’un funiculaire puis nous avons gravi les derniers mètres à pied, du haut du phare nous avons pu scruter la côte Est et la côte Ouest de la péninsule du Cap. Nous sommes redescendus du phare au parking du bus en courant sous une pluie battante. Un circuit de randonnée permet de se rendre de la pointe du cap au cap de Bonne-espérance endroit le plus au sud-Ouest de l’Afrique, nous avons fait le trajet à bord de notre bus. Bartelomeu Dias en 1488 avait passé le cap de Bonne-Espérance sans s’en apercevoir et il débarqua 400 kilomètres plus loin à Port-Elisabeth situé sur l’océan Indien, c’est au retour qu’il a fait escale au Cap et découvert cet endroit. Bartolemeu Dias donna le nom de cap des Tempêtes ou des Orages à cet endroit mythique, c’est jean II roi du Portugal qui donna son nom actuel au cap de Bonne-Espérance. C’est sous un ciel gris et menaçant avec un océan assez calme que nous avons vu et foulé le cap de Bonne-Espérance qui est en forme de demi-lune avec une végétation très courte, quelques rochers, nous sommes accueillis par des mouettes et des cormorans.

Nous pouvons nous imaginer que depuis ce point stratégique à 10 heures se trouve l’Australie, à 14 heures l’Argentine et à midi le pôle Sud. Pendant une accalmie de la pluie nous avons posé derrière le panneau qui indique la position du Cap pour y prendre une photo. Sous une pluie battante nous avons pris le chemin du retour pendant lequel Laurence a continué à nous raconter l’Afrique du Sud. Avant les colons Européens et bien avant les Cosas, les Zoulous toutes ces tribus Africaines que nous connaissons aujourd’hui,  cette partie du monde était déjà habitée par les Bushmems ou hommes de la brousse. Les bushmems est la peuplade la plus ancienne d’Afrique du Sud. Les Européens sont arrivés en Afrique du Sud par la mer alors que les tribus noires y sont parvenues par l’intérieur du continent Africain. Les Bushmems vivaient de chasse, de cueillettes et d’autres denrées nécessaires au maintien de la vie en sorte qu’ils étaient entièrement tributaires de leur environnement. Nous ne savons pas depuis combien les bushmemms sont établis en Afrique du Sud mais des ossements humains qui remontent à plus de 10000 ans avant notre ère prouve qu’ils étaient déjà présents dans cette région. Les Bushimems génétiquement sont apparentés aux nègres d’Afrique mais l’ascendance remonte loin et ne ressemble guère de nos jours à la plupart des autres peuplades Africaines. Pour les Bushmems la danse n’était pas seulement une récréation, elle était souvent inspirée d’une vie spirituelle, la croyance en des esprits est commune à tous les Bushimems animaux et éléments célestes  ainsi que phénomènes tel que la pluie étaient personnifiés en tant que surnaturels. Les régions de l’Afrique Australe et du plateau intérieur du pays contiennent aujourd’hui les plus riches collections au monde d’art rupestre. Les gravures étant faites sur des roches de dolorithe, les peintures se présentent sur des parois de grés, de granit ou de calcaire d’abris rocheux. Il est très difficile de déterminer la date de ces peintures mais parfois on estime que certaines remontent à plus de 10 milliers d’années. Les sujets les plus répétés sont les animaux les éléphants, les girafes, les antilopes et les dessins géométriques, les silhouettes humaines étant rares, les couleurs employées sont des substances de différents pigments terrestres. Quand les Bushmems ont vu les premiers colons arrivés qui étaient de passage, ils étaient assez contents

De voir des petits blancs avec lesquels ils faisaient des échanges. On échangeait de la viande contre de la poterie, du cuivre, du verre du tabac et de l’alcool mais malheureusement au XVII.Me siècle les Portugais ont décidé de venir s’installer définitivement sur le Cap, ils ont commencé à prendre les meilleurs pâturages des bushmems. Les autochtones ont commencé à se rebeller mais ils n’avaient que leurs flèches empoisonnées

Alors qu l’homme blanc avait le bâton magique le fusil. L’homme blanc à commencer à mettre les noirs en esclavage ou de les tuer, au XVIII.me siècle les épidémies sont arrivées par bateaux et 90% des Bushmems ont été décimés, la population des bushmems avait décidé de partir à l’intérieur des terres beaucoup moins hospitalières sur lesquelles ils retrouvèrent les Cosas et de nouveaux conflits eurent lieu toujours à propos de pâturages afin de nourrir le bétail. Les Bushmems n’ont jamais pu s’adapter à la société d’aujourd’hui cette peuplade allait complètement disparaître, on les a tout d’abord mis dans des réserves puis ils sont partis vers les bidonvilles où l’alcoolisme commençait à les prendre. En 1996 le gouvernement afin de sauvegarder cette population a décider de leur donner des terres dans le désert du Kalahari et dans le désert de Namibie. Aujourd’hui on peut encore dénombrer plusieurs milliers de bushmems qui vivent dans ces régions, la France a rendu, il n’y a pas très longtemps les restes de la Vénus appelée la Vénus Ottento, cette jeune femme bushmem de 16 ans qui a été amenée au XIX.me siècle en Europe. On lui avait promis de faire fortune grâce à ses formes très exagérées sa grosse poitrine et son gros derrière, pendant six ans elle a été exposée dans tous les cirques au monde, elle a fini dans la pauvreté, la misère et la prostitution. Une fois morte on a mis ses restes dans du formol afin qu’ils soient exposés dans tous les musées du monde et notamment au musée de l’homme à paris. Le gouvernement Sud Africain a réussi à récupérer les restes de cette pauvre jeune femme et voici deux mois elle repose dans une tombe dans la province Est du Cap. Voici donc l’histoire de la plus ancienne peuplade d’Afrique du Sud que l’on a appelée les bushmems, les sanes, les koykoys, les ottentos et les Cosas ou ces hommes et femmes vivaient en êtres pacifiques en Afrique du sud avant que l’homme blanc et que l’homme noir arrivent. Le plus gros problème des Bushmems dans le désert c’est l’eau car le gibier est présent dans ces zones, les gouvernements sont obligés de les approvisionner en eau et la vie est beaucoup plus difficile que lorsqu’ils habitent près des côtes. Nous ressortons de la réserve où nous apercevons un élevage d’autruches, nous passons devant un marché Africain qui propose des statues d’animaux de 2 mètres de haut en bois ou de pierre de savon, nous pouvons voir des femmes Africaines qui portent des charges sur leurs têtes. Nous traversons le village de Scaboroow dont le nom a été donné par son premier propriétaire qui était Anglais de la ville de Scaboroow en angleterre, aujourd’hui ce village est résidentiel de maisons secondaires où de vacances, tous les matériaux sont utilisés pour la construction des habitations qui en fait le charme. Certaines maisons sont en pierre avec un toit en chaume ce qui fait penser à un moulin, tout ce village est en bord d’océan. Nous longeons toujours la mer avec d’immenses plages de sable blanc très fin et des dunes, la végétation est de tons verts, jaune et rose et du brun des troncs calcinés lors des derniers incendies. Nous commençons à apercevoir la montagne de la sentinelle qui se trouve près du petit port de Hout Bay que nous avons visité ce matin. Nous circulons au milieu de petits immeubles construits sous l’Apartheid afin de loger la population noire qui travaillait à la ville, ces habitations sont pleines de couleurs avec l’école en briques rouges. Il faut signaler que tous les bâtiments publics ou administratifs sont construits en briques rouges. La pluie est toujours aussi forte et devant notre bus, la voiture qui nous précédait est entrée en collision avec un eucalyptus qui vient d’être arraché par la force du vent, heureusement il n’y a que des dégâts matériels. Nous avons contourné la voiture accidentée et l’arbre afin de continuer notre tour de péninsule où les arbres plient sous les bourrasques du vent. Nous passons dans une zone industrielle où tous les bâtiments sont barricadés avec des barbelés contre l’insécurité et le vol. Nous apercevons dans des pâtures des vaches, des ânes apportés par les Hollandais pour travailler la terre, nous passons devant un grand mur qui renferme des animaux de la vie sauvage. En se rapprochant de l’agglomération du Cap nous commençons à découvrir les bidonvilles où vivent les pauvres noirs Sud Africains. Après le franchissement d’un col nous traversons une réserve Fimbos de 330 hectares, aux abords de celle-ci des locaux proposent des roseaux et des morceaux de bois que l’on emploie pour la construction des maisons, pour clôturer les animaux, le bois pour faire le feu de cheminée ou le brail (barbecue). Nous arrivons ensuite sur la ville du Cap terme de notre circuit du tour de la péninsule où nous pouvons admirer des genres de petits glaïeuls, sur notre droite nous avons la montagne avec d’énormes arbres qui font penser à des mimosas que l’on appelle des Ports jaksons, ce sont des arbres qui demandent beaucoup d’eau et qui posent beaucoup de problèmes à la nappe phréatique ce qui fait qu’à certains endroits on les abat. Nous repassons au pied de la montagne du diable quartier résidentiel où Monseigneur Desmond Tutu possède une de ses résidence et c’est le quartier des ambassades. En Afrique du Sud il y a 22 confessions d’obédiences différentes dont la religion la plus pratiquée est la religion catholique dont 10% de la population Africaine, puis la religion anglicane beaucoup pratiquée par les Africains, la religion protestante surtout pratiquée par la population Métisse, l’église protestante réformée Hollandaise et la religion Musulmane. Nous sommes passés devant la résidence du Président Mbeki dans laquelle il séjourne quand il vient au Cap, nous passons ensuite devant l’université du Cap très belle réalisation de style Anglais qui a été fermé en 1959 au peuple de couleur et aux Africains. Les bâtiments de l’université sont recouverts de lierre, en toile de fond apparaît la  montagne du Diable et devant l’université un immense terrain de rugby. Toujours dans la périphérie du Cap nous passons devant un moulin construit non pas par un hollandais mais un Suédois, il a été restauré 3 fois, les ailes ont été offertes par le gouvernement des Pays-Bas. Avant de rejoindre le front de mer appelé Victoria Alfred Waterfront en l’honneur du fils de la reine victoria qui est arrivé au cap à l’âge de 16 ans en 1860, nous sommes passés à notre hôtel. Ce front de mer est constitué de hangars, des hôtels au bord d’une petite rivière, des bateaux sur le quai en attente d’être nettoyés, un pavillon BMW, de splendides appartements qui font partis de la marina du front de mer. Les anciens docks ont été transformés en centre commercial où plus de 80 boutiques, restaurants se sont établis, cette réalisation a été inspirée de celle de San Francisco et de Van couver. Ce quartier est sous la vigilance de société de gardiennage, de caméras afin de donner toute la sécurité à la population et aux visiteurs. Plusieurs millions de visiteurs viennent chaque année à Waterfront pour y faire leur shoping dans les boutiques les plus luxueuses de la province. Un bassin ayant le nom du fils de la reine Victoria est en attente de construction d’une nouvelle marina et d’un canal qui traversera une partie de la ville du Cap. En 2003 on sera capable de traverser cette ville en bateau, nous apercevons un bâtiment en briques rouges qui renferme un aquarium qui contient plus de 5000 espèces de poissons. Nous passons devant l’hôtel où bill Clipton a séjourné lors de sa visite en 1998 en Afrique du Sud. Nous apercevons une demeure aux murs blancs avec des tours qui est l’endroit où nous avons un collège et un hôtel mais qui était auparavant un endroit où on torturait les prisonniers, les esclaves avant de les envoyer sur l’île de Robben Island. Nous avons circulé dans Waterfront dans des rues piétonnes où les arbres illuminés de petites lanternes, Nous avons pris le dîner dans un restaurant belge où nous avons savouré une bonne soupe de poissons ainsi que de l’antilope springbox. Depuis la salle de restaurant nous pouvions apprécier le spectacle des phoques qui s’amusaient dans le bassin du port. Après une journée pluvieuse où la nourriture a été arrosée de Riesling Sud Africain et de bière nous avons rejoint notre hôtel où nous attendait un bon lit.

 

« 4 » le quatrième jour en route pour la vallée des vignobles Sud Africains, nous commencerons par la vallée de Parl, la vallée française puis la vallée de Stellenbosch.

Dans un quotidien de la province  ouest du Cap un article a pour titre « les médecins doivent décider quels bébés doivent mourir », à savoir que la province du Cap est la plus en pointe en ce qui concerne ses hôpitaux et les médecins qui y pratiquent les soins. L’unité des bébés de l’hôpital où le professeur Barnard a effectué la première transplantation cardiaque perd 2 à 3 bébés par semaine car des décisions difficiles sont à prendre. A cause de restriction budgétaire les médecins doivent sortir les bébés prématurés des couveuses et les laisser mourir est une chose qui arrive très fréquemment dans cette unité. Un manque de ressources et d’argent ont amené à cette situation doublée avec le fait que les équipements dans cette section ont plus de «30 ans d’âge et que les appareils déficients ou cassés ne sont pas réparés. Les soins sont déterminés par le budget et non par simple besoin, quelque fois les médecins sont obligés de mettre deux bébés dans la même couveuse et de choisir de sortir le bébé le moins lourd qui a le moins de chance de survie car cela revient trop cher. En un mois sur 483 bébés nés prématurés 33 pesaient moins de 1 kilogramme, si le taux de survie était de 98% pour les bébés de plus de 1 kilogramme il était de 38% pour les bébés de moins de 1 kilogramme. Les 33 bébés qui pèsent moins de 1 kilogramme reviennent 10 fois plus cher que le groupe des bébés plus lourd, ils prennent donc la plupart du budget et beaucoup de temps de la part du personnel. Sur les 2 dernières années le personnel a été réduit de 50%, une nouvelle manière  a été de faire assurer le rôle de couveuses aux mères qui vont agir en gardant leur bébé près de leur ventre pour leur assurer un maximum de chaleur, dite la méthode kangourou. Le plus dur pour le personnel c’est de prendre la décision avec les bébés de moins de 1 kilogramme qui ne seront pas mis en couveuse à moins d’extrêmes circonstances. Le budget est tellement restreint a dit le responsable de cette unité qu’il est beaucoup moins cher de laisser le bébé mourir que de le laisser vivre, cela est une manière inhumaine mais c’est hélas la réalité. Les enfants meurent d’une façon digne et humaine, les parents sont informés étape par étape par le personnel soignant, la chapelle de l’hôpital est ouverte 24 heures sur 24, cet hôpital est le seul en Afrique du sud qui effectue des transplantations cardiaques mais voit de l’autre côté des bébés mourir. Monsieur Mandela et Mbeki ont offert les soins gratuits aux enfants de moins de 6 ans, est-ce faux, pourtant seul le coût d’une  transplantation cardiaque ferait fonctionner la section des enfants prématurés pendant un mois. Alors quel est le bon choix offrir un nouveau cœur à une personne de 50 ans et plus ou laisser un bébé mourir. Cet article a bouleversé tout le monde, des compagnies privées se sont émues et elles ont donné de l’argent afin que l’hôpital achètent de nouvelles couveuses, on fait souvent appel à la générosité par les radios où dans les centres commerciaux pour acheter des appareils

de radiologie pour cet hôpital. Comme le gouvernement n’a pas assez d’argent ce sont des fonds privés qui viennent au secours des besoins pour les hôpitaux en plus il y a une pénurie d’infirmières qualifiées et de médecins qui quittent les hôpitaux publics pour aller dans les établissements privés. Beaucoup de personnel hospitalier est parti à l’étranger plus particulièrement en Nouvelle Zélande et en Australie où les conditions de travail et de salaires sont meilleurs. L’Afrique du sud aujourd’hui fait appel à des médecins étrangers dont la plupart viennent de Cuba pour aller exercer dans les zones rurales ce qui entraînent des problèmes de communication avec les malades. Les jeunes médecins qui sortent de l’université ont obligation d’exercer 2 ans dans le public avant de tenter leur aventure dans le privé, c’est le gouvernement qui décidera de l’affectation du nouveau médecin dont le plus souvent on l’envoie en zone rurale ou dans les quartiers difficiles. L’Afrique du Sud compte 217 hôpitaux privés et 433 hôpitaux publics, le gouvernement s’est engagé avec la nouvelle constitution de permettre à tout individu de pouvoir se soigner, c’est un défi important que l’on est entrain de relever avec toutes les difficultés budgétaires, de formation et de qualification que cela imposent. Le plus grand hôpital au monde est celui de Soweto qui contient plus de 3000 lits, c’est une ville dans la ville. Les pauvres qui vivent dans les bidonvilles ont droits aux soins dans les hôpitaux publics avec des heures d’attente pour être auscultés et parfois ils n’ont pas droit aux médicaments car ils ne sont plus disponibles. L’espérance de vie en Afrique du Sud est entrain de chuter elle est passée de 70 ans à 65 ans  tout cela à cause du fléau qu’est le SIDA. Chaque jour 1600 cas de SIDA sont déclarés en Afrique du Sud, dans la province Ouest du Cap il y a 48 nouveaux cas par jour, la région la plus affectée par le SIDA et la région de Durban. Aujourd’hui plus de 15% de la population Sud Africaine est infectée par le SIDA, le président Mbeki est très contesté à propos de ses positions sur la maladie, il a dit que le virus du HIV n’était pas la première cause  de mortalité en Afrique du Su et que le virus du HIV n’était pas lié avec la maladie du SISA. Mbeki a aussi dit qu’il valait mieux faire de la prévention que de soigner les personnes atteintes du SIDA, les médecins certifient que la prévention coûte plus cher que de donner un traitement. Si les femmes enceintes atteintes du SIDA pouvaient être autorisées à prendre un traitement, il y aurait 50% de chance de plus que l’enfant ne soit pas infecté par la maladie. Nelson Mandela a fortement contesté pour une fois le président Mbeki, il a tenté un procès contre le gouvernement qui malheureusement a été perdu. La ligue anti SIDA par contre à gagner son procès contre le laboratoire qui avait la patente pour les médicaments car le gouvernement les trouver trop chers mais le gouvernement a refusé d’acheter ces drogues car pour lui elles avaient des effets secondaires. Ce problème dure depuis 2 ans, finalement ce sont les provinces qui offrent aux hôpitaux publics les médicaments aux jeunes femmes enceintes infectées du SIDA. Il y a toute une éducation à faire afin de résoudre ce fléau, certaines croyances assurent qu’un homme atteint par le SIDA pour être guéri, il doit avoir une relation sexuelle avec une vierge ce qui favorise le viol de nombreuses jeunes et petites filles quand même ce ne sont pas des bébés. On attribue au gouvernement l’acte de génocide pour sa vision sur le SIDA afin d’éliminer les générations perdues  mais une autre question se pose en ce qui concerne l’impact sur l’économie. On estime que 27% des mineurs sont infectés par le SIDA et la compagnie Debers qui exploite les mines a décidé d’acheter les médicaments pour venir en aide à leurs employés, beaucoup de grandes compagnies ont d’ailleurs pris cette initiative. La plupart des gens qui vivent dans les bidonvilles votent pour l’ANC, ils n’ont pas de moyens de communiquer, de s’informer car ils n’ont peut-être pas la télévision ni les moyens d’acheter des journaux si même ils pouvaient la plupart ne savent pas lire. A l’époque de l’Apartheid les pauvres des bidonvilles étaient privés d’éducation et de scolarité

alors il y a un grand travail afin que les parents envoient leurs enfants à l’école. Le président Mbeki dont le père était prisonnier avec Nelson Mandela et ami intime a été éduqué à Oxford, il est beaucoup critiqué par les syndicats sur son train de vie sur l’achat d’un avion personnel dont l’argent aurait mieux servi à la construction de maisons décentes. Mbeki fait un peu ce qu’il veut car personne n’ose le contredire à part la responsable du parti Communiste Sud Africain Patricia Delisle qui est une femme formidable, malgré sa minorité elle arrive a dénoncé les scandales politiciens dont le dernier en date accuse directement Monsieur Mbeki dans un trafic d’armement avec des pays étrangers. Tout est étouffé car tous les gens du gouvernement sont des anciens prisonniers de l’Apartheid, des amis, des cousins et des copains qui font profiter leurs frères et sœurs plutôt que le peuple Sud Africain, c’est ce que l’on appelle la corruption. Nelson Mandela n’a jamais été un politicien ni un économiste, il était avocat mais après 27 années de prison loin du monde, il s’est retrouvé projeté sur la scène internationale, devenu président de la république il était un peu déconnecté de la vie active suite à sa détention. Il s’est retrouvé mal entouré au départ mais Nelson Mandela est un vrai démocrate et un homme très intelligent aimé par tout le monde en Afrique du Sud, il s’est aperçu que de l’argent passait où elle ne devait pas être. Suite au scandale de l’armement Monsieur Mbeki a réussi avec des règles de la constitution de dissoudre la commission des finances ce qui laisse ouverte la porte à tous les abus. Depuis le mois de juin 2001 le gouvernement donne des KVH d’électricité gratuits ainsi que des mètres cubes d’eau aux personnes qui vivent dans les bidonvilles, les lions club, EDF sans frontière et beaucoup d’autres associations font beaucoup d’actions afin de soulager la vie dans les bidonvilles. Des enfants meurent de faim en Afrique du Sud ils sont orphelins de père et de mère morts à cause du SIDa, ils sont livrés à eux-mêmes, ils vivent donc d’expédients et envahissent les centres villes où leur seul plaisir et de sniffer de la colle. Si c’est vrai que l’Apartheid était un régime horrible et inhumain, les populations noires grâce à leur lutte ont gagné leur liberté il faut que le gouvernement élu démocratiquement par tout le peuple Sud Africain se préoccupe de la misère des sans logis. Le Rand est sur dévalué par rapport aux autres monnaies à cause des agissements du gouvernement et des interventions de Monsieur Mbeki dont la dernière et le seul à dire que les dernières élections présidentielles au Zimbabwe avaient été justes et honnêtes. Le président Mbeki a été amené au pouvoir par Nelson Mandela et élu grâce à son parrainage, pour le moment personne d’autre n’a l’envergure ou la possibilité de prendre la responsabilité de l’ANC à part Mbeki qui est aussi confronté à des mouvements d’humeurs de la base de son électorat. En Afrique du Sud le parti majoritaire est l’AnC, les autres partis sont le parti démocratique Alliance, l’ancien parti de l’Apartheid a été reformé appelé nouveau Parti National qui s’est associé dans la province Ouest du Cap avec l’Anc, le parti communiste composé de noirs et de quelques blancs, le parti UDM parti Africain et le parti d’extrême droite l’ancien parti national appelé AWB qui représente moins de 1% des suffrages. L’approche du volet social et politique nous a permis de nous extraire de l’agglomération du Cap et nous a transportés au milieu de culture composée de vignes, d’acacias et de troène qui  protègent les champs cultivés. Au loin nous apercevons la chaîne de montagnes appelée (du Toit), derrière cette chaîne de montagnes est située une vaste vallée viticole où on récolte beaucoup de raisins de table. De nombreux élevages de poulets sont installés dans cette région, le poulet est la chaire première consommée en Afrique du Sud. Un français s’est lancé dans l’élevage d’ois afin de faire du foie gras et suite à un reportage à la télévision, la Spa s’est offusquée on l’a obligé à cesser son activité. La vallée regorge aussi d’agrumes des orangers, des citronniers y sont cultivés, entre les deux voies d’autoroute sont plantés des lauriers multicolores. Nous arrivons dans la vallée de Parl qui possède une végétation très riche, cette vallée est entourée de montagnes, les maisons sont blanches avec le toit en chaume. Sur le bord de la route des vendeurs proposent des fraises, des protéas et petits tonneaux que nous pouvons utiliser comme pots de fleurs. Cette vallée de Parl a été découverte par un Portugais qui s’appelait Antonio Gabema

ébloui par une montagne en forme de diamant qui surplombait la vallée, il la nomma Parl (perle). Cette vallée est très fertile, elle est traversée par une rivière appelée rivière de la Montagne Burg en Afrikaans. Cette vallée de Parl est la vallée la plus industrielle après la ville du Cap l’arboriculture, la viticulture sont importantes sans oublier la fabrication de meubles artisanaux, les briqueteries

et les conserveries de fruits et de légumes sont légions dans cette région. Le sol regorge de granit que l’on extrait pour la construction des maisons mais c’est aussi le berceau de la langue Afrikaans, Sur une colline on aperçoit une obélisque qui fait 57 mètres de haut ce monument s’appelle le Taal qui veut dire le langage en Afrikaans, c’est le seul monument au monde qui a été édifié en la mémoire d’un langage, il a été inauguré en 1973 en pleine politique de l’Apartheid. L’Afrikaans est parlé depuis 1876 mais il a été reconnu comme langue qu’en 1925, aujourd’hui ce langage fait partie des 11 langues officielles du pays. Nous roulons au milieu des vignes, des montagnes, la terre est jaune, nous apercevons des moutons mérinos et des caraculs, des autruches, des chèvres, des vaches et des chevaux sans oublier d’innombrables oiseaux. Le peuple Afrikaner est composé de Hollandais, d’Allemands et également de Français qui sont arrivés au XVII.me siècle, ce composant Européen c’est identifié plus tard comme peuple blanc Africain. Le peuple Afrikaner a surtout été créé par les Français plus que par les hollandais

qui étaient venus ici uniquement pour créer une station de ravitaillement et pouvaient avoir l’occasion de retourner chez eux au bout de cinq ans. Les Français qui étaient des Calvinistes  pourchassés par les persécutions religieuses étaient venus ici non pas par goût de l’aventure ni pour une vie au-delà des mers mais pour conserver à l’origine leur identité Française et surtout leur foi et ce sont eux qui auraient été les piliers de la nation Afrikaner. Nous arrivons dans la vallée Française appelée à l’origine la vallée des Eléphants, elle est entourée de montagnes, elle est composée de champs

avec des domaines agricoles, elle est dominée par une magnifique montagne appelée Semens Burg nommé en l’honneur du troisième gouverneur du Cap ou alors d’après le révérend Simon qui était le pasteur des Huguenots Français. Dès le début du XVI.me siècle les Calvinistes Français ont commencé à être persécutés, on leur demanda de se convertir à la religion catholique sinon il subissait des supplices le paroxysme fut atteint le 25 août 1572 avec la nuit de la Saint Barthélemy. Dès 1561 avec la venue de Louis XIV comme roi de France la vie des Calvinistes devenait de plus en plus difficile pour ceux qui renonçaient d’adjurer, près de 100000 personnes se réfugièrent en Hollande en laissant tous leurs biens derrière eux. En 1679 le gouverneur du Cap voulant lancer sa colonie du Cap fit appel à la compagnie des Indes Hollandaise de lui faire parvenir des Français qui avaient la connaissance de la vigne et de l’agriculture. En échange des terres qui leur seraient données, un voyage gratuit entre la Hollande et l’Afrique du Sud et un prêt d’outils ils pouvaient venir travailler sur leur nouvelle terre d’asile. 300 Français ont été conquis par cette proposition car le voyage était long et difficile, les maladies pouvaient faire des ravages

et les navires étaient souvent attaquer par les pirates des cultivateurs, des viticulteurs, des forgerons, des charpentiers et des médecins ont tenté l’aventure, ils ont énormément aidé à l’évolution de la colonie du Cap. Ces hommes et ces femmes ont fondé une communauté unie et soudée par toutes ces persécutions religieuses, les huguenots craignaient d’être séparés. Ils représentaient un cinquième de la colonie du Cap alors par peur du nombre on sépara les familles dans les différentes régions du Cap, on interdit les offices religieux en Français et même dans la vie courante seul les vieillards étaient autorisés à parler Français ce qui amena en 2 générations la disparition de la langue Française au profit du Hollandais qui allait plus tard devenir l’Afrikaans. Le mot huguenot provient de personne unie par le serment ou il pourrait venir des pièces où il y avait l’effigie de Calvin que l’on appelait les huguenots à l’époque de Hugues Capet ou tout simplement huguenot viendrait de Hugues prénom du président des huguenots de Genève. Beaucoup de noms ont la consonance Française dans cette région mais ils ne s’identifient plus du tout comme des français mais à la nation Afrikaner. Nous pouvons admirer entre 2 montagnes une cascade qui prouve que cette région est bien armée pour affronter l’été,

beaucoup d’eucalyptus ont été plantés ainsi que des acacias, des sapins, des chênes, des érables et des platanes qui forment des haies afin de préserver les vignes du vent. Nous passons au-dessus d’une rivière, cette vallée de Franschoek des Français ancienne vallée des éléphants où ils avaient élu domicile pour élever leurs petits dans la tranquillité malgré la rencontre de plus en plus fréquentes des premiers colons. Le développement de cette région fut assez lent due à la dense végétation qu’il a fallu nettoyer par la main de l’homme afin de pouvoir y planter des vignes et des vergers. Chaque ferme possédait son puits d’eau fraîche et son moulin afin de subvenir aux travaux domestiques et à leur autonomie à partir du XVIII.me siècle. La petite gare de Franschoek a pour permettre d’acheminer la marchandise pour ravitailler les navires qui arrivaient au Cap après avoir fait un long voyage. Cette ville est devenu municipalité en 1985,la première voiture fut acheté en 1910 et le téléphone quelques années plus tard. En s’approchant de la ville nous rencontrons bien sûr des vignes mais également des roseaux car la zone est marécageuse, sur la montagne est écrit avec des cailloux blancs le nom de la vallée. Nous pouvons voir des champs d’oliviers dont les olives sont utilisées pour faire de l’huile d’olives et de la tamponnade ou purée d’olives. Nous commençons à apercevoir des maisons de style cap dush avec leurs façades blanches, leurs frontons à volutes et leurs toits en chaume, dans la ville nous trouvons des restaurants, des magasins d’antiquité et des galerie d’art, la ville vit beaucoup autour de l’activité du tourisme. C’est la capitale de la bonne table et du bon vin, le 14 juillet nous avons les cocardes et les drapeaux bleu, blanc et rouge qui arborent les balcons. C’est une ville magnifique avec des arbres gigantesques où les jacarandas ne passent pas inaperçus. Le mémorial des Huguenots a été érigé pour le 250.me anniversaire de l’arrivée des Huguenots Français sur le sol Sud Africain, il est formé d’un soleil et d’une croix qui représente l’emblème de la foi de ces Huguenots avec 3 arches pour la trinité,

une femme qui tient dans sa main une bible et une chaîne brisée avec un manteau qui lui glisse le long des épaules qui représente la liberté des consciences, la liberté des religions persécutées, la femme regarde vers un globe avenir en se tenant sur un globe avec la carte de l’Afrique du Sud et un bateau qui a amené les premiers Français sur la pointe de l’Afrique Australe. Le savoir-faire et l’ardeur au travail est représentés par une gerbe de blé, une vigne et un rouet et devant la femme une main qui représente la sérénité de l’esprit. Arrivés au centre ville nous avons visité le musée des Huguenots qui retrace la longue histoire du Calvinisme en France 1525 la guerre des paysans, 1536 l’institution de la religion chrétienne par Calvin, 1559 le premier synode réformé en France, 1562 le massacre de Roissy et le début des guerres de religion, 1572 le massacre de la Saint Barthélemy, 1593 la conversion de Henri IV, 1598 l’édit de Nantes et 1610 l’assassinat de Henri IV, 1621 expédition de Louis XIII au Béarn, 1628 le siège de la Rochelle, 1629 l’édit de grâce d’Alès, 1652 la déclaration de Saint-Germain, 1661 commissaire enquêteur interprétation à la rigueur, 1681 la fameuse dragonnade du Poitou,1683 la révolte du Dauphiné, 1685 l’édit de Fontainebleau et la révocation de l’édit de Nantes, 1688 apparition du premier désert, 1702-1705 la guerre des Cévennes tous ces faits sont illustrés par des gravures. Beaucoup de correspondances relatives à ces actes sont présentées, des tableaux traitent de toute cette époque, des portraits représentent les acteurs de cette terreur dont celui de Henri IV. Toute une série de gravures relatent les différents conflits et inquisitions infligés par les chrétiens aux juifs, musulmans et protestants. Ce musée renferme également du mobilier qui remonte pour certains au XVIII.me siècle façonné en bois précieux

comme des coffres, des buffets, des commodes et des secrétaires sous vitrine est exposé la maquette d’un bateau qui a amené les premières familles huguenotes. Un registre est exposé qui consignait le nom des colons Français avec le nom, la date d’arrivée, le bateau sur lequel il avait voyagé et la région où le gouverneur Hollandais avait décidé de les envoyer afin que les Français ne soient pas ensemble. Une forte concentration de la communauté Française aurait sans doute permis de prendre des responsabilités trop importantes et mis la compagnie des Indes Hollandaise mal à l’aise en cas de conflit avec la France. Certains meubles sont ornées de sculptures très travaillées avec des ferrures de toutes sortes comme en forme de grappes de raisin. Dans une vitrine est disposé une demeure typique d’un domaine agricole avec son habitation, toutes ses dépendances et son environnement. Une salle est réservé à tout ce qui concerne la tonnellerie avec tous les récipients qu’ils existaient à des fins domestiques ou pour l’entrepôt du vin. Une magnifique horloge de style comtoise orne une salle consacrée à des armoires sculptées de feuilles de vigne et à des commodes dont le bois est très lisse à force d’être patiné. Après la visite de la maison des Huguenots nous avons parcouru le parc florale, il est fleuri de toutes espèces de fleurs comme des roses de toutes les couleurs et de protéas qui illuminent les chemins tracés autour des massifs. Après avoir humer plusieurs parfums floraux nous avons fait quelques emplettes dans le magasin du parc floral avant de reprendre la route en direction d’un domaine viticole situé dans la vallée de Stellenbosch. Ce domaine s’appelle le domaine de Speer qui date de 1692. L’histoire de la viticulture Sud Africaine débute tout au début de la colonisation Hollandaise sous son premier gouverneur Jean de Van Ree Becke arrivé au Cap en 1652, il s’est tout de suite rendu compte que le climat et le sol de la région du Cap étaient propice à la viticulture. Il fit venir en 1655 des cépages de Hollande originaires de France, en 1659 le premier raisin fut pressé et le premier vin fut bu. Son successeur Simon Van Stells qui donna d’ailleurs son nom à de nombreuses villes dont notamment la ville de Stellenbosch, il créa la première exploitation viticole en 1685. Ce domaine s’appelait Root Constancia qui est considéré comme le berceau historique de l’économie viticole du Cap. Les vins du Cap eurent une renommée immédiate fort apprécié des monarques Français et anglais dont Napoléon. Ce vin n’était pas encore suffisamment bon pour intéresser les hollandais de Hollande, il a fallu attendre les colons Français pour affiner le vin Sud Africain dont la Famille Dutoit et Duvilliers viticulteur Français. Les viticulteurs Sud Africain vont devenir très riche et puissant mais en 1886 le phylloxéra va détruire les 2 tiers du vignoble. Pour subvenir les exploitations agricoles ont changé de culture, elles ont planté des vergers avec des plans Américains qui vont faire la richesse de toute la région. Plus tard on va replanter de la vigne de façon déraisonnable ce qui va provoquer l’écroulement de cette activité. En 1918 le gouvernement crée les coopérative agricole afin de mieux protéger les intérêts en contrôlant et stabilisant les ventes de façon à d’assurer des revenus suffisants aux viticulteurs. En cas de surproduction les coopératives organisent la distillation du vin afin de maintenir le cours du vin. En 1957 on a opté pour la vinification à basse température ce qui a amélioré la qualité du vin, cette nouvelle technique à bénéficier à l’essor du vin rouge dès l’année 1960. En 1973 on a introduit les vin d’appellation comme les AOC, les millésimes et les cépages sur l’étiquette des bouteilles. Aujourd’hui un quart des vins produit en Afrique du Sud sont certifiés contre à peine 10% en 1992. En 1992 on vit la suppression des cotas de production nés 35 ans plus tôt pour pallier la surproduction des vins blancs. La fin de l’Apartheid et la fin de l’embargo international ont favorisé l’essor du vin Sud africain dans le monde entier. Plus de 100 œnologues Français sont venus amener leur savoir-faire dans la culture du vin dans la région du Cap, ces techniciens ont permis au vin Sud Africain de franchir de nouvelles étapes dans le domaine de la qualité du précieux jus de raisin. L’Afrique du Sud est devenu le 6.ème exportateur de vin mondiale dont les 3 quarts sont exportés en Europe occidentale. Le vignoble est concentré à 90% sur la province du Cap, la superficie totale est de 105000 hectares équivalent à la superficie du Bordelais. Les vendanges se déroulent de janvier à avril, la cueillette s’effectue à la main à part quelques domaines qui utilisent des machines à vendanger. Aujourd’hui on fait des campagnes de décépage afin d’éliminer les vieilles vignes de raisins blancs pour les transformer en raisins rouges comme le Cabernet Sauvignon ou le Pinotage célèbre cépage Sud Africain. A l’intérieur des vignes on aperçoit de la luzerne, du blé ou autres céréales en fait c’est uniquement pour garder l’humidité du sol car on arrose les vignes ce qui est formellement interdit en France. La culture gardienne d’humidité sert aussi de compost car l’épaisseur de terre est très faible et ça diminue l’amplitude de l’érosion. Le cépage le plus cultivé en Afrique du Sud reste le Chenin blanc qui est né en Anjou au IX.me siècle, un tiers des 105000 hectares de vignoble sont plantés en Chenin blanc soit 3 fois plus qu’en France. Ce cépage a été introduit en Afrique du Sud en 1655, son succès vient que pendant la première moitié du XX.me siècle les maîtres de chais étaient payés à la quantité et de sa teneur en alcool, le Chenin blanc compte tenu de sa densité de ses grappes a été le cépage de circonstance pour la production à tout prix plus qu’en temps que cépage noble.

Comme cépage blanc on trouve aussi le Chardonnet pour 6% du vignoble, le Sevillon 90% du vignoble au XIX.me siècle et moins De 1% actuellement, le Riesling pour 1% de la production et bien sûr le Sauvignon blanc . Pour les rouges les principaux cépages sont Cabernet Sauvignon il occupe à peu près 2% du vignoble, le Pinotage cépage Sud Africain, le Sira qui provient de l’ancienne Perse, l’ermitage cépage noble qui vient du Rhône et quelques autres cépages produits en très petites quantités. Le terroir Sud Africain est différent suivant la région de production on trouve du sol de grés sableux plutôt acide, du sol limoneux très fertile, du sol crayeux et du sol graniteux du côté de la vallée de Parl et de la vallée Française. En plus du vin on trouve des mousseux qui sont interdit depuis 1992 de portée l’appellation Champagne, les coopératives décident de la date des vendanges et elles achètent le raisin aux viticulteurs. La coopérative s’occupe de presser le raisin, de la mise en bouteilles, de l’étiquetage avec toutes les informations du vin. Le régime Sud Africain des appellations d’origine partage le vignoble en cinq régions, 10 districts, 32 terroirs et 90 domaines il n’autorise pas d’autre appellation d’origine. Nous gravissons le col de la Passe du diable, les colons pour se frayer un chemin entre les vallées ils utilisaient les traces des animaux sauvages, nous apercevons un immense champ de protéas destinées à l’exportation, des vignes et de nombreux vergers. Cette vallée est très fruitières et elle possède bon nombre de conserverie de fruits comme la pomme, la poire venu d’Europe, la pêche originaire de Chine, la prune originaire du japon, l’abricot venu d’Europe du sud, la nectarine, l’orange le pamplemousse, le citron, le kiwi beaucoup de ces fruits partent vers le marché de l’export. La province Ouest du Cap produit des fruits tempérés mais l’Afrique du Sud bénéficie de plusieurs climats entre le nord et le sud, à Durban par exemple on produit des fruits tropicaux comme la mangue, l’ananas etc ce qui fait que l’on arrive à avoir des fruits toute l’année. Nous descendons le col de la Passe du Diable où nous découvrons la vallée de Stellenbosch entourée de petites montagnes avec en toile de fond la montagne de la Table et le pic du diable, cette vallée est arborée de forêts d’eucalyptus et de chênes qui protègent les vignes du vent. Le sol est recouverts d’asters, de bruyères, des plantes dans le ton de rose qui sont de la famille des glaïeuls et quelques pins parasols. Cette vallée a été découverte par Simon van Stells lors d’une promenade à cheval, il y trouva des bois précieux, une rivière qu’il baptisa (la première rivière), comme la population de la colonie du Cap devenait importante il décida de créer une colonie à cet endroit. Une ville s’est donc développé du nom de Stellenbosch (bois de chênes) dans laquelle on a établi une seconde magistrature qui aujourd’hui possède une université très réputée dans tout le pays dont les diplômes sont difficiles à obtenir et l’on enseigne uniquement en Afrikaans. La vallée de Stellenbosch est très large par rapport à la vallée Française, on y trouve de la vigne, des cultures maraîchères et des vergers. La ville de Stellenbosch se trouve à 45 minutes du centre de la ville du Cap, sur les 70000 habitants on compte 12000 étudiants, la langue utilisée est l’Afrikaans. Nous remarquons une usine de fromage de chèvres, on fait également de très bonnes imitations de camembert, de brie, de bleu et beaucoup de fromages à pâte dure. La gare de stellenbosch est de style Cap Dush avec son fronton à volutes, la ville est très fleurie puis nous apercevons la montagne du perroquet. Devant chaque rangées de vignes est planté un rosier afin de prévenir du mildiou, nous pouvons admirer une grande allée de bougainvilliers de toutes les couleurs. Nous longeons un étang avec des jars, des poules d’eau, des cormorans et parfois des pélicans qui viennent s’abreuver. L’étang et toutes les terres qui l’entourent appartiennent à un propriétaire amoureux de la vie sauvage qui a mis de nombreuses espèces d’animaux en pâture sur son domaine comme des springboks, des zèbres, des gnous, des antilopes etc, ces animaux ne sont pas élevés pour être mangés mais uniquement pour le plaisir des yeux. Nous arrivons au domaine vinicole de Speer qui a été transformé en base touristique ses maisons blanches à toit de chaume sont entourées de terrain de jeux, de tennis, d’un centre équestre, d’un parc animalier et d’une immense roseraie. Nous avons dégusté dans une dépendance de la propriété 4 vins rouge et 3 vins blancs, après cet apéritif vinicole nous sommes passés à table dans une salle de restauration situé en plein cœur du domaine vinicole.

Après le repas nous avons arpenté le domaine dont le parc animalier où sont présentés des guépards et un aigle Marshall qui est le plus grand d’Afrique, c’est un bébé âgé de 4 mois qui pèse 4 kilogrammes, il est tombé de son nid il a été recueilli et dès qu’il sera rétabli on lui rendra sa liberté. L’aigle Marshall mâle à une envergure de 2 mètres et la femelle de 2 ,50, le jeune aigle était sur l’épaule d’un homme qui répondait aux questions des touristes au sujet du rapace. Ensuite nous reprenons la route pour visiter la ville de Stellenbosch avec ses petites maisons au oit de chaume et en tôle ondulée peintes de toutes les couleurs. Certains domaines logent leurs employés, offrent une crèche pour garder les jeunes enfants et s’occupent de l’éducation des enfants afin de fidéliser la main d’œuvre. Le cadre dans lequel nous circulons est toujours composé de vignoble avec des haies d’arbres pour le protéger, des domaines avec de petites maisons et à l’horizon de petites montagnes. A l’entrée de Stellenbosch nous apercevons une manufacture de sylviculture  et une immense coopérative avec sa longue allée de bougainvilliers de toutes les couleurs attachés au grillage. Nous voici à Stellenbosch où nous croisons une voiture de marque Citroën type traction, la vigne est carrément dans les faubourgs de la ville connue également pour ses chênes plantés par ce gouverneur égocentrique Simon Van Steels qui allait donner son nom à la ville de Stellenbosch. Dans une des rues principales nous pouvons admirer des petites maisons à toit de Chaume qui sont devenues de véritables monuments car elles sont classées au patrimoine national, elles représentent le style Cap Hollandais. Cette ville a été détruite 3 fois par des incendies et le chaume de certaines maisons a été remplacé par de la tôle ondulée, les portes sont de style Victorien et les frontons sont à volutes. D’autres maisons sont vraiment de l’époque Anglaise avec des balcons avec ses coulures en fonte que l’on appelle les dentelles des pantys de grand-mère. Nous passons devant un grand bazar appelé de l’oncle Sam qui existe depuis 1904 tenu par deux vieilles dames Afrikaners, dans ce bazar on y trouve de tout de la petite culotte au sardines séchées. Le long des avenues sont creusées des rigoles qui sont reliées à la rivière, auparavant à certains moments de la journée on ouvrait des vannes pour alimenter ces rigoles afin que les ménagères aient de l’eau courante pour effectuer leurs tâches domestiques, elles étaient mises également en eau lors d’incendie. La ville est très jeune, nous pouvons y apercevoir des galeries d’art, la rentrée des étudiants s’effectue au mois de février, fin janvier tous les étudiants défilent dans Stellenbosch. C’est une ville où il fait bon vivre, il y a moins d’insécurité,  Stellenbosch fait partie des plus beau village

De la province Ouest du Cap. Les maisons sont blanches, les trottoirs sont très propres tout ceci est ombragé par les fameux chênes. A la place de l’ancienne magistrature ce trouve la faculté de théologie devant laquelle a été planté un magnifique magnolia avec ses énormes fleures blanches beaucoup d’anciennes maisons sont aujourd’hui converties en maisons d’hôtes dont l’intérieur est d’époque Victorienne. Nous roulons au bord de la rivière baptisée (la première rivière) par Simon Van Stells, après un petit pont nous découvrons un complexe sportif, de nombreux de jardins à l’Anglaise très fleuris avec de grandes maisons. Au centre de la ville nous pouvons admirer une maison du XVIII.me siècle avec son toit de chaume c’est ici que ce trouvent les plus anciennes maisons de la ville dont la plus ancienne cadastrée remonte à 1690. Nous passons devant l’église réformée Hollandaise qui date du XVIII.me et XIX.me siècle avec ses vitraux bleus , sa façade blanche avec des moulages de fleurs et de feuilles en triangle. La mairie est de style néo-classique avec son architecture en triangle et de grands pylônes. Arrivés sur la place centrale qui est entourée de maisons du XVIII.me siècle, de l’église Sainte-Marie fermée à cause du vandalisme, un hôtel devenu café restaurant et de nombreux petits commerces ainsi que l’ancien relais de poste de style Cap d’ush. Nous visitons une maison bourgeoise du XVIII.me siècle de style Cap Hollandais en forme de H. A cette époque quand on construisait une maison elle avait la forme rectangulaire , au fur et à mesure que la famille s’agrandissait on transformait la maison en lui donnant une forme de L, U ou H. Les maisons étaient en briques très épaisses, l’intérieur était foncé pour chasser les insectes par contre la façade était blanche pour refléter la lumière. Pour tempérer les maisons on plaçait des volets extérieur, ces maisons étaient faites de chaume sur laquelle on appliquait de la glaise comme coupe feu, comme il y avait beaucoup d’incendies ça permettait de sauver le mobilier et de sortir de la maison sans être suffoquer par la fumée. La maison est meublée de mobilier qui a été fabriqué en bois précieux sur place, la vaisselle provient d’Asie mais aussi de Hollande avec le signe VOC qui signifie Compagnie des Indes. Nous pouvons admirer une belle collection de verres manufacturés à Londres, gravés en Hollande puis acheminés ici par bateau jusqu’au Cap, la bourgeoisie utilisait les verres et la classe moyenne utilisait les tasses. Le parquet est confectionné en bois jaune de l’arbre national avec lequel on confectionnait également les meubles de la salle à manger est ornée d’une belle horloge qui a été fabriquée à Amsterdam. Cet horloge qui indique l’heure, les minutes, le jour, et les lunes mais comme nous sommes dans l’hémisphère Sud les lunes sont inversées, l’horloge est ornée de deux anges avec Atlas qui porte le monde sur ses épaules. Dans une salle nous apercevons des gravures dont la baie de la Table qui a été peinte par une personne qui ne l’a jamais vue mais qui l’a dessiné la baie de la Table par rapport aux histoires que l’on lui a contées. La porte d’entrée comprend deux battants afin d’aérer les maisons et d’empêcher les animaux sauvages de rentrer à l’intérieur des maisons. Au-dessus de la porte d’entrée se trouve une fenêtre avec 6 petits carreaux permettant de faire entrer la lumière, quand une personne était malade dans la maison on mettait un drapeau blanc devant la porte pour signaler que la maison était en quarantaine. La cuisine était marron foncé afin d’atténuer les traces de fumée, cette maison est aujourd’hui entretenue par le groupe Ambrant c’est pour cela que nous voyons des secrétaires qui travaillent car certaines pièces ont été transformées en bureaux. Ensuite nous avons parcouru les rues de Stellenbosch où nous avons vu l’ancienne poudrière qui ressemble à une église c’est pour cela qu’elle n’a jamais été attaqué, sur le parvis de la poudrière sont exposés deux canons, nous avons longé le centre d’art qui auparavant était la maison des missionnaires, ennemis jurés des Boers dont les premiers étaient envoyés par la société Londonienne qui en 1834 parvenaient à faire abolir l’esclavage. Nous voici devant l’église qui date de 1840 avec ses frontons en balustrades, des fenêtres arrondis, des moulages

Et une très jolie porte en bois orne la façade, le devant de l’église est entourée de barrières en fonte et fer forgé qui encerclent une terrasse en briques rouges, le derrière et les côtés de l’église se tiennent des jardins avec des chênes, des hibiscus, des peupliers et des rosiers. Pour terminer notre visite de la ville nous avons foulé un marché Africain où bon nombre de vendeurs proposaient des objets artisanaux dont les chaises Africaines composées de 2 éléments qui S’imbriquent l’un dans l’autre. A l’approche du Cap de chaque côté de l’autoroute est agglutiné un immense township qui recense plus d’un million de pauvres parmi les pauvres, ils vivent ici en attendant de trouver un emploi à la ville. La plupart d’entre eux viennent des zones rurales et sont attirés par la civilisation moderne, en fait arrivés aux abords des villes, ils sont  rejetés alors ils se construisent des habitations de fortune faites de carton, tôle ou bois etc. Ces maisons n’ont pas d’eau, d’électricité et de sanitaires, les baraques ne font que quelques mètres carrés sur sol battu, certaines municipalités ont commencé à installer des pylônes électriques pour éclairer l’extérieur où les gens viennent se greffer dessus avec leurs rallonges électriques ce qui dessinent des sortes de toiles d’araignées, afin de pouvoir brancher leurs postes de radio, la cuisine se fait à l’extérieur au feu de bois. Certaines maisons sont construites en matériau plus résistant, elles sont occupées par des Africains ou des Métisses qui sont toujours mieux lotis que les noirs. Pendant l’Apartheid les Métisses avaient obtenu le droit de vote et l’ouverture à certains emplois qualifiés, dans les bidonvilles il existe des parties très pauvres et d’autres un peu plus riches qui possèdent des maisons que l’on appelle (boîtes d’allumettes) réservées aux Africains qui doivent avoir un revenu minimum par famille et un revenu maximum entre 1000 et 3000 Rands.

Les boîtes d’allumettes sont construites en briques et en agglomérer qui font 35 mètres carrés où se trouvent les sanitaires, l’eau et l’électricité à l’intérieur, un certains nombre de KWH et de mètres cubes d’eau sont donnés par le gouvernement. Les township ressemble à un puzzle multicolore avec des baraques de toutes les formes, les habitants viennent faire leurs besoins contre les barrières de l’autoroute qui sont installées afin de leur interdire DE TRAVERSER L’AUTOROUTE. Nous apercevons beaucoup de détritus, de papiers qui volent, du linge étendu sur les barrières, nous avons l’impression que si nous soufflons sur ces habitations que tout s’écroulerait comme un château de cartes. Nous remarquons un hangar construit avec des dons humanitaires qui permet aux gens de venir se réfugier en cas de fortes intempéries, ce township que nous longeons mesure plus de 10 kilomètres de long. Depuis 1994 750000 boîtes d’allumettes ont été construites par le gouvernement, à chaque fois que la famille s’agrandit on rajoute de la tôle ondulée afin de gagner en surface d’habitation ce qui fait que le petit bidonville qui était tout propre redevient un ghetto. A son arrivée au pouvoir l’ANC avait promis de Construire un million de boîtes d’allumettes en 5 ans, la seule province à avoir tenu sa promesse est la province d’opposition Ouest du Cap, on peut tout de même dire que c’est une amélioration. Une étude a conclu que ces petites maisons boîtes d’allumettes était trop petite et d’une finition très mauvaise, les constructeurs encaissent les milliards de Rands consacrés à ce projet par le gouvernement et s’en moquent. Un décret législatif doit bientôt voir le jour afin que les banques octroient des prêts à des familles salaires modestes, en attendant les gens continuent à vivre dans la misère la plus totale. Pour aller travailler à la ville les gens des townships empruntent le train, les taxis collectifs ou la marche à pied, à l’intérieur des bidonvilles est organisée une vie parallèle à la nôtre avec des écoles, des magasins installés sur le trottoir, des bars plus ou moins clandestin, en fait c’est une ville et une vie qui est parallèle à celle que nous connaissons où règne la violence, une vie difficile où chacun vit pour soi. La population noire a gardé beaucoup de coutumes, pour se soigner on fait appel aux sorciers  car on n’a pas assez d’argent pour aller chez le médecin et acheter des médicaments mais on préfère aussi la médecine traditionnelle exercée par des membres de la tribu. A 16 ans les jeunes garçons se font toujours circoncire, au mois de décembre sont installées des huttes dans lesquelles on circoncit à la coupette ou à la taillette sans aucun moyen de désinfection, beaucoup de jeunes meurt d’infection. Les coutumes traditionnelles ont surtout été gardées par les Cosas qui vivent dans ces bidonvilles même si l’on vit aujourd’hui à l’ère du XXI.me siècle. Il y a beaucoup de violence, d’abus sexuels sur les enfants et sur les femmes, beaucoup de jeunes ne vont pas à l’école car en Afrique du Sud même si c’est dérisoire 100 rands mais l’éducation est payante. Les enfants orphelins de père et de mère décédés du SIDA se créent leurs propres familles entre eux en s’associant en groupe de gang avec des noms comme (les oranges noires ou le groupe des Américains). Très jeunes à partir de 8 ans ils vont être mêlés à la drogue, la prostitution, au trafic d’arme car les armes sont en vente libre en Afrique du Sud. Ces groupes de jeunes enfants vont semer la terreur dans les bidonvilles et bien sûr vers la ville, l’insécurité est telle que 72% du peuple Sud Africain voudrait le rétablissement de la peine de mort qui a été abolie en 1980,comme d’habitude on préfère guérir que prévenir. Nous continuons à circuler au milieu de ces quartiers miséreux de la ville du Cap, quel contraste avec les quartiers du front de mer que nous avons traversés hier où la richesse et l’opulence était de mise. Les gens qui vivent dans les townships ont souffert sous le régime de l’Apartheid, ceux qui ont plus de 20 ans n’ont pas eu droit à être scolarisés, éduqués et qualifiés alors qu’aujourd’hui le marché du travail demande des gens avec des diplômes et des qualifications toutes ces générations sont laissées pour compte en marge de la société. Nous passons devant un township de métisses car même dans la misère on a du mal à se rassembler, on ne connaît pas encore de bidonville de blanc mais on commence à avoir une misère de blancs qui se traduit par la mendicité et la prostitution. Toutes les villes Sud Africaines possèdent des townships bien distinctes pour chaque population, on n’efface pas la politique de l’Apartheid par le bulletin de vote. Nous arrivons dans l’un des quartier des plus populaires en 1966 de la ville du Cap, 6000 jeunes Métisses et Noires vivaient ensemble, cette jeunesse intellectuelle a fait peur à l’ancien gouvernement qui a donné l’ordre de raser ce quartier et d’envoyer la population de ce quartier dans les bidonvilles plus éloignés de la ville. Aujourd’hui un musée du Cap relate la vie des familles qui ont été chassés de ce quartier à cause de la couleur de leur peau. Nous dominons l’océan avec toujours en toile de fond les 4 montagnes qui protègent la ville du Cap, les maisons qui bordent les avenues sont de style Victorien avec de petits jardins. Nous sommes en zone urbaine où se dressent d’immenses immeubles au milieu de végétation toujours aussi présente, nous arrivons à notre nouvel hôtel Holiday In situé plus au centre de la ville du Cap. Après notre installation à l’hôtel nous avons rejoint le centre ville pour aller dîner, beaucoup de voitures sont garées mais il n’y a vraiment personne dans les rues. Nous passons dans des rues dont les maisons datent du XVIII.me siècle, elles sont de couleur ocre avec des portes marrons, nous apercevons le musée de l’or qui est tenu par la société Debers. Nous contournons un temple Luthérien avec placé au-dessus de la porte le signe des Luthériens puis nous avons une maison à toit plat actuellement en rénovation qui est l’ambassade des Pays Bas. Nous avons pris le repas dans un restaurant Africain où nous avons dégusté des crudités avec différentes sauces, des patates douces, de l’autruche, des moules du Cap accompagnées de sauce pimentée puis d’un dessert à base de gâteaux à la noix de coco tout cela arrosé d’un cocktail et d’un vin rouge pinotage. Content de notre journée thématique autour du vignoble et du coin des Français nous avons rejoint notre hôtel pour aller prendre un repos bien mérité.

 

« 5 » Le cinquième jour est consacré à la visite du Cap, d’une rencontre avec un député de l’ANC et d’une ballade en bateau à l’île de robben Island où a été détenu Nelson Mandela pendant 18 ans de ses 27 années de captivité. Nous nous rendons à la montagne du Signal dont l’altitude et de 359 mètres, c’est une des quatre montagnes qui entourent la ville du Cap. L’origine du nom Signal provient de l’époque où lorsqu’il y avait des navires qui arrivaient dans la baie de la Table, pour avertir les jardins de bonne-Espérance de l’arrivée de ces bateaux, on avait l’habitude de tirer des coups de canon de cette montagne. Ces coups de canon étaient aussi un moyen de communication entre les vallées par l’intermédiaire des montagnes qui faisaient également résonner des coups de canon. Les agriculteurs des vallées étaient donc prévenus de l’arrivée de bateaux et qu’il fallait se hâter afin de vendre des marchandises aux navigateurs. Aujourd’hui nous avons d’autres moyens plus élaborés, en revanche on continue à tirer un coup de canon de cette montagne tous les jours à midi sauf le dimanche. Arrivés au sommet de la montagne nous avons fait un arrêt panoramique, nous apercevons l’océan avec l’île de Robben Island, la montagne est parsemée de fleurs mauves qui fleurissent comme des glaïeuls. Au détour d’un virage nous pouvons remarquer un lieu saint musulman représenté par une tombe en forme de petite mosquée de couleur verte, des murs blancs c’est un lieu sacré où la population musulmane vient prier. Il existe 6 lieux saint comme celui-ci autour de la ville du Cap qui protègent la population du Cap du mal, de la maladie, de la famine etc. Les musulmans avant de partir à la Mecque le rêve de tous les musulmans, ils viennent prier dans ces lieux, la communauté musulmane est présente au Cap depuis le XVII.me siècle. Ils venaient de Malaisie, de Madagascar, d’Indonésie, de Ceylan et le leader de ces musulmans était Chek Oussouf. La colline est recouverte d’arbres argentés de la famille des protéas appelé l’arbre d’argent, c’est l’arbre de la province Ouest du Cap, de nombreux aloes parsèment le bord de la route on se sert de sa sève pour les produits pharmaceutiques, contre les brûlures de soleil, dans la composition de produits de beauté et pour les personnes qui se rongent les ongles car la sève d’aloes est très acide. Nous sommes redescendus de la montagne où un splendide soleil donnait des couleurs différentes à chaque virage, arrivés dans le centre de la ville du Cap nous avons pris la direction du parlement où nous avons été reçu par un député de l’ANC. La maison du parlement date du XIX.me siècle, avant 1994 il y avait 3 chambres une pour la population blanche, une pour la population métisse et une pour la population indienne, aujourd’hui il n’y a qu’une chambre où toutes les populations sont réunies dont bien sûr la population noire car depuis 1994 un homme égal un bulletin de vote. La maison du parlement a été rénové mais cette opération a coûté «30 fois plus cher que le devis initial. Après avoir déambulé dans de longs couloirs et passer à toutes les opérations de sécurité, nous nous sommes installés dans une salle de réunion autour d’une table ronde où nous attendait un député de l’ANC et un guide des lieux. Après nous avoir souhaité la bienvenue le député nous a dit que l’AnC avait une bonne collaboration avec la France et qu’elle partageait les mêmes idéaux notamment révolutionnaires qui ont eu lieu au XVIII.me siècle. L’ANC veut accéder aux symboles de la république Française que sont la fraternité, l’égalité et la liberté. Depuis 1652 les colons tout d’abord Hollandais puis Anglais ont toujours voulu séparer les races, En 1948 le parti national a intensifié cette séparation des populations jusqu’en 1994 où l’ANC a gagné les élections et a aboli la ségrégation. En 1994 Nelson Mandela a été élu président de la république ce qui sonna le glas de l’Apartheid. Depuis il y a eu beaucoup de difficultés pour sortir l’Afrique du Sud de la politique de séparation des races, aujourd’hui le but de l’ANC et d’aider les plus pauvres, de créer des emplois, de construire des maisons, d’éduquer et de scolariser les jeunes, De former et de qualifier les personnes aux techniques nouvelles afin qu’elles accèdent à un travail, enfin de donner une vie plus décente aux pauvres qu’elles n’ont pas eu sous l’ancien régime. existe depuis 1912, elle a été interdite par les présidents botha et de Klerk c’est pour cela que la plupart des dirigeants sont partis à l’étranger mais toujours en travaillant avec l’Anc. Ces 85 années de lutte de l’ANC contre l’Apartheid se sont déroulé aux côtés du parti communiste Sud Africain qui est aussi un parti progressiste. Aujourd’hui L’ANC se veut progressiste et radicale pour les noirs, les Africains et pour le peuple Sud Africain. En 8 ans l’ANC a mis en place un vaste programme de transformation de reconstruction du pays avec de nombreuses difficultés que le peuple a rencontrées. Actuellement le peuple a accès aux soins de santé qui était inaccessible pour eux au temps de l’Apartheid . L’ANC est en train de lutter contre l’épidémie du SIDA qui est un fléau dans tout le continent africain, on essaie aussi d’augmenter les revenus des pauvres, de donner de la nourriture afin d’éviter la famine. Bien sûr ce sont les Africains les plus concernés à l’accès à l’éducation car sous l’Apartheid ils étaient les oubliés avec une scolarité plus que médiocre. Le nouveau gouvernement veut amener le téléphone dans toute l’Afrique du Sud, l’électricité et l’eau dans chaque maison, depuis 1994 3 millions de Sud Africains ont été reliés au réseau électrique. En 1998 lors des secondes élections démocratiques l’ANC a eu les 2 tiers des sièges moins un siège ce qui a permis à l’ANC de changer la constitution en 1999. Depuis 1999 l’Anc parle vraiment au nom du peuple Sud Africain, une conférence de l’ANC va se dérouler à Stellenbosch afin de déterminer la politique à mettre en œuvre au cours des 5 prochaines années. L’ANC essaie de travailler au plus près du terrain, C’est le deuxième parlement au monde en ce qui concerne la place des femmes au sein de l’administration parlementaire, on emploi également des personnes aveugles et sourdes afin que toutes les couches de la société soient touchées. Ensuite une personne de la ligue de la femme s’est jointe à la discussion, la présidente de la ligue de la femme est Windi Mandela c’est une organisation pour la libération de la femme ainsi que l’émancipation qui ont été discriminées auparavant, L’ANC a beaucoup de femmes dans ses rangs dont plusieurs ministres femmes. Des femmes handicapées aident par leur expérience à réfléchir sur les besoins à fournir afin d’améliorer la situation du handicapé dans la société Sud Africaine. La ligue de la femme lutte également contre la violence à l’encontre des femmes, des enfants et c’est grâce à la ligue qu’actuellement l’auteur de viol d’enfant est condamné à la prison à perpétuité. Beaucoup de femmes représentent l’Afrique du Sud à l’étranger sous l’influence de la ministre des affaires étrangères qui fait partie des 4 ministres femmes du gouvernement actuel. Depuis 8 ans la ligue a beaucoup travaillé, elle est reconnue par toutes les femmes du peuple par sa présence, beaucoup de femmes s’investissent dans le tourisme et la culture. Les Sud Africaines participent à l’histoire de leur population, elles animent des ateliers autour de la culture, de l’artisanat ou des coutumes de leur peuple afin que l’on n’oublie pas leur histoire. Après la discussion nous avons pu poser des questions à nos deux interlocuteurs dont voici l’essentiel :

Tout d’abord Frédéric Desrues a présenté le GIPAA en quelques mots ; Il y a beaucoup de personnes aveugles en Afrique du Sud, le gouvernement est souvent sollicité par les associations d’aveugles, actuellement on travaille en étroite collaboration sur l’information en braille et plus particulièrement sur la rédaction de la nouvelle constitution afin que les aveugles en prennent connaissance. Au cours des deux dernières élections les personnes aveugles n’ont pas eu de bulletins de vote en braille ce qui fait qu’ils ont voté comme toute autre personne avec l’appui d’une personne de confiance mais on est entrain de réfléchir à ce problème. Le président de l’ANC est le président de la république monsieur Mbeki, 10 à 20% de la population blanche vote pour l’ANC, 50% des métis vote pour l’ANC et une grande partie des noirs vote pour l’ANC, LANC gouverne toutes les provinces sauf celles de la province Ouest du Cap et la province du Natal, sur les 400 députés 266 appartiennent à L’ANC, le parti alliance avec 38 députés, le parti national avec 27 députés et les autres sièges sont partagés par les partis minoritaires comme le parti communiste avec 3 sièges sachant qu’un siège représente à peu près 40000 électeurs. L’ANC essaie de travailler avec d’autres partis comme l’Inkatha parti zoulou. La France a aidé à la libération de l’Afrique du Sud contre le gouvernement de l’Apartheid, lors des dernières présidentielles en France beaucoup de candidats sont venus en Afrique du Sud même Jean-Marie le Pen, notre interlocuteur a été surpris de voir le candidat d’extrême droite présent au second tour des élections présidentielles mais heureusement les Français ont bien réagi au second tour. Après avoir remercié nos interlocuteurs sur leur disponibilité et leurs explications sur la vie de l’ANC et de l’avenir de l’Afrique du Sud, nous avons effectué une visite guidée de la maison du parlement. D’imposantes mezzanines surplombent de vastes halls plantés de colonnes en marbre qui supportent la charpente. Nous sommes entrés dans le parlement de la province Ouest du Cap qui a pris place dans l’ancienne chambre parlementaire des métis et indiens sous l’Apartheid, les députés provinciaux siègent 9 mois de l’année et traitent tout ce qui a attrait à la province Ouest du Cap. Tous les partis sont représentés suivant leur importance. Les ministres ne sont pas tous issue de l’ANC certains font partie du parti national. Nous étions installés dans la partie réservée au public qui désire suivre les débats parlementaires, dans l’hémicycle un chien accompagné d’un agent de sécurité reniflé tous les sièges pour savoir si rien de suspect n’avait été dissimulé dans les rangées de fauteuils. Ensuite nous avons visité la chambre nationale dont le sol est en marbre, de nombreuses colonnes soutiennent le plafond, c’est la seule chambre nationale parlementaire car dans la dernière constitution en Afrique du sud le sénat n’existe pas, La chambre est ornée d’un sceptre en or car on a gardé le style Anglais avec une allée au milieu de l’hémicycle, le siège du président de l’assemblée nationale au fond. Les sondages d’opinions sont présents en Afrique du sud, un élu ne peut avoir qu’un seul mandat un député maire n’existe donc pas. Après la visite des 2 chambres parlementaires nous avons circulé dans un dédale de couloirs afin de rejoindre l’extérieur où notre autocar nous attendait. Le midi nous avons mangé à la taverne chez Dias qui se trouve près de la maison du parlement, dans tous les restaurants à la fin du repas nous pouvons demander des petits plats en carton alimentaire dans lesquels on dispose le reste de nos repas afin de le distribuer aux pauvres de la rue.

Après le déjeuner nous avons pris le chemin de l’embarcadère pour prendre le bateau qui doit nous conduire à l’île de Robben Island, nous sommes passé devant une fortification qui sont la plus ancienne construction faite par les Européens sur le sol Sud Africains que l’on appelle le château de Bonne-Espérance. Ce château a été commencé en 1666, habité en 1674 et terminé en 1679, il est constitué de 7 bastions en forme d’étoiles sa construction est de type Vauban ; Sur l’un des bastions qui porte le titre du prince William d’Orange, nous pouvons voir plusieurs drapeaux qui marquent les périodes d’occupation du Cap le drapeau Hollandais, le drapeau de la première occupation anglaise, le deuxième drapeau Hollandais, le drapeau de la deuxième occupation Anglaise, l’ancien drapeau Sud Africain et le nouveau drapeau Sud Africain. Le château est entouré de douves avec de l’eau qui passe au milieu des bastions pentagonaux. A un feu rouge nous avons aperçu des enfants des rues qui dès l’âge de 6 ans sont livrés à eux-mêmes ils vivent du trafic de drogue, de la prostitution, de la mendicité et du vol afin de pouvoir s’acheter de la colle qu’ils sniffent tout au long de la journée. Les rues sont décorées par des illuminations et des animaux Africains destinés à animer les fêtes de fin d’année, sur les trottoirs sont installés des marchés de Noël. Sur une place est dressé un immense jet d’eau avec les statues du père fondateur de la ville du Cap Jean Van de Reebeck et de son épouse Maria de la Caillerie d’origine Française. Une autre statue est dédiée à Bartelomeu Dias navigateur Portugais qui a découvert les côtes Sud Africaines, c’est d’ailleurs à peu près à cet endroit qu’il a débarqué avec sa caravelle au Cap car la mer arrivait jusqu’ici. Peu après la statue de Bartelomeu Dias est situé le port, nous pouvons remarquer un immense chantier en préparation qui doit donner naissance en juin 2003 au nouveau centre de conférences du Cap, la ville du Cap est la seconde ville conférencière d’Afrique du Sud derrière Durban et avec ce nouveau complexe, elle pense ravir la première place. Le centre de conférences aura deux auditoriums un de 1500 places et un de 900 places qui seront basés pour le marché Européen ainsi que les marchés Américains et Chinois. De nombreux hôtels sont en construction, un canal est en train d’être creusé qui reliera le centre de conférences au front de mer, quel contraste entre les enfants des rues et le gigantisme capitaliste. Nous sommes dans le quartier de Waterfront, nous passons devant une immense station service qui distribue du carburant, le prix du litre d’essence est de 4 rands ou 0,4 Euro, ce n’est pas cher pour un niveau de vie Français mais c’est cher pour un niveau de vie Sud Africain. Arrivés à l’embarcadère du bateau qui doit nous conduire au pénitencier où a été détenu Nelson Mandela , nous sommes accueillis par un guitariste qui joue de supers accords de blues. A l’embarcadère le bateau est cerné de phoques qui poussent des cris voisin du brame de l’âne, l’île de Robben Island est située à 9 kilomètres au large de la ville du Cap. Après 30 minutes de traversée nous voici à Robben Island, des petits bateaux sont amarrés dans le petit port. Nous sommes pris en main par une guide qui s’appelle Nozuko qui à bord d’un bus va nous faire visiter le centre de détention. Nous quittons la jetée qui porte le nom du premier conquérant de cette île qui en avait fait une base baleinière en 1806 mais en 1820 il fut contraint de quitter les lieux afin d’établir une prison. Robben en Hollandais signifie phoques car à l’époque il y avait de nombreux phoques qui vivaient sur cette île. Un prisonnier qui essayait de s’évader était décapité, une seule personne a réussi à faire la belle mais son bateau à sombrer en mer. Nous passons devant des bâtiments destinés à héberger les familles des détenus lors des visites autorisées depuis 1986, pendant les visites seul l’Anglais et l’Afrikaans étaient employés pour communiquer entre le détenu est sa famille. Nous apercevons un lieu saint musulman  où des personnes ont été enterrées suite à leur révolte contre l’ancien régime. Robben Island n’a pas toujours été le centre de détention des prisonniers politiques, au XIX.me siècle on y enfermait les lépreux, les malades mentaux et les aveugles afin de les séparer du reste de la société et de les cacher aux yeux du monde. Nous passons devant un cimetière qui recense 1500 tombes de lépreux qui sont morts sur cette île, la végétation est semblable à celle de la réserve du cap de Bonne-Espérance avec des eucalyptus et des acacias, l’eau potable est acheminée depuis le continent. Nous passons devant de petits baraquements où a été détenu le leader du parti communiste Sud Africain Robert Sobouké qui appartenait à l’ANC mais à cause de ses idées différentes, il décida de créer le parti communiste sud Africain. Suite à une révolte à Pretoria il fut emprisonné 3 Ans dans la capitale administrative, au moment d’être libéré une close fut voté appelée la close Sobouké qui envoya robert Sobouké à Robben Island pendant 6 ans. Cette détention l’a affecté mentalement, il était en garde à vue 24 heures sur 24, il n’avait pas le droit de dormir quand il voulait, les gardes lui faisaient subir ce qu’ils avaient envie. Sur l’île à cette époque il était le seul détenu politique, les autres étaient des détenus criminels, sa seule visite autorisée était celle de son épouse Véronica, on interdisait aux gardiens de le saluer et de discuter avec lui. Il a été libéré en 1969, il est mort en 1978 d’un cancer

Et il a été enterré dans sa province Est du Cap, on rapporte au sujet de sa mort qu’il n’est pas décédé d’un cancer mais qu’on l’aurait empoisonné. Robben Island a été utilisée comme base militaire pendant la seconde guerre mondiale, il reste quelques bâtiments de ce passage. Nous sommes descendus dans la carrière de chaux où travaillaient les prisonniers En plein soleil sans lunette, une petite cavité est creusé dans la carrière dans laquelle les prisonniers mangeaient et faisaient leur besoin, Nelson Mandela a travaillé pendant 13 ans à cet endroit. Jean Van Reebecke envoyait des esclaves pour extraire la chaux au XVII.me siècle afin de construire les maisons au Cap. Après des années de travaux dans cette carrière sans protection, beaucoup de détenus repartaient de Robben Island avec des problèmes pulmonaires et oculaires. L’extraction se faisait manuellement avec des pics, des pioches et le transport de la chaux se faisaient avec des brouettes très mal entretenues, l’objectif était de rendre la vie très difficile Et de casser l’esprit de lutte. Tous les prisonniers politiques étaient tous des leaders des partis d’opposition comme Mandela, Mbeki

Père de l’actuel président de la république. En fait c’était l’esprit de la nation qui était enfermé ici, une fois libéré aucun détenu a parlé de la souffrance et d’une rancune mais au contraire ils parlaient de réconciliation,. L’erreur du gouvernement c’est d’avoir gardé tous ces hommes ensemble, tous unis dans la même île où ils ont gardé leur force, ils pouvaient parler et s’entraider ce qui a permis de continuer la lutte jusqu’à la victoire. Nelson Mandela a été détenu à robben Island pendant 27 ans, un immense tas de cailloux est situé au milieu de la carrière de chaux. En 1995 Nelson Mandela a invité tous les anciens prisonniers politiques à venir déposer un caillou et de construire ce monument qu’est ce tas de cailloux. En fait ce sont tous les prisonniers politiques noirs et blancs détenus dans toutes les prisons Sud Africaines qui ont été conviés à cette occasion. Ce jour là Nelson Mandela à montrer devant la presse internationale la manière d’extraire la chaux avec une pioche puis après une minute de silence, il déposa son caillou qui fut enseveli par ceux des autres victimes de l’ancien régime. Le tas de cailloux est composé de pierres différentes en grosseur, en couleur  qui représentent la culture des différentes populations du pays. Tous les prisonniers politiques reviendront tous les 5 ans à Robben Island jusqu’à ce que tous les prisonniers politiques du monde soient libérés, ce monument a été appelé Soulouasi un nom Cosa, auparavant les Cosas lorsqu’ils trouvaient un bon pâturage, ils avaient pour habitude de déposer une pierre et quand d’autres nomades passaient sur ce lieu ils savaient grâce à la pierre que le pâturage était bon. C’était un moyen de communication, c’est la même idée que l’on a voulue donner comme symbole dans la carrière du pénitencier de robben Island. Nous repassons devant la cellule de Robert Sobouké, c’est un baraquement tout en longueur avec des cellules en enfilade qui mesure 2 mètres de long sur 1 mètre de large. Nous apercevons une petite chapelle construite à l’époque des lépreux qui s’appelle l’église du bon Berger construite en 1895. Les enfants des lépreux étaient séparés de leurs parents et 41 enfants de lépreux ont été confiés à des familles qui vivaient sur le continent. Cette île n’appartient pas au gouvernement mais aux Anglicans, des immeubles avaient été construits en 1974 pour garder les prisonniers criminels. Le village de Robben Island était habité par les gardiens du pénitencier et leur famille, aujourd’hui il est occupé par le département de l’art et de la culture de Robben Island et par le personnel qui travaille sur cette île. L’ancien hôpital des gardiens a été transformé en musée du pénitencier, une partie de l’ancien hôpital est utilisée comme une clinique. Nous passons devant un complexe sportif qui était utilisé par les gardiens de prison, une église construite en 1841. Une tradition de l’île était d’annoncer les naissances par un drapeau bleu pour un petit garçon et un drapeau rose pour une petite fille et les cloches sonnaient à tout rompre

Afin d’inviter tout le monde à célébrer l’heureux événement à part bien sûr les prisonniers. Le village de robben Island possède son école primaire dont 36 enfants la fréquente, l’île propose un lodge avec sa suite réservée aux membres du gouvernement en visite sur l’île, ce lodge a été construit à l’époque de l’occupation Anglaise, il est de style Victorien. A un endroit de l’île nous pouvons admirer la ville du Cap dominée par les montagnes de la Table, du Signal, de la tête du lion, le pic du Diable et le massif des 12 apôtres. En pleine nature nous apercevons une ancienne bergerie transformée en bâtiment militaire pendant la seconde guerre mondiale puis en débit de boissons jusqu’à il y a 2 Ans. Nous remarquons le reste d’une épave de bateau qui a échoué en 1931 sur l’île, Nelson Mandela raconte dans un de ses livres que les prisonniers étaient employés à couper les algues dans l’océan que l’on utilisait comme nourriture, fertilisants et engrais, cette récolte se faisait sous les yeux des gardiens qui prenaient le soleil sur la plage. Quelques gazelles galopent autour de l’autocar, de gros blocos sont parsemés au bout de l’île qui remontent à la dernière guerre mondiale. En 1939 cette route était très sensible pour une attaque Japonaise ou Allemande, c’est pour cela que beaucoup d’armement était concentré sur Robben Island afin de protéger la ville du Cap. Un phare qui date du XIX.me siècle a été construit sur le point le plus haut de l’île, il est toujours en état de fonctionnement. Ce phare est à 30 mètres d’altitude et mesure 18 mètres de haut, la ville du Cap est située à 10 kilomètres de la pointe de l’île. Nous passons devant le terrain de golf qui était réservé aux gardiens et qui fait aujourd’hui le plaisir des gazelles, puis nous traversons l’ancien terrain de tir. Robben Island est une île assez importante de 74 hectares de 4,5 kilomètres de long sur 1,5 kilomètres de large, il faut à peu près 2 heures de marche pour en faire le tour. Nous arrivons à la prison de sécurité maximale construite en 1964 en pierres de chaux que l’on a extrait de la carrière de chaux de Robben Island. Robben Island n’est plus un endroit de punition, de peine et de souffrance mais un lieu de transformation et de réconciliation, ce n’est pas uniquement une île de réconciliation mais aussi l’endroit où l’on pratique la réconciliation. Tous les guides et chauffeurs de Robben Island sont d’anciens prisonniers ou gardiens, pour effectuer la visite du pénitencier de sécurité maximale nous avons été guidés par un ancien prisonnier politique de la dernière génération 1990 ce qui fait qu’il n’a pas connu Nelson Mandela comme prisonnier. Le premier bâtiment contenait 150 prisonniers, il ‘était pas chauffé et beaucoup de personnes souffraient de maladies, les prisonniers été comme hiver portaient une chemisette, un short et une paire de sandales. Ils n’avaient pas le droit d’étudier sans autorisation, ils avaient droit à 2 visites par an, les visites duraient 30 minutes, une seule lettre pouvait être écrite tous les six mois en Anglais ou en Afrikaan, les lettres ne pouvaient contenir que 120 mots. Les prisonniers avaient 3 repas par jour, le petit déjeuner à 6 heures, le déjeuner était pris à 10 heures et le dîner était servi à 1 heure. Tous ces repas étaient légers mais différents suivant les races Asiatiques, Métis et Noirs, les noirs étaient les plus méprisés alors leur nourriture était moindre que les autres populations. Cette discrimination était faite afin que les prisonniers se haïssent entre races mais malgré tout les prisonniers restaient solidaires entre eux. Notre guide nous a fait cas de toutes les tortures dont les prisonniers subissaient de la part des gardiens,

On faisait creuser un trou par les prisonniers dans lequel on plaçait un prisonnier vivant, on remblayait le trou de terre en laissant uniquement la tête hors du sol et on jouait avec la tête comme avec un ballon. L’horreur a son comble lorsque le prisonnier enseveli épuisé demandait à boire, les gardiens urinaient sur lui afin de le blesser encore plus moralement. En cas de fouille les gardiens se plaisaient à des supplices corporels, ils faisaient se pencher le prisonnier afin de regarder Dans son anus et bien d’autres sévices irracontables humainement. Dans chaque bâtiment il y avait un leader chargé de faire remonter les problèmes du groupe auprès de l’administration, bien sûr

Les doléances n’étaient jamais pris en compte. A partir de 1978 quand les prisonniers ont commencé à faire la grève de la faim, quelques progrès de détention se sont améliorés comme la possibilité de porter une chemise et un pantalon en hiver, les travaux forcés ont été abolis, les prisonniers avaient droit à 3 visites par semestre. En 1979 les lits avaient droit de citer dans les dortoirs, le droit de lire le journal était autorisé, les horaires des repas devenaient plus conformes dans la journée, le droit de prendre une douche une fois par semaine, le droit de visite chaque mois était donné, le droit au sport était accordé à l’extérieur des bâtiments en 1986 on disait que le centre pénitencier de Robben Island était devenu un hôtel 6 étoiles dont notre guide nous certifie que la vie ici restait très difficile. Après le guide a répondu aux questions des visiteurs dont voici la synthèse : tous les gardiens étaient blancs, aucune femme n’était détenue à Robben Island, aucun prisonnier n’a réussi à s’échapper de robben Island, un prisonnier serrurier de son état avait réussi à confectionner un passe afin d’ouvrir les chambrées et de provoquer des réunions pour ce fait il a été emprisonné à vie, l’administration avait calculé cet endroit d’emprisonnement au milieu de l’océan Atlantique afin d’anéantir toute tentative d’évasion. Ensuite nous avons visité le bâtiment de très haute sécurité où était détenu les grands leaders politiques dont Nelson Mandela, devant le bâtiment se trouve une cour dans laquelle installés dans de petits boxes ils cassaient des cailloux avec des masses sans pouvoir se parler. En 1969 lors d’une visite de la croix rouge, l’administration par une supercherie a transformé ce travail forcé en un atelier de confection de vêtements, dès la visite de la croix rouge terminée les prisonniers sont redevenus casseurs de cailloux. Nous avons passé plusieurs portes fermées à triple tours qui mène à un couloir qui de chaque côté se trouvent les cellules dont la cellule numéro 5 qui a été pendant 18 ans occupée par Nelson Mandela. Dans ce bâtiment chaque prisonnier était isolé dans sa cellule alors que dans les autres bâtiments les prisonniers vivaient en dortoir. Une cellule mesure 2 mètres sur 1,50 mètres avec une toute petite fenêtre barricadée, chaque cellule avait un mobilier très restreint une paillasse avec une couverture, un petit meuble au mur avec trois portes, un petit banc, une gamelle et un seau hygiénique. Nous sommes ressortis du pénitencier en franchissant plusieurs enceintes puis des clôtures de fils barbelés, comme le soleil était au rendez-vous nous sommes repartis aux pas de course au petit port pour prendre le bateau qui doit nous ramener au Cap. Après cette visite où l’on s’aperçoit que l’homme est très imaginatif pour blesser et casser son semblable, nous avons préféré  faire le retour à l’extérieur du bateau en regardant l’île de Robben Island s’éloigner, quel devait être l’état d’esprit des prisonniers qui faisaient ce trajet en laissant derrière eux leurs compagnons de lutte finir leur peine alors qu’eux recouvrait la liberté. Après avoir débarqué à Waterfront nous avons fait quelques emplettes dans le centre commercial puis nous avons dîné dans un restaurant en bord de quai. Ensuite nous avons rejoint notre hôtel, après avoir préparé nos bagages nous sommes descendus au bar de l’hôtel pour y boire un brandy

Avant de se coucher.

 

« 6 » Le sixième jour nous avons été réveillés par des tourterelles et des enfants qui chantaient dans la rue, c’est avec un grand soleil que nous avons quitté notre hôtel. Nous avons commencé notre excursion par la visite du quartier Malais ou des musulmans du cap, c’est le quartier le plus ancien de la ville, il date des années 1760. Les maisons sont à toits plats, elles sont peintes de toutes les couleurs rose, vert pistache, framboise, mauve et jaune citron, elles sont très fleuries, elles sont occupées par la population Métisse que l’on appelle Malaise d’origine musulmane. Les Métis sont souvent protestants ou chrétiens mais quand on les appelle Malais ils sont de confession musulmane. Ce quartier possède la plus ancienne mosquée d’Afrique du Sud qui date du XVIII.me siècle, toutes les personnes qui habitent ici sont les descendants des esclaves arrivés à partir de 1657 pour travailler à la compagnie des Indes Hollandaises, ils venaient de Malaisie, de Madagascar, d‘Indonésie, de Ceylan plus tard de Guinée et d’Angola. Aujourd’hui la municipalité a entrepris la restauration de ce quartier complètement détruit pendant l’Apartheid à part le cœur du village avec ses très jolies maisons restaurées. Les esclaves ont beaucoup influencés la vie du Cap notamment dans le domaine culinaire avec l’apport de nombreuses épices, le plat traditionnel de la province Ouest du Cap est le boboti plat à base de viande hachée avec des raisins secs, du curry, du vinaigre de fruits et ceci sur un lit de riz jaune avec de l’œuf. C’est le plat unique que confectionnaient les esclaves où le sucré et le salé composés leur nourriture disposée dans une même assiette. Beaucoup d’autres plats comme les brochettes arrosées de sauces piquantes ont été apportées par les esclaves, l’appel à la prière se fait toujours par l’imam, les Malais sont très pratiquants, il existe certains petits problèmes avec les musulmans fanatiques surtout depuis le 11 septembre 2001. Ensuite nous avons traversé le quartier qui se trouve au pied de la montagne du Signal dont les nouveaux immeubles sont de styles modernes, nous entrons de nouveau dans la ville du Cap où fleurissent de grands buldings mais on a toujours la sensation d’espace grâce à la présence constante de végétation. Dans certaines rues nous pouvons appréhender plusieurs styles d’architecture, Victorien, Art-Déco et moderne avec des vitres teintées. Nous avons pu remarquer que tous les quartiers de la ville du Cap sont très propres avec des rues très larges, les rues du quartier Malais sont entièrement pavées. Nous longeons le bord de mer toujours dominé par la montagne de la Table dont nous apercevons le téléphérique qui monte à son sommet, nous circulons sur 2 avenues principales qui vont être baptisées des 2 noms prix Nobel de la paix que sont Messieurs Mandela et de Kklercke. Nous passons devant l’opéra du Cap où sont donnés de nombreux spectacles d’opéras et de danses classiques, sur un énorme carrefour routier est implanté un jet d’eau dont le débit varie suivant la puissance du vent. Nous contournons la gare où beaucoup de noirs empruntent les trains pour rejoindre leurs bidonvilles, il existe des taxis collectifs et un réseau de bus, on envisage le projet d’une ligne de tramway à l’intérieur de la ville. Le quartier de la gare est le lieu de trafic en tout genre où un marché n’est pas très bien fréquenté. Nous nous arrêtons devant le château de Bonne-Espérance construit en 1666 pour remplacer la construction de Jean Van Reebecke faite de mottes de terre, le château a été édifié sur ordre du second gouverneur du Cap Zacarias Weckner. A l’origine l’entrée du château était face à la mer, mais par mauvais temps l’accès au château devenait dangereux, on a donc décidé de fermer cette entrée pour la faire de l’autre côté où l’on peut apercevoir la cloche. En face du château se trouve l’ancien hôtel de ville construit en 1906 de style renaissance Italienne, c’est du balcon de cet édifice que Nelson Mandela élu premier président noir de la république a fait son premier discours. Nous passons devant une immense place sur laquelle les armées Sud Africaines venaient faire leur parade devant le public après l’avoir répétée dans un immeuble qui jouxte l’ancien hôtel de ville. De très beaux immeubles bordent les avenues, ils sont occupés par des administrations, des compagnies privées et quelques-uns uns sont consacrés à l’habitation, beaucoup de bâtiments sont en rénovation afin d’embellir le centre ville. Nous nous sommes rendus au jardin de Jean Van Reebecke près de la maison du parlement, c’est dans ce jardin que la compagnie des Indes Hollandaise avait établi un potager afin de ravitailler les bateaux qui faisaient escale entre la Hollande et les Indes. Ce jardin implanté en plein cœur de ville est un havre de paix où la végétation est reine et où les oiseaux enchantent les allées de l’immense parc. Nous marchons dans une large allée entourée de chênes, des agapantes, des palmiers, des bambous, des ficus dont un qui a un tronc de 10 mètres de circonférence, des bananiers, des canas, des frangipaniers, des massifs de youkas et de nombreux massifs de fleurs. Des écureuils traversent devant nous dont des enfants donnent des cacahuètes à grignoter dans leurs mains. Ces enfants sont tous en uniforme comme tous les écoliers Sud Africains, ceux-ci sont tous blancs et ils parlent Afrikaan. Une statue est érigée à l’honneur de Cecil Rhodes qui a marqué l’histoire de l’Afrique du Sud, il a été premier ministre au Cap en 1890. Cecil Rhodes a été le fondateur de la Rhodésie aujourd’hui le Zimbabwe,

fondateur de la Debers qui exploite les champs de diamants, les mines d’or

d’Afrique du Sud. Il a créé une compagnie de bateaux et il possédait également de nombreuses fermes fruitières sur le Cap. Le rêve de cet homme était de créer une ligne de chemins de fer entre le Cap et le Caire avec tous les pays Africains sous le drapeau britannique. Il est venu en Afrique du Sud à l’âge de 16 ans pour des raisons médicales, son frère possédait une ferme de coton dans le Natal

qui était en déclin, ils s’en séparèrent pour partir vers les mines de diamants. C’était un homme très intelligent qui a bien su s’entourer, il est devenu le plus grand propriétaire et l’homme le plus riche d’Afrique du Sud. Cecil Rhodes est mort en 1902 à l’âge de 49 ans, son mémorial se trouve au Cap construit par son ami architecte Herbert Becker, ses dernières paroles ont été « tant de choses à faire et si peu fait » il est mort dans son cottage sur la plage de Bouldairs. Tout son argent est dédié aux étudiants qui vont étudier à Oxford, toutes ses terres qu’il possédait, il en a fait don à la nation Sud Africaine. Cecil Rhodes n’a jamais été aimé des Anglais, pourtant il a toujours fait pour son pays, d’ailleurs sa statue le représente le doigt tendu vers l’Angleterre qui signifie  « votre arrière pays est ici ». Pour cecil Rhodes son pays était l’Angleterre les écureuils que nous avons pu voir et certains oiseaux ont été amenés par Cecil Rhodes d’Angleterre pour se sentir mieux ici. Il est passé à côté de son rêve, c’est vrai que beaucoup de pays Africains qui étaient sous le drapeau Britannique mais il a eu un énorme problème, le président Paul Kruger qui était président de la province du Transvaal qui était à cette époque un état indépendant. Cecil Rhodes a tenté un raid contre le Transvaal, malheureusement le raid a été dénoncé et Cecil Rhodes a été obligé de démissionner de son poste de premier ministre car il n’était pas appuyé par les autorités supérieures. Paul Kruger est mort en Suisse, il avait demandé de l’aide à la France pendant la guerre des Boers qui lui a été refusée. A proximité de la statue de Cecil Rhodes est située une volière avec des pigeons et des perruches, nous déambulons au travers de massifs de fuchsias et d’hortensias. Nous apercevons une fontaine qui alimente un bassin parsemé de nénuphars entourée de massifs de rosiers buissons. Dans une fontaine est dressé un cheval avec de chaque côté deux hommes nus Castor et Polux, qui se tiennent la main au-dessus du cheval. Cette statue représente le peuple Sud Africain Anglais et Afrikaan qui se sont battus pendant la première guerre mondiale, il y a le même monument qui se trouve à Prétoria. Près de la galerie d’art qui se trouve dans le jardin de Jean Van Reebecke est installée la statue du général Smuts, nous passons devant le musée Sud Africain

pour sortir du jardin. Nous marchons dans le quartier des ambassades où de nombreux écoliers circulent afin de se rendre au jardin très prisé et d’une propreté exemplaire, nous rejoignons l’autocar qui doit nous conduire à la ferme des autruches. Nous sortons de la ville du Cap où sont installés de multiples sociétés industrielles, nous longeons une ligne de chemins de fer, sur une presqu’île sont construites de petites maisons. Nous dirigeons vers la région de blueberg qui est entrain de se développer, beaucoup de jeunes couples viennent s’installer ici car c’est un endroit très calme et agréable mais moins cher que de l’autre côté de la ville du Cap en allant sur le petit port de pêcheurs de Hout Bay. Cette région bénéficie d’un vent très violent, c’est pour cela que le développement de la ville du Cap s’est plutôt effectué au sud qui est moins venté. Nous traversons une ville où la vie est moitié moins chère qu’au Cap

dans tous les domaines, les rues sont bordées de petites maisons avec des jardins très bien entretenus, des pauvres font les poubelles installées devant les habitations avant que les éboueurs passent. De nombreuses Africaines marchent sur le bord de la route avec d’énormes charges qu’elles ont récupérées et qu’elles amènent dans leurs bidonvilles.

Nous passons devant une raffinerie, l’eucalyptus est toujours de mise, on aperçoit un homme à cheval, une piste où l’on pratique le sport automobile puis on commence à voir des sacs en plastique qui annoncent que nous approchons d’un township.

Nous arrivons dans une région céréalière où les champs sont à perte de vue jusqu’aux collines, les exploitations agricoles s’étendent en moyenne sur 100 hectares où le maïs est le plus cultivé. Nous quittons la route principale pour traverser une forêt d’eucalyptus où des jeunes filles très dénudées et provocantes attendent les clients, ce n’est pas le bois de Vincennes ou le bois de Boulogne mais c’est le bois du Cap. Les filles proposent leur charme pour 20 à 50 Rands, par comparaison une heure de ménage rapporte 10 Rands ou 1 euro. Nous commençons à apercevoir le domaine qui élève les autruches avec toujours en toile de fond la montagne de la Table et la plaine inondée de champs de céréales. Nous arrivons à la ferme d’autruches où un guide va nous faire une visite guidée, nous sommes accueillis par le cri des paons, dans la cour sous un arbre est tombé un nid de tisserins que l’on nous fait toucher. Nous visitons le musée attenant à l’atelier où on travaille les peaux, la peau d’autruche en qualité arrive juste après la peau de crocodile. La peau d’autruche est parsemée de petits trous qui correspondent à l’emplacement des plumes que l’on coupe à l’aide de ciseaux très durs. Un cerveau d’autruche pèse 40 grammes, un œil 60 grammes, elles possèdent des oreilles, des narines et des ailes qui ne leur servent pas. Le mâle pèse 150 kilogrammes et la femelle 60 kilogrammes, pour pouvoir digérer, il faut leur donner 1 kilo et demi de cailloux par jour, elle a une très bonne vue qui peut porter à 3 kilomètres. Une autruche peut vivre 70 ans, elle court à 80 kilomètres heures, elle possède 2 orteils le plus gros pour l’équilibre et l’autre pour se défendre. On nous fait toucher un squelette et un oeuf qui pèse 1 kilo et demi. Les Africains du désert du Kalahari se nourrissent des œufs et la viande, se servent de la coquille comme récipients et s’habillent avec la peau et les plumes. L’autruche ne connaît pas son maître pour lui prendre son oeuf qu‘elle pond tous les 2 jours on doit attendre qu’elle s’éloigne. Nous continuons la visite dehors, dans la cour il y a des bougainvilliers on s’approche des autruches, il y a aussi des émeus des chevaux et des tortues, nous donnons à manger aux autruches du maïs en tendant notre main bien à plat puis certains du groupe monte sur le dos d’un mâle appelé Jean-Pierre. A midi nous mangeons au restaurant de la ferme des produits à base d’autruche, nous avons pris le café en terrasse sous un soleil radieux. .

Ensuite nous reprenons la route pour rejoindre l’aéroport du Cap, il y a beaucoup de petites maisons construites par le gouvernement et vendues aux personnes ayant de petits moyens entre 16 et 18 mille ronds  par un prêt sans intérêt, normalement les intérêts pour acheter sont à 16%. En cas de divorce l’homme est obligé de prendre en charge une partie de l’éducation des enfants et on applique de plus en plus la garde alternée, en payant 400 ronds on peut être divorcé à l’amiable dans le quart d’heure qui suit. Une femme de ménage qui gagne 10 rands de l’heure est très bien payée. Nous commençons à entrer dans la banlieue du Cap où se confondent les complexes industriels, les petits immeubles de 3 étages très mal entretenus, des townships et tout à coup par miracle au milieu de la misère un casino avec un superbe complexe hôtelier. Nous avons remercié notre chauffeur Mali et notre guide Laurence qui dès notre arrivée a tout compris de notre handicap, par ses descriptions du paysage et la connaissance de sa belle région elle nous a permis de découvrir la côte d’Azur Sud Africaine tout en nous expliquant le passé, le présent et l’avenir qui doit être l’espoir des jeunes générations. Nous aurions souhaité que Laurence nous accompagne tout au long de notre séjour mais comme elle a la passion de son métier, elle nous a confié que professionnellement elle ne connaissait pas assez le Nord de l’Afrique du Sud et que sa collaboration se terminait ici. Nous arrivons à l’aéroport, nous décollons à 16 heures, après deux heures de vol nous avons parcouru les 1800 kilomètres qui séparent la ville du Cap à Durban. Nous sommes accueillis par un bus de fortune avec une remorque pour transporter nos bagages à l’hôtel Tropicana qui est situé sur la plage qui se baigne dans l’océan Indien. En fait dans le bus se trouvait notre nouveau guide Edmond qui n’avait pas souhaité se présenter prétendant que le bus ne possédait pas de micro. Après notre installation dans nos chambres, le dîner à l’hôtel Edmond a daigné se présenter et nous a présenté le programme du lendemain en composant avec l’absence de micro dans le bus.

 

« 7 » Le septième jour a été consacré à la visite de Durban mais vu l’impossibilité de commenter la ville depuis l’autocar qui ne possédait pas de micro, nous avons fait un circuit dont le thème était les grands hommes qui sont passés à Durban.

Durban

anciennement Port Natal

Localisée dans la province du Kwazulu-Natal, Durban est la deuxième ville

d’Afrique du Sud avec 3 200 000 h. (1995), dont 72 % de Noirs, 17 %

d’Indiens, 9 % de Blancs et 2 % de Métis. De part et d’autre de la baie où

les Anglais fondèrent un comptoir en 1824, la ville s’étire dans la plaine

côtière du Natal sur plus de 50 km et occupe, vers l’ouest, les collines

gréseuses dont la forêt tropicale humide climatique a été défrichée (les

précipitations atteignent 1 000 mm par an avec une saison sèche de mai à

octobre).

Le premier employeur de l’agglomération demeure l’industrie

manufacturière, localisée dans les banlieues sud à proximité du deuxième

port sud-africain (26 300 000 t en 1995). Toutefois, on recense 40 % de

chômeurs (1995), surtout concentrés dans les aires périphériques noires

qui rassemblent, dans un habitat illégal, la moitié de la population

totale. Les quartiers résidentiels blancs s’étendent sur les collines

centrales avec de très faibles densités et sont encadrés, au nord et au

sud, par deux townships indiennes. L’extension spatiale de la ville, sa

ségrégation héritée de l’apartheid et le sous-équipement des périphéries

noires posent de redoutables problèmes d’urbanisme (transports, coût des

infrastructures, intégration résidentielle). Avec ses magnifiques plages

et l’aménagement du front de mer en espace récréatif et de loisir

(opération décidée en 1994), Durban dispose cependant d’atouts pour

redevenir un pôle touristique majeur.

Arrivés près de l’ancienne gare de Durban, nous sommes descendus de l’autocar au milieu d’un marché Africain, le centre de la ville grouille de monde, de bruits et de circulation. L’ancienne gare a été mise en service en 1892 à l’époque de la découverte de l’or à Johannesburg, on a donc construit une voie de chemins de fer entre les 2 villes distantes de 600 kilomètres. Cette gare en briques rouges et au toit pointu n’aurait jamais du être amenée à Durban, elle a été fabriquée en Angleterre comme toutes celles des colonies Anglaises. Deux gares avaient été commandées en même temps, celle de Durban et une pour une ville du Canada, au chargement dans les navires il y a eu inversion dans les expéditions, c’est pour cela que la gare de Durban à le toit pointu pour la neige du Canada et que la gare du Canada à un toit plat pour le style de l’océan Indien. C’est de cette gare de Durban qu’en 1893 que Mohandas Gandhi dit le Mahatma « La grande âme » a pris le train pour Johannesburg afin d’aller soutenir les Indiens à qui les Anglais interdisaient de faire du commerce. Une plaque inaugurée par Monsieur Mbeki en 1994 relate cet événement dont voici un extrait : « Le Mahatma Gandhi 1869-1948 a décidé d’entreprendre sa lutte contre toutes formes de discriminations et d’oppression lorsqu’il est monté à bord d’un train à la gare de Durban le 7 juin 1893.

Son éviction forcée du train à Peitermalitzburg situé à 90 kilomètres de Durban sur base de sa race a eu une profonde influence sur la philosophie de Gandhi, sur sa vie et son avenir. Il a précisé que sa décision de consacrer sa vie à la cause de la justice et de l’égalité humaine provenait de cette expérience, ma non-violence active a commencé ce jour-là. La philosophie de la résistance par la non-violence à laquelle Gandhi a souscrit est devenue une puissance force de l’oppression partout dans le monde. La vérité et la non-violence comme armes, Gandhi a apporté une contribution importante dans le long et courageux combat mené contre la discrimination raciale en Afrique du Sud. Aujourd’hui Gandhi est reconnu comme un des plus grands leaders de ce siècle, son message a toujours autant de valeur aujourd’hui que lorsqu’il a dit pour la première fois , la non-violence n’est pas une vertu de cloître, ce n’est pas un idéal impossible elle peu être pratiquée par des millions de personnes parce qu’elle est la loi de notre espèce, c’est la force d’âme qui est en chaque être humain, c’est une prérogative de l’homme est un droit de naissance, le chemin de la vraie non-violence demande plus de courage  que la violence. » Cette plaque a été inaugurée le 2 octobre 1994 pour le 125.ème anniversaire de Gandhi, on peut dire que Gandhi a commencé son long destin en arrivant dans cette gare. Nous avons gravi les marches de la gare dont l’intérieur est tout en marbre, les étages supérieurs de l’ancienne gare sont occupés par le Consulat des Indes. Gandhi n’a pas laissé beaucoup de citations mais celle gravée dans le socle de son buste dans le hall de la gare est sûrement la plus importante « ma vie est mon message. » Gandhi n’a jamais voulu être politique, d’ailleurs il a laissé la place à Nehru, Gandhi a certainement fait des erreurs mais c’était un homme intègre, c’était un homme fait d’idéal même au sein de sa propre famille car par exemple il voulait l’abolition des castes. Les Indiens arrivés dans la région de Durban provenaient du nord des Indes près de la frontière du Pakistan, ils étaient venus comme esclaves pour la culture de la canne à Sucre. Gandhi était venu en Afrique du Sud comme magistrat défendre la cause des Indiens, il n’obtiendra rien des anglais mais le général Smuts lâchera beaucoup de leste. Gandhi Indien mais pas Hindou est resté en Afrique du Sud jusqu’en 1914 où il est retourné en Inde pour défendre la même cause qu’il était venu combattre ici. Gandhi a été assassiné en 1948 par un de ses propres artisans, Gandhi voulait céder du terrain aux musulmans et pour cela il préconisait d’abolir les castes

Dont le droit des intouchables. Gandhi a fini pauvre et heureux d’être pauvre dans son idéal il avait partiellement réussi ce qu’il voulait, en fait c’était un grand homme. Ensuite nous avons rejoint la cohue des rues au milieu des étales sur les trottoirs, des sifflets des gens pour intercepter les taxis collectifs et le bruit incessant de la circulation. Nous passons devant la poste centrale de Durban où une queue de plus de cent personnes attend patiemment leur tour avant de pénétrer dans la poste, les Africains disent que nous avons la montre et eux le temps. La poste est un bâtiment avec de superbes colonnes, c’est l’ancien hôtel de ville qui a servi jusqu’en 1910, en face de la poste se trouve la toute nouvelle mairie de Durban plus loin nous verrons l’hôtel de ville qui date de 1910. Sur le bâtiment de la poste ancien hôtel de ville est placée une plaque en bronze qui dit « dans ce bâtiment la convention nationale qui a amené la création de l’union Sud Africaine a tenu ses premières séances du 12 octobre 1908 au 5 novembre de la même année. » Edmond notre guide baroudeur essayait de nous faire comprendre que les premiers Hollandais de la compagnie des Indes avaient mis le pied sur un territoire vierge de toute civilisation, il oubliait tout de même que les Bushmems vivaient dans la région du Cap. Après dans son délire il nous pris à partie en disant que le problème de la colonisation était le fait des Français tout d’abord sous Louis XIV à la révocation de l’édit de Nantes en 1685 puis sous Napoléon les Anglais chassèrent les Boers de la région du Cap car les Anglais avaient peur que dans son hégémonie Napoléon Bonaparte installe un des siens à la tête de la colonie du Cap. Il y a peut-être du vrai dans l’analyse d’Edmond mais chaque fois il oublie de rappeler que les Hollandais, les Français et les Anglais se combattaient sur un territoire où une civilisation était présente les Bushmems dans la région du Cap, les noirs Africains depuis le XII.me siècle au-dessus du fleuve Orange. Dans le même quartier nous nous sommes arrêtés devant une nouvelle plaque en bronze commémorant le premier discours de Watson Churchill le 23 décembre 1899. Churchill dont le père avait fait fortune en Afrique du Sud par des moyens plus que douteux a été envoyé par son journal Anglais en Afrique du Sud comme correspondant de guerre afin qu’il relate la seconde guerre Anglo-Boers. Churchill Winston a pris le même train que Gandhi à Durban pour se rendre sur le front des combats, en route, il a été appréhendé dans son wagon avec un fusil dont il faisait usage contre les Boers. Les Boers l’ont fait prisonnier, amené à Pretoria où il n’y avait pas de prison on prit la décision de l’enfermer dans un pensionnat de jeunes filles. Churchill bien sûr s’évada très vite de sa geôle, dans sa fuite il a failli se noyer dans la rivière à Pretoria, il prend un train pour Widbank et avec l’aide de complices il rejoint Maputo pour s’embarquer sur un navire en direction de Durban. Arrivé à Durban le journaliste combattant a fait un discours à l’endroit même où est située la plaque, ce fut son premier discours politique de sa longue carrière. Autour du lieu où Churchill débuta sa vie politique est installé un marché de fruits et légumes, nous continuons à marcher dans la ville de Durban où il faut vraiment tendre l’oreille pour entendre notre guide à cause du bruit ambiant. Edmond l’Africain nous a fait un arrêt de quelques secondes pour nous indiquer la présence de la statue de la reine impératrice Victoria en la nommant de trois syllabes inadmissibles de la bouche d’un guide touristique. Puis il tourna les talons en se dirigeant vers un lion qui ressemble à celui de Belfort avec un ange sur le dos, ce lion commémore tous les Boers tués pendant la seconde guerre anglo-Boers de 1899-1902. Ensuite Monmond le blanc se prosterna devant la statue du Général Smuts qu’il a promu maréchal, c’est le seul qui soit représenté dans plusieurs villes au cap, à Durban et à Johannesburg, les autres sont uniquement représentés dans leur région. Les parents de Smuts étaient paysans dans la région du Cap, ils avaient décidé d’envoyer le frère aîné du futur général à l’école au Cap car ils n’avaient pas les moyens de faire suivre des études à plusieurs enfants. Malheureusement le frère mourut alors que Jan Smuts avait 12 ans, les parents décidèrent donc de donner la chance d’étudier au jeune Jan. A 26 ans il revient d’Angleterre avec le diplôme d’avocat en poche, garçon très intelligent il va être nommé ministre dans le gouvernement de Paul Kruger, il devient général dans l’’armée Boer.

L’armée Boer est une armée unique au monde, elle est constituée de volontaires qui ne sont pas payés ni nourris, d’ailleurs un colonel de l’armée boer était un ancien commandant de la légion étrangère qui s’était enrôlé dans l’armée des Boers. Les soldats boers étaient autonomes, ils

Fallaient qu’ils s’approvisionnent eux-mêmes en munitions, par contre si un plan de bataille ne leur plaisait pas ils pouvaient le discuter. Les soldats élisaient les sous-officiers qui élisaient les officiers, l’état major été désigné pour une moitié par les officiers et pour l’autre moitié par le gouvernement. C’est comme cela que Jan Smuts a été nommé général de l’armée boers par ses hommes, l’armée Boer va résister pendant 3 ans aux Anglais malgré leur infériorité 1 pour 10. Les Boers ont lâché devant les camps de concentration mis en place par les Anglais qui ont dépensé une fortune pour mettre la main sur les mines d’or. Jan Smuts a donc été avocat, général, maréchal, premier ministre de l’union Africaine et également philosophe, il a écrit 80% de l’actuelle charte des nations unies. C’est Jan Smuts alors ministre de l’intérieur de l’union Sud Africaine qui a cédé du terrain à Gandhi malgré leur opposition politique tous les deux se respectaient. Jan Smuts est né en 1870 et il est mort en 1950, il a donc connu les 2 guerres Anglo-Boers, la création de l’union Sud Africaine, les 2 guerres mondiales et le début de l’Apartheid en 1948. La statue le représente entrain de recevoir les clefs de la ville de Durban par son maire des fresques entourent la statue qui relatent tous les épisodes de la vie de Jan Smuts. Lors de la première guerre mondiale les Boers tellement écœurés de la défaite de la guerre contre les Anglais en 1902, ils voulaient s’allier aux Allemands afin de combattre les Anglais, Jan Smuts les a rappelé à la raison pour qu’ils acceptent de combattre l’Allemagne. Nous sortons du parc pour s’engager dans de grandes avenues, nous apercevons des mendiants noirs ou blancs dans la rue, les personnes sont habillées à l’occidentale, par rapport au Cap la misère est au centre de la ville, les habitants des villes du Cap et de Durban ne s’apprécient pas du tout. Ensuite dans un square nous sommes passés devant une plaque en bronze en l’honneur du capitaine Alan Gardiner qui était capitaine de vaisseau de sa majesté, pendant qu’il effectuait un voyage sa femme et ses enfants ont été tués. Après ce drame il va se faire pasteur anglican et il va venir en Afrique du Sud non plus comme marin mais comme missionnaire Anglican. Il s’établit en 1834 dans un petit village sur la côte de l’océan Indien dont il va donner le nom du gouverneur de la colonie du Cap Durban. En fait le gouverneur d’origine huguenote s’appelait d’Urban, éveillé par cette reconnaissance le gouverneur d’urban va s’intéresser à cette partie de l’Afrique du Sud. D’urban va donc investir la province de Durban où les Boers avaient déjà pacifié la population, c’est un fait réel comme partout les Anglais laissent faire le travail aux autres et quand tout est terminé, ils mettent leur grain de sel pour en devenir les maîtres. Le capitaine missionnaire ala Gardiner est mort de faim en terre de feu où il était parti évangéliser la population. En face de la plaque commémorative du fondateur de la ville de Durban se trouve un immense bâtiment de 31 mètres de hauteur avec des colonnades, c’est la copie conforme de l’hôtel de ville de Belfast. En 1910 la ville de Durban n’avait pas beaucoup d’argent, elle voulait un nouvel hôtel de ville pour remplacer celui qui est devenu la poste centrale de Durban. Pour économiser les frais d’architecte et les problèmes de construction, on demanda l’autorisation aux autorités de construire le même hôtel de ville de Belfast à Durban, ce qui fut accepté. Ensuite nous passons devant une plaque commémorative du centenaire du Natal inaugurée en 1924 qui dit « dans ce voisinage le lieutenant Faraweld et d’autres colons ont résidé en 1824 dans ce lieu. » Le capitaine Gardener et le lieutenant Faraweld dans leurs pérégrinations pour la marine anglaise, ils s’étaient rendus compte qu’il y avait un énorme marché à prendre ici. A cette époque le commerce de l’ivoire était très florissant, les Anglais ne voulaient pas laisser ce monopole aux Portugais qui occupaient le Mozambique. La présence des anglais est due au royaume Zoulou de Chaca qui a lui-même été constitué à cause de la présence Portugaise et de l’échange d’ivoire. Jusqu’à là les zoulous vivaient en tribus dispersées, Chaca a rassemblé toute la population zoulou afin de créer une nation Zoulou, personne y avait pensé avant car il n’y avait aucun intérêt. L’ivoire a donc provoqué l’organisation du commerce pour contrôler les éléphants, surveiller les territoires et contrôler les populations afin que tout l’ivoire d’éléphants passe par le roi Chaca. La présence de la nation Zoulou provient de la présence des Européens, sans cela il est fort probable qu’il ne l’aurait pas fait puisqu’il n’y en avait aucune utilité. Aujourd’hui en Afrique du Sud il y a trop d’éléphants alors qu’ils sont protégés tout comme le rhinocéros, une femelle rhinocéros vit 40 ans, elle a son premier petit à 12 ans elle est en gestation pendant 6 ans ce qui signifie qu’une femelle rhinocéros n’aura pas beaucoup de petits au cours de sa vie. Une femelle éléphant est en gestation pendant 22 mois, quand son petit à 18 mois la femelle retombe en chaleur et le cycle recommence. Une femelle éléphant peut Avoir 2 jeunes en 6 ans voire 3 en 7 ans alors que la femelle rhinocéros n’en aura qu’un, le parc Kruger peut accueillir 7800 éléphants actuellement ils sont plus de 9000. Ils font des désastres colossaux, un éléphant mange 200 kilos de végétation par jour ce qui pose un réel problème pour la survie du parc. Un éléphant revient toujours à l’endroit où il a vécu, ce qui signifie que l’on a du mal à les déplacer. L’Afrique du sud est frappé d’un embargo sur l’ivoire injustifié car les éléphants prolifèrent à vitesse plus qu’alarmante et l’interdiction d’exporter l’ivoire est très mal ressenti par les autochtones. Nous passons devant la bibliothèque centrale, nous apercevons un bâtiment de style alsacien qui est occupé par le conservatoire de musique, dans le même quartier se trouve aussi le conservatoire de théâtre. Enfin nous avons rejoint l’autocar qui nous a ramené à notre hôtel, puis nous sommes allés manger dans un restaurant en bord de plage pour se remettre de notre matinée tumultueuse.

L’après-midi nous avons rejoint l’hôtel où nous avions deux rencontres programmées une avec une député de l’INKATHA, une seconde avec un responsable d’association d’aveugles Sud Africains. Une fois les présentations faites, le mot de bienvenue Madame la député engagea son discours basé sur la politique générale de Linkatha. L’inkatha est une représentation royale Zoulou, c’est un anneau en raphia que les femmes porte sur la tête afin de porter des charges. L’Inkatha est le parti de la liberté Inkatha qui est essentiellement Zoulou, le roi Salomon a mis en place cette institution qui est devenu un parti politique. Rappelons que les Anglais attaquent les Zoulous en 1879, ils soumettent le royaume Zoulou à l’Angleterre, les Zoulous vont faire partie d’une colonie Anglaise puis de l’Union Sud Africaine donc beaucoup de changement et de bouleversement pour une population qui en était pas demandeur. Le chef du parti Inkatha est le petit fils d’un roi zoulou Mangosuthu Buthelezi qui a repris l’idée du roi Salomon, il a crée une institution culturelle Inkatha. Les partis politiques Africains n’étaient pas autorisés, l’Inkatha derrière son aspect culturel avait une idée politique dont Buthelezi s’est servie. L’Inkatha comme parti se battait pour la liberté des africains et pour obtenir une nation Zoulou basée multiraciale et culturelle. L’Inkatha est devenu le mouvement culturel le plus important du pays avec parallèlement une influence politique fiable parce qu’il était autorisé. Le parti communiste Sud Africain étaient interdits sous le régime de l’Apartheid, en fait l’Inkatha était la seule organisation représentative de la population noire. Buthelezi a travaillé en liaison avec le représentant de l’ANC qui a été prix Nobel en 1960 Albert Luthuli et le leader de l’ANC qui vivait en exil Oliver Tambo.

Oliver Tambo a demandé qu’il y ait une réunion entre les gens de l’ANC et de l’Inkatha à Londres

En octobre 1979. Cette réunion a eu lieu mais il y a eu 2 points de désaccord : l’ANC était pour la révolution alors que l’Inkatha était pour la méthode Gandhi, la non-violence l’ANC prenait également pour les sanctions et le désinvestissement en Afrique du Sud quant à Buthelezi pensait que dans ce cas ce serait les plus pauvres qui en souffriraient le plus. Après cette réunion les 2 organisations se sont séparées, en 1990 quand Philippe de Klerke a reconnu les partis politiques L’ANC a voulu supplanter et anéantir l’Inkatha. A cette époque il y a eu beaucoup de violences entre les 2 partis, l’ANC prétendant qu’il avait fait plus pour la libération. L’Inkatha a été accusé par propagande comme parti violent, en fait les 2 organisations sur ce sujet ne valaient pas plus l’une que l’autre. En 1994 il y a eu beaucoup d’initiatives entre les 2 partis afin de résoudre et de recréer un esprit sain dans le pays. L’ANC a reconnu dans des documents que la plupart des décisions prises par Buthelezi pendant la lutte étaient prises conjointement avec l’ANC à l’époque où ils pouvaient travailler ensemble. L’ANC, L’Inkatha et d’autres partis travaillent ensemble, la politique dans le pays est essentiellement déterminée par l’ANC, dans la région de Johannesburg les 2 partis ont la même histoire pour leurs adhérents communs. De 1992 à 1994 les 2 partis ont négocié dans beaucoup de domaines où l’ANC a accepté quelques compromis comme la présence de gouvernements locaux dans chaque province. L’Inkatha souhaiterait que l’ANC donne plus de pouvoirs aux gouvernements locaux ce qui amèneraient plus de résultats dans la transformation du pays car les décideurs doivent être près de la base. Buthelezi croit que l’Afrique du Sud doit sortir de son marasme par elle-même, refuser le principe Africain d’attendre l’aide

De quelque part, de toute façon les Zoulous sont particulièrement fiers et que l’aide n’est pas leur doctrine. L’afrique du Sud va vers le développement économique et la création d’emplois, cela sera possible si nous insistons sur l’éducation c’est une des différences que nous avons eu avec l’ANC car pendant la lutte l’ANC entraînait les jeunes à la révolution armée car pour eux l’éducation venait après la libération. Pendant cette période trouble la jeunesse a souffert de manque d’éducation alors que l’Inkatha pensait que la libération viendrait automatiquement à partir du moment où on aurait l’éducation. Nous pensons que la criminalité dans le pays est trop importante, nous n’en rendons pas le gouvernement responsable mais il faudrait assister mieux la police et prévoir des programmes sociaux pour aider les jeunes délinquants. Nous pensons que si les policiers étaient mieux payés leur mental serait meilleur. Beaucoup de personnes qui ont été exclus de l’éducation ne parviennent pas à entrer sur le marché du travail, tous les aspects positifs de notre société est la force de travail du peuple Sud Africain. Le  grand fléau reste le SIDA où il faut agir tout de suite et de manière plus importante que le fait le gouvernement si nous voulons arriver à des résultats positifs auprès de notre population. Le gouvernement fait beaucoup de sensibilisation contre le SIDA mais mal ciblé, il faut prendre en compte la culture, les traditions, les mœurs et la vie familiale où on a du mal à parler de la sexualité. Aujourd’hui le viol est en progression sensible, il faut savoir que depuis 1994 la libéralisation des films pornographiques à changer les comportements sexuels. La vente de revues pornographiques se fait en toute liberté dont dans les abris bus à des prix permettant à tout le monde de s’en procurer.

Certains domaines comme l’aide sociale dépend du gouvernement provincial bien que nous travaillons avec le gouvernement national, sous la direction du premier ministre du Kwazulu-Natal qui est Inkatha, ce service social s’occupe des femmes, des enfants

Et des personnes handicapées. La loi d’action sociale de 1992 permet à chaque personne handicapée de percevoir un minimum financier, en 2002 près de 140000 personnes ont perçu cette allocation pour la province du KWAzulu-Natal et près de 12000 parents d’enfants handicapés ont été aidés. Le service social donne aussi des subventions à des instituts privés comme la Croix-Rouge qui représente pour 2001 une somme de 1,5 millions de Rands, il s’occupe aussi de 18 centres pour handicapés et il soutient financièrement des ateliers qui occupent des personnes handicapées. Le service social du Kwazulu-Natal gère également 2 centres pour handicapés lourds dont un pour des aveugles et l’autre pour des handicapés physiques. Après son intervention Madame la député a répondu aux diverses questions dont voici la synthèse : Si au plan national l’Inkatha est minoritaire elle subit donc la loi de l’ANC, par contre c’est l’Inkatha qui Gère le Kwazulu-Natal c’est donc elle qui établit la loi. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans mais on demande une petite contribution (200 rands par an) aux parents qui parfois ont dû mal à acquitter cette somme.

Nous avons remercié notre hôte pour la présentation de son mouvement et son point de vue sur l’avenir de l’Afrique du Sud, pour certaines questions Edmond le dictateur nous renvoyait à l’ANC.

Après une petite pause nous avons accueilli un responsable d’association d’aveugles dont la traduction en simultanée était l’œuvre de Roger. Après des mots de bienvenue, notre ami s’est présenté, il est bénévole dans l’association Sud Africaine des travailleurs aveugles, cette association qui n’est pas un syndicat comme son nom l’indique a été créé, il y a 56 ans, les fondateurs étaient essentiellement des standardistes, le standard était à l’époque le second domaine d’emplois pour les aveugles, la première source d’emploi étant la vannerie et la chaiserie, le but de cette association était d’améliorer la situation de leurs camarades aveugles qui travaillaient en ateliers ou qui restaient à la maison, sous l’Apartheid même association était obligée d’œuvrer que pour des blancs, l’association est gérée par des bénévoles et organisée en filiales, une filiale rayonne sur la province du Kwazulu-Natal, L’association a toujours essayé d’offrir ses prestations aux aveugles de toutes races, l’association gère une imprimerie braille, en braille l’association offre de la littérature

Et toutes sortes de revues, l’imprimerie à cinquante ans, l’imprimerie travaille bien sûr pour l’Afrique du Sud mais aussi pour toute l’Afrique, Aujourd’hui l’association s’est étendue, elle possède plus de filiales et œuvre pour tous les aveugles de l’Afrique du Sud, le budget annuel est de 4 millions de Rands. Aujourd’hui en Afrique du Sud il y a des écoles d’aveugles, des centres qui aident à être autonome ce travail est fait par des organismes spécialisés. L’association se consacre et se concentre sur 4 points : La fourniture de matériel braille, de collecter et de diffuser les informations, aider les aveugles à être indépendant au point de vue économique et défendre les intérêts des aveugles. Notre interlocuteur à espoir que l’organisation Sud Africaine des aveugles deviennent véritablement une organisation démocratique et il est confiant sinon il aurait démissionné du comité, heureusement il y a plusieurs responsables importants qui ont le même désir. Nous ne voulons pas que changer le visage de l’organisation mais le souci d’ouvrir les prestations à tous les aveugles du pays. Le conseil national Sud Africain des aveugles, c’est l’organisme reconnu internationalement pour représenter les aveugles Sud Africains, il regroupe toutes les associations qui sont impliquées dans l’aide aux aveugles. Le conseil national à son siège à Prétoria qui comprend le secrétariat, un centre de formation et de rééducation fonctionnelle avec l’initiation à l’informatique. Le conseil national est actuellement en pleine transformation car auparavant il existait autant de sous-commission que de races mais avant 1994 le centre national avait déjà décidé de renoncer à cette discrimination. Chaque province élit 2 représentants issus des associations de son territoire qui constituent le comité exécutif du conseil national. Aux 18 personnes issues des 9 provinces des experts ayant des compétences particulières forment le centre national, le directeur exécutif du centre national et le second vice-président de l’union mondiale des aveugles. En Afrique du Sud existent 100 organisations autour de la cécité qui sont mal réparties dans le pays, dans le Kwazulu-Natal nous avons deux organisations assez puissantes qui proposent des prestations aux déficients visuels nous avons même 2 écoles pour jeunes aveugles, par contre d’autres provinces sont démunies de tout organisme. Dans les provinces isolées le centre national envoie des travailleurs de développement dont la principale activité est de recenser les personnes aveugles, de les réunir et d’essayer de les rendre indépendants au point de vue économique. En fait l’organisation des travailleurs aveugles et le centre national ont le même objectif pour l’indépendance financière des aveugles mais tous deux travaillent de concert pour le bien être des aveugles. Ensuite nous avons pu converser avec notre ami dont voici le contenu : Les aveugles représentent 0,5 à 1% de la population, les loisirs sont le tandem, le toor-balle, le cricket, des pique-niques et des excursions. Pendant l’Apartheid chaque population avait son organisation particulière, la prestation donnée aux handicapés est dérisoire et c’est pour cela que l’organisation se bat afin d’obtenir une allocation décente, l’imprimerie de l’organisation basée à Johannesburg est entièrement informatisée, les activités des associations sont financées par des dons, les femmes participent à la gestion de l’organisation des travailleurs, les employeurs qui emploient des aveugles peuvent bénéficier de subventions, le centre national incite les provinces à sensibiliser les femmes au militantisme dans les associations car elle veut organiser un congrès féminin en 2003, les jeunes aveugles ont également leur propre organisation depuis l’an dernier, ce n’est que depuis peu que toutes les personnes aveugles ont droit aux chiens guides réservés auparavant aux aveugles blancs, l’adaptation du poste de travail est pris en charge soit par l’employeur, le conseil national, l’aveugle lui-même ou par un prêt remboursable au cours de l’activité professionnelle. Une nouvelle loi stipule que l’employeur doit prendre en charge l’adaptation raisonnable, la loi impose aussi 4% d’handicapés dans le monde du travail. Pour le transport c’est aléatoire car il existe des bus qui parcourent la ville, des mini bus qui couvrent les zones non desservies par les bus mais nous avons des problèmes car le chauffeur de mini bus ne s’arrête pas quand un aveugle ou une personne en fauteuil demande l’arrêt de peur de perdre du temps ou de ne pas être payé, ce qui veut dire que le système de transport n’est pas satisfaisant. La cécité en Afrique du Sud provient surtout de la maladie du glaucome, il y a de très bons ophtalmologistes en Afrique du Sud. La tête bien remplie nous avons remercié le responsable de l’organisation des travailleurs Sud Africains et Roger qui a merveilleusement accompli son rôle d’interprète. En fin d’après-midi nous avons pris la direction du port de Durban qui est le second port d’Afrique du Sud, c’est le premier port Sud Africain en ce qui concerne la manutention. C’est le neuvième port du monde, actuellement il y a 13 bateaux qui attendent pour rentrer dans le port, le port à une profondeur de 13 mètres ce qui permet d’accueillir des navires de plus de 65000 tonnes. Au-dessus d’un massif de 50 mètres de haut est située la capitainerie, un long truc appelait bluff par les Anglais, c’est une partie de terre qui s’avance en mer mais qui ne mène à rien, ce mot a été repris en Anglais et en Français (bluffer) qui signifie qui ne mène à rien. C’est un port artificiel avec une immense digue afin d’éviter l’ensablement du port car le gros problème en Afrique du Sud c’est que 150 millions à 400 millions de tonnes de terre vont à la mer chaque année par érosion. Le port a été agrandi 20 fois, il s’appelait auparavant Port-Natal, le navigateur Portugais Dagama arrive ici le jour de Noël 1498 en route pour les Indes, c’est le premier qui va si loin après le cap de Bonne-Espérance. Dagama arrivé dans cette baie la baptisa Port-Natal car natal signifie Noël en Portugais, d’ailleurs  jusqu’à aujourd’hui le port de Durban s’appelle Port-Natal. Les Européens reviendront dans ce coin qu’en 1824, c’est seulement en 1834 que Durban sera fondé. Le port actuel fait 1854 hectares, le pourtour mesure 21 kilomètres de long, le canal qui mène au port mesure 122 mètres de long, il y a 15 kilomètres de quais, 57 grues et 302 kilomètres de voies ferrées. 4200 bateaux transitent par le port chaque année, on peut entreposer 40000 tonnes de céréales dans des silos à grains, 28000 tonnes de silos à tournesol et un terminal sucrier de 400000 tonnes

L’Afrique du Sud est le quatrième producteur mondial de sucre et le 3.ème exportateur mondial. Après un bon bol d’air marin pris sur la digue nous avons rejoint le restaurant qui se trouve dans le complexe portuaire. Nous dégustons un repas à base de poissons, le restaurant est décoré de filets de pêche et de tableaux maritimes, à chaque fois qu’un bateau entre ou sort du port une cloche sonne dans le restaurant pour en aviser les clients. Bien endurbané nous avons rejoint l’hôtel où avant d’aller se coucher nous avons bu une tisane Bushmeme à base de bois rouge qui a bon nombre de qualités.

 

« 8 » Le huitième jour nous quittons Durban pour la réserve de d’Howick et ses chutes qui se trouve à 100 kilomètres de Durban. Par miracle nous avons hérité d’un grand bus très confortable et Edmond a récupéré un micro qui fonctionne à merveille. Nous allons quitter la plaine pour le plateau intermédiaire où est situé Peitermalitzburg dont l’altitude est de 800 mètres, alors que demain nous serons sur le haut plateau à Johannesburg. La géographie est faite ainsi une plaine le long de l’océan Indien dont l’altitude maximale est de 300 mètres puis on monte sur un plateau appelé intermédiaire dont l’altitude varie entre 600 et 1100 mètres ensuite on trouve le haut plateau qui culmine entre 1500 et 1700 mètres. Peitermalitzburg est la capitale de la province du Kwazulu-Natal, Peiter Retif était le premier ministre des Wortreekers des pionniers et Gaert Malitz était le président, avec le prénom de l’un et le nom de l’autre on a fait le nom de la ville. On a choisi Peitermalitzburg comme capitale car à Durban on connaissait toujours le paludisme, les Wortreekers puis les Anglais ensuite qui se sont installés ici en 1843, les pionniers ou Wortreekers ont fait le travail de pacification et les Anglais en ont récolté le fruit. Nous prenons la direction Ouest pour sortir de l’agglomération de Durban, la végétation est luxuriante par rapport au reste du pays car la région bénéficie d’une pluviométrie de 1000 millimètres d’eau par an. Le paysage est très vallonné, les maisons sont construites parmi les arbres dont l’eucalyptus domine. Nous sommes sur la nationale 3 qui file sur Johannesburg qui se trouve à 600 kilomètres de Durban, la nationale 3 est une autoroute à 4 ou 6 voies voire 8 à l’approche des grandes agglomérations. Nous traversons des villes de banlieue de Durban qui sont des quartiers résidentiels, nous sommes entourés de sapins, de palmiers un peu spéciaux qui poussent en huit jours. Plusieurs arbres Sud Africains poussent en huit jours comme le palmier, le pin ou le sapin qui servent à dissimuler les relais de téléphoniques, ces arbres sont artificiels ils sont conçus en plastique et se fondent très bien dans l’environnement. Nous sommes loin des maisons colorées de la ville du Cap, les maisons de cette région sont de couleurs traditionnelles comme en Europe, les barbelés sont toujours présents afin de protéger les propriétés, nous traversons une zone commerciale où beaucoup de marques européennes sont installées. Ensuite nous circulons dans une partie boisée d’acacias, d’eucalyptus importés d’Australie qui servaient à l’époque à fabriquer les pieux de soutènement des mines d’or de Johannesburg, aujourd’hui les pieux de soutènement sont en acier. Actuellement l’eucalyptus est utilisé pour la fabrication de pâte à papier, le sol est recouvert de gentianes on se croirait dans le massif Jurassien. Chaque année au mois de juin est organisée une course à pied qui relie Durban à Peitermalitzburg, c’est une course très difficile pour sa longueur bien sûr mais aussi par ses dénivelés qui sont de 800 mètres. La terre est rouge car elle contient beaucoup d’oxyde de fer, nous approchons de la vallée des mille collines, nous traversons un pont de 300 mètres de long sous lequel se trouve une vallée recouverte d’eucalyptus. Nous roulons dans une zone agricole où l’on cultive la canne à sucre, l’eucalyptus est toujours présent et on commence à remarquer des jacarandas, l’Afrique du Sud possède 32000 kilomètres carrés de forêts. Cette région est propice à la culture du maïs, grâce à la bonne pluviométrie on fait jusqu’à 3 récoltes par an, au loin nous apercevons une collines dénudée de terre c’est le gros problème de l’Afrique du Sud que nous avons évoqué hier lors de la visite du port de Durban. Nous passons d’une colline à l’autre comme les montagnes russes, la culture de canne à sucre est de plus en plus présente, n’oublions pas que l’Afrique du Sud est le quatrième producteur mondial, la culture de la canne à sucre a été la cause de l’immigration Indienne en Afrique du sud à partir de 1870  c’est pour cela que la communauté Indienne représente une population de 1,2 millions de personnes. La culture de la canne à sucre dans le Kwazulu-Natal a été introduite au XIX.me siècle, les zoulous refusaient de travailler la terre, ils étaient chasseurs ou guerriers mais pas des cultivateurs et de surcroît ils interdisaient à leur épouse de travailler la terre d’autrui. Cette situation à déclencher l’immigration Indienne, les Indiens étaient spécialisés dans la canne à sucre qu’ils cultivaient au Sud de l’Inde, les Indiens sont venus sous contrat puis ils ne sont jamais repartis d’Afrique du Sud. Nous remarquons d’immenses bâtiments de 120 mètres de long chacun dans lesquels on élève des poulets qui sont nourris à la farine de poissons ce qui donne une saveur marine. Nous longeons la voie de chemins de fer que Gandhi a emprunté en 1893 entre Durban et Peitermalitzburg, nous traversons Catowich, Cato étant l’homme qui a fait les plans de la ville de Durban, pour l’honorer, on a donné son nom à cette ville. Nous sommes toujours dans le secteur des mille collines, c’est ici qu’il y a eu les derniers cannibales d’Afrique du Sud, les zoulous de Chaca qui ne voulaient pas les attaquer mais les encercler, ils ont donc fait le siège de 2 collines et pour survivre les cannibales contraints se sont mangés entre eux. La canne à sucre est cultivée toute l’année, il n’y a pas de période spécifique de récolte en Afrique du Sud. Dans les champs de canne à sucre au milieu de jacarandas se cache la ferme pour se protéger du vent. Enfin nous arrivons sur le plateau intermédiaire dont l’altitude est de 800 mètres, nous roulons à travers d’étangs artificiels formés par un filet d’eau que l’on a fermé par un barrage et d’élevages de poulets. L’eau est un grand problème en Afrique du Sud, une année à Johannesburg il n’a pas plu pendant 7 mois et 20 jours, le jour où la pluie est tombée toute la population de la ville était dehors pour danser. Nous arrivons à Peitermalitzburg ville de 250000 habitants, capitale de la province du Kwazulu-Natal qui a une superficie de 92000 kilomètres carrés pour une population de 8 millions d’habitants. Nous sommes toujours sur l’autoroute qui est bétonnée car le goudron fond sous la chaleur, nous longeons une petite rivière remplit d’eau ce qui n’est pas souvent le cas sur le haut plateau à Johannesburg où les lits des rivières sont complètement asséchés. Nous passons à Albertfoosdam c’est-à-dire barrage (dam) des chutes Albert, la région est toujours aussi boisée parsemée

de magnifiques maisons résidentielles aisées. Nous pouvons admirer sur le flanc d’une petite collines des habitations Zoulous, ce sont de petites huttes mises en étage, la plupart sont faites de manière traditionnelle en utilisant des morceaux de bois, des pierres et de latérite, aujourd’hui on a remplacé le toit de chaume par de la tôle ondulée. Ces huttes font 5 mètres de long et 3 mètres de large c’est le style de construction des maisons Zoulous des montagnes car celles de la plaine sont rondes. Nous traversons des forêts de sapins accrochées aux collines qui pour certaines culminent à près de 1500 mètres alors que nous circulons à 850 mètres d’altitude. Pour construire une hutte, on plante des piquets que l’on entrelace avec du bois vert puis on laisse sécher, ensuite on imbrique des pierre dans cette structure ainsi conçue, enfin on enduit le tout avec un mélange de bouse de latérite mouillée mélangée avec de la bouse de vache et de la paille, on obtient un mur que si l’on protège, il devient résistant. Aujourd’hui il est difficile de trouver de la paille, le savoir-faire n’est plus transmis alors on construit en tôle ondulée qui est moins cher, c’est plus pratique, c’est moins d’entretien et c’est plus résistant. Après 2 heures de route nous arrivons à la réserve de Howick qui est entourée par du grillage de 2 mètres de hauteur, les arbres regorgent de nids de tisserins. Nous montons à bord de 4*4, nous sommes dans un décor de brousse avec en fond de vallée un lac artificiel. Tout autour de nous se dressent des montagnes, nous découvrons des zèbres qui gambadent, des springboks avant de rentrer dans la réserve proprement dite. Le Springbok ressemble à un bouquetin, sur le lac on y pratique la voile et la pêche y est interdite, c’est le royaume de l’acacia. Des paillotes ont été installées dans la réserve, nous surprenons un troupeau de gazelles, des pintades, des oies dans un point d’eau et nous entendons le gazouillis des oiseaux. Plus nous roulons la végétation devient plus clairsemée, nous apercevons une soixantaine de daims roux sans tâche puis nous arrivons dans la partie sauvage qui est entourée de clôture électrique. Nous nous engageons sur une piste où bordée d’immense fourmilières qui atteignent un mètre de haut, un rhinocéros traverse devant nous et il s’enfuit en courant assez vite. Toute la réserve est consacrée aux mammifères non dangereux qui se nourrissent essentiellement d’herbe et des branches basses des arbres, un rhinocéros a besoin de 200 kilogrammes d’herbe par jour. Nous contournons un point d’eau asséché d’où s’envole une grue grise, notre véhicule est suivi par des papillons de toutes les couleurs, nous pénétrons dans une zone plus touffue, les acacias sont en fleurs, un écureuil traverse la piste. Après un virage nous nous trouvons nez à nez avec 3 autruches puis nous apercevons des huttes qui servent de gîtes, des springboks sont allongés dans la végétations, des hirondelles survolent la zone, la végétation s’amenuise ça devient plus désertique. Nous croisons des zèbres, des girafes qui se confondent avec la végétation, nous sommes vraiment dans un champ de girafes tellement il y en a les mâles girafes s’interposent entre nous et leurs femelles afin de les protéger. Nous surprenons un groupe d’autruches qui effectuent une sorte de danse en notre honneur puis nous apercevons un nyala qui est une sorte d’antilope

sans corne, nous traversons de la végétation composée de fougères très fines de 2à centimètres de hauteur, le chemin est bordé de chardons. Les arbres sont le refuge des rapaces

qui surveillent les nids de tisserins. Une clairière est parsemée d’œillets sauvages et d’iris, nous grimpons dans un chemin empierré et nous franchissons un petit pont de rondins qui surplombe un petit ravin. Puis nous revenons dans une végétation plus dense, le soleil devient de plus en plus chaud, le ciel est limpide avec aucun nuage à l’horizon, nous admirons des roses de Bourbon, le chemin devient de plus en plus chaotique, nous rejoignons le bord du lac. Le lac est très bleu, la terre est marron, en fond de toile la montagne ressort dans les tons vert, nous roulons au milieu de la verdure dont le chemin est en ardoise. Dans un champ de primevères sauvages des gnous sont entrain de brouter, un gnou est de couleur gris et marron, la corpulence d’une vache et la ressemblance avec le bison. Dans un petit ravin sont installés des kudus, le kudu à la taille d’une biche avec deux bosses et de grandes oreilles puis nous arrivons sur la crête de la colline d’où nous découvrons un splendide panorama avec le lac en surbrillance. Des springboks nous ouvrent le chemin comme la garde républicaine, aux alentours cohabitent des zèbres, des gnous et des impalas à longs poils sous le ventre. Tous ces animaux se nourrissent uniquement avec la végétation présentent dans la réserve, on ne leur donne pas de complément et ils sont en parfaite santé. Nous voici en zébrés notre véhicule est entouré d’une centaine de zèbres dont un est blessé à une patte, une femelle est prête à accoucher, à proximité de la colonie de zèbres nous apercevons des impalas sorte e petites biches avec des rayures noires sur le derrière. Nous revenons près du lac où nous humons de multiples odeurs dégagées par la végétation, un camping est situé au bord du lac dont les berges sont très bien entretenues. Tout le pourtour du lac est parfaitement tondu ce qui procure une plage herbeuse, c’est le paradis du pique-nique, de la bronzette et de tous les jeux de plage. Après de 3 heures de découverte où nous avons pu approcher les animaux à portée d’appareil photos, nous avons rejoint l’autocar pour continuer notre route. A la sortie de la réserve nous pouvons voir un immense troupeaux de vaches composé de différentes races comme des fritz, des charolaises, des montbéliardes etc, à part l’élevage de vaches laitières cette région n’est pas propice à l’agriculture. En Normandie pour nourrir 2 vaches à l’année il suffit d’un hectare, en Afrique du Sud il faut 24 hectares pour nourrir une vache pendant un an, nous comprenons pourquoi les exploitations agricoles Sud Africaines se calculent en milliers d’hectares, en plus l’herbe est de mauvaise qualité. Sur toutes les collines avoisinantes nous apercevons d’immenses plantations de cannes à sucre, la région du Kwazulu-Natal a toujours était un laboratoire naturel à propos des essais de cultures comme le thé, le café, le cacao et le coton dont les résultats ont toujours été désastreux. Dans les années 1860 un directeur du port de Durban remercié quand les Anglais sont arrivé dans la région, comme il avait travaillé avec les Boers il était considéré comme collaborateur. Il s’était aperçu que les Mauriciens cultivaient de la canne à

sucre dans leurs jardins et que le résultat était plus que satisfaisant. Il a donc importé des plants de l’île Maurice qu’il a plantés en plein champ, devant le succès de son essai, il est allé démarcher les banquiers afin que l’on lui prête de l’argent, échaudés par les précédents essais les banquiers ne répondirent pas aux sollicitations du planteur en herbe. Il a donc vendu ses biens personnels afin d’investir dans son projet qu’il développa à merveille, il planta de grandes surfaces en cannes à sucre et il fit fortune. La canne à sucre se plante à n’importe quel moment, 10 mois plus tard on peut la récolter, on ne fait pas de rhum avec la canne à sucre car le gouvernement sous l’Apartheid ne voulait pas que les personnes deviennent alcooliques. On coupe la canne à l’aide de machette, les coupeurs travaillent torse nu mais avant le coupage des cannes on brûle les feuilles car elles sont très coupantes. Le brûlage a d’autres fonctions comme d’éloigner les moustiques qui attirent les grenouilles dont les serpents sont friands, le but premier est de chasser les serpents des plantations. Une fois raffiné, on obtient du sucre, de la mélasse

et de la paille, on élabore du sucre brun en poudre, différents alcools, on fait aussi des planches compressées que l’on utilise comme acoustique car le bois de canne est très léger. La canne à sucre est employée aussi pour le papier de toilette, l’huile, l’engrais  et la canne à sucre une fois exploitée ne procure que 2% de déchets. Nous arrivons à Peitermalitzburg où d’immenses immeubles ornent les avenues, la ville est emmitouflée dans un écrin de végétation.

Nous passons devant la Mairie qui est en briques rouges, le casino

Qui au temps de l’Apartheid, les Luthériens et les Calvinistes en avaient interdit l’exploitation le dimanche qui était le jour du seigneur car c’était un jeu de hasard .  Sous l’apartheid aucun magasin n’était ouvert le dimanche même les stations services. Nous passons devant l’université puis nous sommes arrivés au centre commercial où nous avons pris notre déjeuner.

Dans les faubourgs de Peitermalitzburg sur un trottoir un coiffeur ambulant est entrain d’exercer son art, nous reprenons l’autoroute que nous avons pris ce matin pour continuer notre route vers les chutes d’Howick. Après le repas de midi Edmond nous a remis une couche sur la politique de l’Apartheid qui à son sens n’avait que des qualités à force ça devient de l’acharnement. La région de Howick produit du maïs, l’habitat est très dispersé, des collines boisées de pins nous longeons la rivière bordée de maisons plus que respectables construites de plein pied.

Nous arrivons aux chutes de Howick qui ont une hauteur de 70 mètres mais dont le débit est faible à cette époque, par rapport à son débit maximale délimité par des traces noires sur la roche nous pouvons évaluer à 10% de sa puissance optimale. Les chutes d’Howick sont créées par la rivière Mgeni, près des chutes est installé un dépôt de fertilisants et un centre de traitement de l’eau. Il est 18 heures 30 minutes, nous pouvons admirer un splendide coucher de soleil, à cette époque le soleil se lève à 5 heures du matin. Nous contournons un lac artificiel, nous nous dirigeons vers la rivière aux lions puis nous arrivons au lodge où nous allons passer la nuit. Après un bon repas nous sommes allés prendre l’air au bord du lac où sur la rive opposée était tiré un feu d’artifice, le visage rougi par notre journée ensoleillée de plein air nous avons passé une nuit à la fraîcheur de la campagne.

 

« 9 » Le neuvième jour est consacré au transfert aérien Durban-Johannesburg avec la visite de la mine de diamant de Cullinam.

Nous quittons notre lodge qui se trouve à 1035 mètres d’altitude, cette région profite d’une bonne pluviométrie grâce aux alizés qui poussent les nuages de ‘océan indien. Ces nuages sont stoppés par les reliefs du grand plateau ce qui provoque l’accumulation des masses pluvieuses qui se déversent sur le plateau inférieur. En comparaison la côte Atlantique ne bénéficie pas de cette situation car les vents poussent au contraire les nuages sur l’océan Atlantique, c’est pour cela que l’Ouest de l’Afrique du Sud est désertique d’où le peu d’intérêt pour les colonisateurs de pacifier cette partie du pays. Après 1 heure 30 minutes de route nous arrivons à Durban, nous apercevons une statue érigée en l’honneur de Vasco de Gama, ce monument est surmonté d’une horloge. Nous contournons le port où se trouve le musée maritime de Durban. Nous circulons dans de grandes avenues où sont construites d’immenses tours puis nous faisons un petit crochet par l’hôtel Tropicana dans lequel j’ai oublié un document. Ensuite nous prenons la direction du marché Africain, en chemin nous apercevons la mosquée de Durban qui est la plus grande d’Afrique Australe. Arrivés au marché Indien qui est couvert, nous parcourons les allées entre les étales qui proposent des épices, des fruits et légumes, des souvenirs et produits artisanaux, à l’étage des boutiques négocient toutes sortes de produits ou matériels comme des bijoux, des vêtements, de l’électroménager etc. Une fois les emplettes achetées en marchandant nous reprenons notre autocar afin de rejoindre l’aéroport de durban pour effectuer notre transfert à Johannesburg situé à 600 kilomètres au Nord-Ouest de Durban.

Après une heure de vol tumultueux car nous avons traversé des dépressions ce qui ne nous a pas coupé l’appétit du repas pris à bord de l’avion, nous atterrissons à Johannesburg où une température de 28 degrés nous accueille. Nous sommes passés du niveau de la mer à 1686 mètres qui est l’altitude où se trouve l’aéroport internationale de Johannesburg ancien aéroport Smuts. L’aéroport de Johannesburg est le premier aéroport de toute l’Afrique, 75 compagnies y sont installées. Le haut plateau sur lequel nous sommes est le plus vieux de la terre, il a 2 milliards 500 millions d’années, des volcans sont apparus, il y a 1 milliard 800 millions d’années et 1 milliard 200 millions d’années qui ont percés la croûte terrestre pour former des fameuses mines de diamants que nous allons visiter cette après-midi. Nous sommes dans la plus petite province d’Afrique du Sud appelée Gaudeng qui a une superficie de 19000 kilomètres carrés  sur les 1220000 kilomètres carrés du pays mais la population est de 7,5 millions d’habitants sur les 44 millions que compte l’Afrique du Sud. La province du Gaugeng à une densité de 434 habitants au kilomètre carré alors que celle de la province du Cap septentrional compte 1,9 habitant au kilomètre carré. Cette province du vieux plateau génère 37% du PIB de l’Afrique du Sud et 10% du PIB du continent Africain. Cette province n’a pas de pétrole et n’a plus d’or, c’est surtout grâce aux industries de la région qui génèrent la richesse de la province. Nous faisons connaissance avec Pierrot notre chauffeur, nous  prenons la direction de Pretoria qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Johannesburg, nous traversons une région agricole où l’on cultive le maïs et l’eucalyptus. Nous sommes à la période des pluies car à la saison chaude les nuages parviennent sur le haut plateau, ils éclatent en orages de pluie et même de grêle d’ailleurs c’est ce que nous avons subi peu avant notre atterrissage à l’aéroport de Johannesburg. Il est 15 heures et Edmond nous en remet une couche en nous certifiant qu’avant  l’arrivée des blanches colombes (colons) aucune civilisation ne

Vivait en Afrique du Sud, il oublie simplement les Bushmems au Cap qui ont accueilli les premiers navigateurs, les Zoulous qui depuis le XII.me siècle s’étaient installés dans la région de Durban et des découvertes de restes humains qui remontent à la préhistoire. A l’approche de Pretoria le long de l’autoroute sont établis des lotissements de maisons individuelles, les maisons sont de toutes les couleurs. Autrefois cette zone était le domaine des fermes des Boers, beaucoup de sièges sociaux sont installés dans la banlieue de Pretoria qui forme avec Johannesburg une immense métropole. La transformation du milieu rurale en centre urbain c’est effectué à la fin du XIX.me siècle avec les exploitations minières. Nous passons devant Armes Score fabricant d’armes en Afrique du Sud, suite en 1960 aux sanctions internationales qui ont frappé l’Afrique du Sud à cause de la politique de l’Apartheid dont rappelons-nous que l’Inkatha n’était pas favorable aux sanctions, le gouvernement a décidé de fabriquer des armes pour sa défense. Ensuite nous apercevons le centre qui établit les certificats de label des produits manufacturés, peu avant de traverser Pretoria par l’autoroute nous pouvons voir un immense champ avec des chevaux. La traversée de Pretoria se fait au milieu de complexes sportifs et d’eucalyptus, d’acacias, de jacarandas et le sol est très caillouteux. Dans les champs immenses termitières se sont formées car la termite apprécie la chaleur du haut plateau, les termitières atteignent plus de 3 mètres de haut. Parfois un homme ne peut jamais avoir de chance au cours de sa vie, c’est le cas de Monsieur Treeslow qui possédait une ferme près de Johannesburg sous laquelle dormait une mine d’or. Treeslow n’était que fermier, il ne connaissait rien à l’exploitation de l’or, il a donc vendu sa ferme pour aller s’installer à Pretoria. Après avoir établi sa seconde ferme, on lui a appris que sous son domaine agricole dormait un gisement d’étain et de chrome, Monsieur treeslow n’était que fermier et ne connaissait rien à l’exploitation des métaux, il a vendu sa ferme toujours à un bon prix puis il décida d’aller tenter sa chance comme fermier à Cullinam. Une fois sa ferme construite à Cullinam on lui apprend qu’une mine de diamant se trouve sous les 6000 hectares de son exploitation, cette fois ci il renonce de vendre pour continuer son métier de fermier. Treeslow avertit tout son voisinage qu’il tirera sur toute personne qui approchera sa propriété, on dit même qu’il plantait un arbre chaque fois qu’il apercevait un diamant afin de le préserver. Un entrepreneur de Port-Elisabeth qui s’appelait Cullinam avait voulu faire fortune à Kimberley connu pour ses mines de diamant venu à Pretoria pour exercer son métier d’entrepreneur pour la construction de la nouvelle ville de Pretoria. L’entrepreneur opportuniste trouva un stratagème afin de défier le fermier, nous sommes en 1896 où une épidémie ravage 90% du bétail. L’entrepreneur se fit passer pour un vétérinaire, bien sûr il décela la maladie de 2 vaches du troupeau de Treeslow, lorsque les 2 vaches malades furent sur le terrain visé par l’entrepreneur il dédommagea Treeslow de la terre soit disant contaminée par les bêtes, ce terrain avait une superficie de 10 hectares.

En 1902 la mine Cullinam a commencé a être exploité, le 25 janvier

On va trouver le plus gros diamant du monde que l’on appellera le Cullinam. Aujourd’hui la mine est exploitée par la société Debers multinationale spécialisée dans l’extraction du diamant dans le monde entier. Arrivés sur le site de la mine de Cullinam nous avons visionné un documentaire qui relate la vie de la mine dont voici l’essentiel : la ville de Cullinam a été fondée en 1903, c’est au cours de son éruption que le volcan a fait jaillir des entrailles de la terre du carbone transformé en diamant, les héritiers de Treeslow on vendu en 1902 la totalité de l’exploitation agricole après la guerre Anglo-Boers pour un montant de 132000 livres à Cullinam et un associé, la mine de Cullinam a été exploitée à partir de 1903, la société Debers a été fondée par Cécil Rhodes en 1888, le diamant Cullinam a été découvert à 9 mètres de profondeur, leCullinam plus grand qu’une main d’homme, le gouvernement du Transval acheta ce joyau 150000 livres comme cadeau d’anniversaire au roi Edouard VII, 9 diamants principaux furent taillés à partir du Cullinam de 3106 carats, Les plus gros diamants de 530 carats polis de l’époque furent sertis sur le sceptre et la couronne Anglaise, lamine de Cullinam produit plus de 1,5 millions de carats chaque année, la moitié seulement pourra être taillée, en 1988 a été taillé le plus gros diamants du monde de 545 carats en forme de coussin à 5 pointes qui figure parmi

Les joyaux de la couronne de Thaïlande, la mine a produit plus de 300 pierres de plus de 100 carats et un quart de tous les diamants du monde de plus de 400 carats, 400 millions de tonnes de minerais on été ramenés à la surface qui ont donnés 120 millions de carats de diamants, la mine regorge encore d’assez de minerais pour fonctionner jusqu’au début du siècle prochain, le minerai est extrait de la kimberlite par d’immenses bennes motorisées, l’entretien du matériel s’effectue sur place en souterrain, le minerai est concassé puis acheminé par des wagons de 10 tonnes, le minerai provenant de niveaux différents est acheminé par une série de chutes jusqu’au niveau des 760 mètres où d’autres concasseurs entre en action avant que ce minerai soit transporté par courroies transporteuses jusqu’au niveau des 500 mètres d’où il est ramené à la surface, on récupères gros diamants et le minerai remonté en surface est lavé et trié, les diamant sont alors déposés dans des boîtes de collection, les diamants sont ensuite triés, nettoyés et emballés pour être expédiés à Kimberley où il seront classés et évalués par le gouvernement et la société Debers, ils sont expédiés à Londres, enfin les diamants sont envoyés dans les grands centres de taille comme Anvers, Tel Aviv, New York et Johannesburg. La société Debers se préoccupe de l’environnement comme le recyclage des eaux et des déchets ainsi que la réhabilitation des crassiers, une partie de la propriété de la mine a été transformée en réserve animalière. Ensuite nous avons visité le site de la mine dont le parc est entouré de maisons des mineurs, d’une clinique appartenant à la Debers et d’un musée que nous avons parcouru. Le carbone en remontant de la terre à plus d’un million de degrés se cristallise pour devenir un diamant, la cheminée du volcan exploitée mesure un kilomètre de long sur 600 mètres de large dans laquelle on trouve une terre particulière que l’on appelle kimberlite qui vient de Kimberley la première mine de diamant Sud Africaine. Sous vitrines sont exposées des pierres, pour avoir 8000 carats on extrait 13000 tonnes de minerai. Un carat est égal à 0,2 gramme, le carat est une graine d’arbre qui pèse en moyenne 0,2 gramme dont les Indiens se servaient pour négocier le diamant les diamants sont de couleurs différentes le transparent, jaune, vert, bleu et noir , la couleur varie suivant la qualité du gaz rencontré lors de la cristallisation. Les diamants bleus sont tous achetés par la NASA afin de fabriquer les lentilles pour les appareils de l’espace, le noir est utilisé pour l’industrie et le transparent pour la bijouterie. En 1905 la personne qui a découvert le cullinam pensait avoir affaire à du quartz, l’ami qui l’accompagnait septique l’a ramené au bureau de la mine pour le faire examiner et l’employé le jeta à la poubelle, l’ami sûr de son diagnostic que personne validait le reprit de la poubelle afin de le faire expertiser à la prochaine venue des experts en pierres précieuses et là on lui confirma qu’il s’agissait bien d’un diamant qui plus était le plus gros du monde. L’afrique du Sud est à la pointe technologique dans l’extraction minière depuis 20 ans il n’y a pas eu d’accident mortel, un mineur gagne 4500 Rands par mois. La mine emploie 700 personnes qui travaillent en 3 fois 8 heures, le samedi et le dimanche il n’y a pas d’extraction de minerai seul le travail en surface est effectué. Nous circulons dans le complexe industriel de la mine, nous passons dans la reproduction en surface d’une galerie dont la largeur est assez importante, nous contournons la salle des compresseurs qui alimentent tout le matériel d’extraction ainsi que la ventilation des galeries. Coiffés de nos casques nous marchons au milieu de hangars, des voies ferrées sillonnent le site, au-dessus de nos têtes circulent de petites bennes chargées de minerai. Nous nous arrêtons près d’un ascenseur qui remonte des wagonnets de 10 tonnes et Edmond nous fait toucher du minerai qui est très friable et qui fond dans l’eau. Le diamant transparent devient brillant lorsqu’il est passé dans les mains d’un joaillier, la valeur du diamant est déterminée par la taille, son poids en carats et sa couleur. Ensuite nous sommes allés au-dessus du cratère de la cheminée qui est très imposante par ses dimensions, au-Dessus de la fosse de la cheminée nous apercevons la faille où a été découvert le Cullinam. Enfin nous sommes allés dans une bijouterie où un joaillier nous a expliqué son travail, il y a la taille en 8 faces mais le diamant est très dur on le façonne avec des outils en diamant. Puis on transforme la pierre en sphère puis vient le polissage qui consiste à faire 138 facettes mais suivant la taille on peut en faire moins. Les facettes sont faites avec un disque composé de poussière de diamant qui tourne très vite sur une table, le disque tourne à 2500 tours par minute. Pour tailler un diamant de 600 carats il faut 3 ans de travail, 4 carats valent 30000 rands, dans l’atelier 150 personnes y travaillent. Après avoir fait quelques emplettes nous avons repris la route de Widbank qui est la ville où se trouve notre nouvel hôtel dans lequel les employés étaient très directifs en ce qui concerne le pourboire voire agressif. Au cours de l’excursion le micro a fait des siennes en plus que l’autocar n’était pas d’un confort exceptionnel, c’est avec bonheur que nous avons retrouvé un lit afin de se remettre de cette rude journée. Avant le dîner nous avons fêté l’anniversaire de Renée autour d’un vin d’Afrique du Sud et au dessert nous avons dégusté un excellent gâteau.

 

« 10 » Le dixième jour nous prenons la route pour aller rendre visite à un village Ndebele puis nous rejoindrons Pretoria dans la soirée. Widbank en Afrikans veut dire (banc blanc) le banc blanc était un point de repère pour les premiers Européens qui arrivaient ici, c’ était un affleurement de roche blanche signalant que nous arrivions à Widbank. Widbank se trouve au centre de la réserve de charbon d’Afrique du Sud, la région est très industrielle elle recense des mines de charbon, des centrales électriques thermiques

et des hauts fourneaux. Il y a 250 millions d’années la région était un immense marais recouvert de forêt, suite à toutes les évolutions climatiques et géologiques tout ce territoire poussiéreux et boueux s’est transformé pour constituer une couche de 300 mètres d’épaisseur de charbon. La région possède une réserve de charbon de 60 milliards de tonnes, l’Afrique du Sud est le cinquième producteur de charbon au monde et le premier du continent Africain, le charbon Sud Africain fournit 85% des besoins d’Afrique. L’Afrique du Sud extrait 218 millions de tonnes de charbon chaque année ce qui place le pays au troisième rang des exportateurs avec les 60 millions de tonnes qui sont exportées par le port de Richards Bay premier port du pays situé au Nord de Durban. Dans les complexes miniers où l’on travaille à ciel ouvert le charbon circule sur des tapis à courroies qui peuvent atteindre 10 kilomètres de long, les veines de charbon ont entre 3 et 6 mètres d’épaisseur. Le charbon est donc utilisé pour les centrales électriques thermiques qui entre Belfast et Johannesburg sont au nombre de 9, les centrales sont refroidies par de petites rivières. La région est occupée par de petites maisons avec des eucalyptus et des acacias en toile de fond nous apercevons les fumées des hauts fourneaux. Des champs de maïs jouxtent avec les mines de charbon et si nous repassons dans cette zone l’an prochain, le champ de maïs sera peut-être converti en mine de charbon. D’immenses montagnes de charbon donnent un peu de relief sur ce haut plateau,  toute l’activité de la région de Widbank est axé sur le charbon, l’électricité grâce au charbon, les hauts fourneaux puisque le sol regorge de fer, du chrome, du vanadium, en fait, on compte 60 différents minéraux qui sont extrait dans ce bassin. L’Afrique du Sud représente 5% de la population du continent Africain et le même pourcentage en ce qui concerne la superficie de l’Afrique, 55% de l’électricité Africaine est produit en Afrique du Sud, le pays est le plus gros utilisateur d’électricité du continent mais elle en vend à tous les pays voisins jusqu’à la république démocratique du Congo. Les 55% d’électricité produit par l’Afrique du Sud pour le continent Africain ne représente que la moitié de l’électricité produite par la France. Nous passons devant des hauts fourneaux qui produisent l’acier pour les usines de constructions automobiles, une fabrique de cyanure dont on se sert pour la fabrication de l’or. L’électricité Sud Africaine est la moins chère au monde, les 19 centrales thermiques du pays ont été construites par la France, la plupart sont refroidies par air grâce à des cheminées qui mesurent 140 mètres de haut avec une base de 120 mètres. Il existe aussi 3 centrales hydroélectrique construite sur le fleuve Orange, 2centrales à pompe, 2 centrales à turbines de gaz et une centrale atomique utilisée en cas de pénurie située près du Cap. Pour alimenter les 19 centrales électriques thermiques ont utilise 75 millions de tonnes de charbon par an, depuis 1973 l’Afrique du Sud élabore de l’essence à partir du charbon, aujourd’hui 50% de la consommation d’essence du pays provient du charbon, cette essence n’est pas plus polluante que celle provenant du pétrole. Le Kwazulu-Natal possède également de grandes réserves de charbon, l’exploitation minière du charbon de Widbank est concentrée sur une zone de 40 kilomètres au carré. L’Afrique du Sud est le premier producteur de dynamite élaborée à partir de cyanure au monde, nous sommes sur le plus grand plateau Africain qui mesure plus de 4000 kilomètres de long dont 2000 kilomètres uniquement en Afrique du Sud et il s’étend sur 1500 à 2000 kilomètres de large, c’est le plus vieux plateau du monde. Nous arrivons dans une zone agricole où l’on cultive le maïs, nous apercevons des bovins dans les champs comme substitution alimentaire on leur donne l’herbe taillée le long des autoroutes que le gouvernement vend aux agriculteurs pour une somme modique. L’agriculture représente 4,1% du PIB du pays, la production de maïs est de 15 millions de tonnes par an qui est destinée à la consommation des animaux mais aussi énormément consommer par la population locale qui en fait de la semoule de maïs très apprécié des Afrikaners et par les Noirs. Nous passons devant un centre bouddhiste avec son centre de formation, le toit du temple est vert et celui du centre de formation est rouge, c’est le plus grand temple bouddhiste de l’Afrique Australe. Sur l’autoroute nous sommes doublés par une concentration de motards qui profitent du dimanche très ensoleillé pour faire une sortie où pendant laquelle à 10 heures du matin, ils cassent la croûte arrosée de champagne. Le long de l’autoroute est bordée d’immenses silos à grains qui sont propriétés de coopératives agricoles destinés à stocker les céréales. Edmond le chapeauté commence à délirer sur l’absence d’indigènes sur le haut plateau avant l’arrivée des blancs, les noirs seraient arrivés ici après la découverte de l’or, du diamant et du charbon par les petits agneaux qu’étaient les blancs. Le plateau est aride avec de petits arbres, nous sommes à la saison des pluies et au mois d’août et de septembre le plateau est soufflé par un fort vent

car c’est la saison de l’hiver. Nous commençons à arriver dans la région Ndebele qui provient de Matabélé qui en zoulou veut dire (ceux qui ont fui), En 1820 Une tribu Zoulou n’avait pas partagé équitablement un butin de guerre avec le roi zoulou Chaca. Le chef de la tribu détentrice du butin se sentant persécuté par le roi Zoulou préfèrera quitter le Kwazulu-Natal pour aller s’établir sur le haut plateau. Comme il n’avait pas de terre, il rapinait toute la région en volant la population locale et il finit par installer sa tribu plus au Nord du plateau qui est devenue la région ndebele. Les villages sont toujours situés à proximité de point d’eau, les maisons sont de tailles moyenne entre 60 et 80 mètres carrés. Les offices religieux se font souvent sous un arbre où le pasteur parle de la religion, il existe 3 groupes de la tribu ndebele qui sont originaires du Kwazulu-Natal un s’est installé près de Pretoria, le second groupe se trouve dans l’état libre  et le troisième groupe avec le chef de la tribu à la tête de 2300 guerriers est allé s’établir au Zimbabwe après avoir été repoussé par les Voortrekker de la province du Nord-Ouest. Les Ndebele Sud Africains sont connus dans le monde pour leur habillement et la décoration de leur maison qui est faite par les femmes avec l’inspiration de ce qu’elles voient aux alentours. Les dessins sont faits à la main en utilisant les doigts, des pinceaux, des plumes, de l’herbe ou de roseau haché, les dessins sont géométriques dont les tons sont naturels provenant de la terre mais avec l’influence de la culture Européenne des couleurs plus vives ont été ajoutées à la palette des Ndebeles. Les femmes portent traditionnellement des couleurs vives, elles entourent leur cou leurs bras et leurs jambes de petits anneaux de métal et de grands colliers faits de perles. Les colliers Ndebeles sont fabriqués d’herbe séchée avec laquelle on confectionne des bobines solides qui sont incrustées de perles. Le travail des perles est tellement élaboré, qu’il faut parfois détruire complètement le collier pour arriver à le retirer. Les femmes Ndebele portent ces colliers et ces anneaux toute leur vie sauf à la mort du mari, elles ont toujours la tête couverte en respect du mari, leur habit diffère selon leur situation de femme dont celui de la femme marié est le plus joli ; La population Ndebele est estimée à 400000 personnes, la langue Ndebele est parlée par 1,2 million de personnes de la population Sud Africaine. Nous longeons la rivière Elans dont un barrage a été construit afin de créer une réserve d’eau, nous apercevons plusieurs lotissements construits par l’Anc mais non construits car les Ndebele ne conçoivent pas ce type d’habitations collectives alors n’est construit que le bloc des sanitaires. A savoir que ces terrains sont vendus alors que la tradition Africaines veut que le chef de la tribu offre gratuitement un terrain si un membre de la tribu veut établir un foyer familial. On nous fait remarquer que les Africains sont très propres sur eux, qu’ils entretiennent bien leur maison mais ils ne respectent pas la nature ce qui fait qu’à l’approche des villages se sont des détritus à perte de vue qui gâchent le paysage. La région est verte, elle est boisée d’acacias dont la hauteur avoisine 4 mètres, nous passons devant la maison du roi des Ndebeles qui est cachée derrière des arbres, elle est blanche avec un toit en ardoise délimité par deux cheminées. En Afrique du Sud il y a le roi des Zoulous qui a beaucoup d’influence car il représente tout le peuple zoulou, le roi Ndebele dont l’influence est proportionnelle à la population Ndebele. Le roi Zoulou perçoit une rente de 12 millions de Rands négociée en 1994 avec l’Inkatha et l’ANC, à l’époque de l’Apartheid cette rente était de 8 millions de Rands ce qui faisait bondir l’ANC évoquant une affaire raciste sur cette façon d’agir. Nous sommes arrivés à la fondation Ndebele dont les maisons sont entourées de troncs d’arbres ou de fils barbelés, sur le pourquoi de la présence de fil barbelés à cet endroit Edmond au bâton en bois, nous a conseillé de le demander à l’ANC. La fondation est un centre de formation pour les gens de la région, certaines maisons sont décorées de dessins géométriques, les toits sont en chaume, nous pénétrons à l’intérieur d’une grande case sorte de préau où se réunit la population du lieu. Cette fondation a été créée par deux Anglaises dont le but est d’occuper les femmes dont les maris sont partis à la ville pour travailler. On apprend aux femmes des métiers autour de la sauvegarde de leur tradition en fabriquant avec le savoir-faire des objets artisanaux qu’elles pourront vendre par le biais de la fondation afin de subvenir à leurs besoins. Les 2 responsables sont sœurs mais ne se parlent plus à cause d’un différent pour un homme, signalons blague à part que les femmes n’ont pas droit à la parole. Comme nos hôtes Francina et Esther étaient absentes ce jour-là nous avons été livrés à nous même. Nous avons parcouru le village en direction de l’église. Dans cette fondation on effectue le tri sélectif des ordures, les rues sont en terre battue, les jardins sont joliment arborés de cactus, nous percevons le cri des enfants et le chant du coq. Nous sommes devant l’église qui est très colorée avec des figures géométriques, l’église est construite en

béton puis nous entrons dans la nef. L’office religieux se terminait par des chants rythmés par des frappes de mains l’une contre l’autre après la fin du culte catholique nous avons pu circuler dans l’église qui a plutôt la taille d’une chapelle. Les sièges des maîtres de la cérémonie sont en béton qui sont peints de motifs géométriques, les bancs de l’assistance sont en bois. L’autel est également en béton orné de figure géométriques peintes, il est recouvert d’une nappe sur laquelle est installé une croix en cuivre avec le Christ et également exposé un vase en perle. L’église a été construite en 1975, sur un autre autel d’autres reliques sont présentées un bougeoir, un calice, la vierge et son enfant, le sol est en ciment brut, le clocher est placé sur un mur latéral avec une petite cloche à l’intérieur. Ensuite nous sommes allés chez Francina dont la maison est ouverte au public, elle a été transformée en musée où nous pouvons acheter toutes sortes d’objets artisanaux fabriqués par les femmes en formation à la fondation. La fondation est financée par des capitaux qui proviennent d’états étrangers, comme les Africains vivent de plus en plus à la mode occidentale le centre de formation permet de sauvegarder la culture traditionnelle Africaine. On apprend donc aux femmes le savoir-faire de leurs ancêtres afin qu’elles le transmettent tout en vendant les produits finis aux visiteurs de la fondation ainsi que dans les boutiques de souvenirs d’Afrique du Sud. La fondation a construit une école afin de permettre aux enfants d’étudier, le centre est ouvert à toutes les personnes de la communauté Ndebele qui peuvent vivre ici tant que cela leur plaît. En l’absence des responsables de la fondation personne ne pouvait nous enrichir sur la communauté Zoulou, Edmond avait menacé de nous quitter mais après une mise au point de Patrick il se décida de nous informer sur la population zoulou qu’il connaissait plus particulièrement. Les Ndebele comme les Zoulous avaient un retard de 2500 ans par rapport à la civilisation occidentale, on est devant un problème d’adaptation qui est un handicap pour toute l’Afrique. Certaines tribus sont encore à l’époque de Jules César et de Vercingétorix où nous gaulois ne savons ni lire et écrire quand les romains arrivent, ce sont eux qui nous apportent l’écriture dont ils nous a fallu un certains temps d’adaptation avant de la maîtriser.

Les romains décidés pour nous car nous étions une colonie, nous avons attendu Clovis pour devenir Français et libres, les Africains demandent du temps pour assimiler ce que nous leur avons fait découvrir. Les Africains n’avaient pas de dieu alors que les missionnaires Luthériens ou calvinistes étaient venus en Afrique du Sud pour évangéliser la population qui honorer des croyances, des éléments naturels etc d’où une source d’incompréhension. Les Africains parlent de croyances qu’avec le sorcier mais jamais avec un intrus en plus étranger c’est comme si un noir débarquait chez soi pour demander de lui raconter toute notre sexualité, on le mettrait dehors car chez nous  on ne parle pas de sexe au premier venu. Les noirs sont différents en ce qui concerne leur évolution vers la civilisation occidentale, aujourd’hui des Zoulous sont médecins et d’autres vivent très heureux dans des cases. Tout gentiment Edmond nous a invité à partager un repas préparé par des femmes Ndebele, nous nous sommes installés sous le préau en forme de gigantesque hutte, après le repas nous avons eu droit à une démonstration de danses Africaines exécutées par des petites filles dont l’âge varié entre 3 et 8 ans.

A l’abri du soleil sous le préau Edmond a continué son exposé sur le peuple Zoulou. En France nous sommes à la cinquième république alors que l’Afrique du Sud connaît depuis 1994 sa première république, tout comme chez nous la république évoluera avec le temps. La transformation du pays passera par sa propre expérience, tout comme un enfant à qui on interdit de jouer avec le feu tant qu’il ne se sera pas brûlé ne comprendra pas. Les accords de partage de l’Afrique en 1912, les colonisateurs ne se sont pas préoccupés des populations locales. Le Congo par exemple a été partagé entre les Anglais et les Belges uniquement dans l’optique de se partager équitablement les mines de cuivre sans demander l’avis de la population locale. Aujourd’hui la population locale si elle est du côté Belge a été christianisé catholique, elle parle Français et a des lois Belge, par contre si la population locale est du côté Anglais elle est protestante, elle a les lois Anglaise et parle Anglais. En fait actuellement les 2 parties de la population locale vivent différemment alors qu’auparavant elles faisaient partie de la même tribu. L’Afrique du Sud a toujours plus ou moins sous l’apartheid tenu compte de l’avis des chefs de tribus, aujourd’hui le gouvernement demande aux chefs tribaux leur participation. Le problème récent de la Côte d’Ivoire et du Zimbabwe résulte du fait qu’une seule tribu a tous les pouvoirs et l’autre tribu n’a pas son mot a dire. En 1960 on a précipité les indépendances sans rien préparer du tout, on a laissé les pays Africains se débrouiller avec des systèmes de démocratie qui fonctionnaient en Europe mais qui n’ont pas marchées en Afrique. Sur le continent Africain a part l’Afrique du Sud seul le Sénégal a su gérer son indépendance, une des solutions aurait peut-être été celle préconisée par Charles de Gaulle qui était d’accompagner l’indépendance afin qu’elle ne soit pas brutale. Pour continuer sa démonstration sur la culture Zoulou Edmond nous a accompagné a l’extérieur où un soleil de plomb nous accablait, voici l’essentiel de son explication : Le chef de région est élus par les petits chefs de tribus, le chef de la région dépend quant à lui d’un roi ou d’un empereur, les Ndebeles ont un roi qui règle tout genre de problèmes comme le partage de terrain  on le roi s’entoure de deux conseillers pour juger et ils décident. Le village n’existe pas chez les Zoulous, ils ne commercent pas avec de l’argent mais par échanges, en fait ils troquent. Chez les Zoulous les huttes sont rondes car c’est plus facile à tracer et à construire, 800000 Zoulous vivent encore en tribus traditionnelles. L’homme Zoulou tombe amoureux d’une jeune fille, il envoie son meilleur ami négocier la dote du mariage car il peut se permettre de dire les défauts de la fille au père afin de baisser le prix de la dote, en moyenne chez les Zoulous la dote s’élève à 11 vaches. Les vaches sont soit acheter par le jeune marié en empruntant de l’argent ou donner par son père si celui-ci le peut, en plus de la dote, il faut penser à la pauvre mère qui déplore  la perte de sa fille alors elle demande un mouton et une chèvre, la grand-mère à qui il faut quelque chose aussi et pour finir, il faut un bœuf pour le jour du mariage. Le bétail est la richesse du Zoulou, il pourrait aussi bien avoir de l’argent qu’il aurait économisé en banque une vache vaut 2000 rands, le zoulou est considéré dans sa région uniquement par rapport à son troupeau de vaches. Les Zoulous se logent en structures d’habitations familiales car en devenant âgé le zoulou a échangé ses filles contre du bétail, le fils aîné prend toujours son père et sa mère avec lui. Les zoulous n’ont pas de retraite ce qui fait que les personnes âgés sont prises en charge par les enfants, une fois marié le mari va voir le chef de la région afin qu’il lui cède un terrain pour installer son habitation et sa terre nourricière. N’oublions pas que c’est le roi chaca qui a commencé à commercer afin de négocier l’ivoire, le Zoulou vit de viande qui chasse. Pour la petite histoire en 1905 le fils de la reine Victoria, le prince Edouard est venu en Afrique du Sud pour se faire un tableau de chasse afin de se faire photographier, ce jour là le prince et ses amis tuent 635 bêtes pour le plaisir, rendons-nous compte de l’affront pour les pauvres Zoulous qui chassaient suivant leur besoin de nourriture. Les Zoulous se saluent chaque jour, le (comment vas-tu) est très apprécié, il faut dire q’ici la population est très dispersée. Le chef n’est pas propriétaire de la région, il en est l’organisateur c’est-à-dire qu’il place les gens afin qu’ils soient et vivent heureux. En premier on clôture le terrain pour faire barrage aux animaux sauvages, l’homme construit sa hutte, celle de ses parents et celle de sa première femme, l’homme si il a les moyens il construit

Une hutte à chacune de ses femmes au maximum un Zoulou peut avoir jusqu’à 4 femmes. Il faut savoir que chez les zoulous on ne touche pas une femme enceinte et qui allaite alors on pratique la polygamie, c’est toujours la première femme qui est la patronne jusqu’à ce que la mère vienne. Tous les Africains trouvent des femmes à marier car ceux qui possèdent 4 femmes sont exception, c’est comme ceux qui possèdent 4 voitures en France. Après avoir construit les huttes on fait une cuisine commune, jusqu’à la puberté les enfants vivent avec leur mère et à la puberté on construit une hutte pour les garçons et une pour les filles. Les Zoulous construisent toujours la hutte des garçons face à l’entrée de l’habitation familiale, les Soisis sont beaucoup plus malins ils envoient leurs filles qui vivent la poitrine nue jusqu’au mariage proposer leur charme aux ennemis. Le zoulou invite dans sa hutte une femme à la fois, le Zoulou est interdit d’accès dans les huttes de ses femmes, si il outrepasse cet interdit il aura de gros ennuis avec le chef de la région car la femme chez elle   est dans un lieu protégé.

L’habitat du Zoulou est dénudé, on ne connaît pas la chaise, la table etc., malgré tout ils vivent heureux. Les Zoulou qui vivent à Soweto a bien du mal à vivre car les habitation sont faites à l’européenne d’où leur mal être et surtout la femme a perdu toute protection

Car elle fait chambre commune avec son mari. Une fille qui a procréé avant le mariage est bien acceptée car cela prouve qu’elle est féconde, elle peut refuser un mari si son père est d’accord, une fois mariée la femme n’a pas le droit de se rebeller contre son mari. Lorsque le mari décède c’est le frère aîné du défunt qui prend en charge les femmes et les enfants de son frère décédé. Le défunt est enterré dans la structure d’habitation familiale, le tout retourne à la friche et ce terrain ne sera pas réutilisé tant que le chef local est vivant, il y a le respect de celui qui a vécu là, 2 ou 3 génération plus tard après l’oubli on pourra reconstruire à cet endroit. Ensuite nous avons repris notre autocar pour se rendre chez Esther dont la maison est transformée en magasin d’objets artisanaux, devant la maison se trouvait une femme Ndebele habillée en costume traditionnel que l’on appel les femmes girafes. En 25 ans la population noire a doublé en Afrique du Sud par contre on a pas pu créer le double d’emplois, c’est un des enjeux que doit résoudre le nouveau gouvernement. Enfin nous prenons la route de Pretoria, en chemin nous essuierons un bel orage. Dans certaines cours d’habitations nous pouvons remarquer des carcasses de voitures ce qui représente la civilisation moderne même si la voiture ne roule plus depuis longtemps. Les orages à cet époque peuvent avoir jusqu’à 80 éclairs à la minute dont 20 seulement atteindront le sol et provoquent de fortes précipitations de pluies et même quelquefois de grêlons pouvant être aussi gros qu’une balle de tennis. Le ciel noir se déchire, des éclairs surgissent de partout, des tourbillons de sable rouge balaient le sol en aspirant vers le haut et une pluie violentes s’abat sur l’autoroute. Au loin près de Pretoria nous apercevons la queue de l’orage et nous faisons notre entrée a Pretoria sous un magnifique arc-en-ciel. Pretoria est sous le soleil, l’orage a fait tomber toutes les fleurs des jacarandas  nous passons devant l’ambassade des Etats-Unis puis nous arrivons à notre hôtel Holiday in. Dans le hall de l’hôtel se trouve un immense aquarium de 4 mètres de long, nous avons pris le dîner à l’hôtel puis nous avons pris un repos bien mérité.

 

« 11 » Le onzième jour est consacré à la visite de Pretoria dont tout d’abord nous allons présenter :

Pretoria

Capitale de l’Afrique du Sud, située à 1 373 m dans une vallée des hauts

plateaux intérieurs et jouissant d’un climat d’altitude agréable avec une

saison pluvieuse estivale (700 mm, principalement de novembre à mars);

agglomération : 1 080 000 habitants [1995]. Siège du gouvernement.

Fondée en 1855 par le chef Boer Andries Pretorius, Pretoria est le site du

Vortrekker Monument, qui commémore l’odyssée des Boers de la colonie du

Cap au début du XIXe siècle. Localisée dans la province de Gauteng, dont

les instances gouvernementales sont à Johannesburg, elle a perdu en 1993,

lors du nouveau découpage régional, son ancien statut de capitale

provinciale du Transvaal.

Pretoria doit son développement à ses fonctions administratives et

diplomatiques, mais aussi à d’importantes activités industrielles

(aciéries, montage d’automobiles, chimie, constructions ferroviaires…).

Les premières (dont les institutions gouvernementales regroupées dans

l’Union Buildings) occupent un centre-ville au plan en damier rigoureux et

aux larges avenues bordées de jacarandas et de flamboyants, flanqué de

deux banlieues blanches (Verwoerdburg et Akasia). La main-d’œuvre attirée

par les secondes réside principalement dans les townships périphériques

noires (Mamelodi et Atteridgeville) et dans le camp de squatters de

Winterveld, localisé dans l’ancien bantoustan du Bophuthatswana. Les Métis

(dans la township d’Eersterus) et les Indiens (dans celle de Laudium) sont

peu nombreux. Cette organisation métropolitaine complexe engendre

d’importants flux de travailleurs quotidiens et représente un défi pour

l’urbanisme local, confronté à de fortes disparités urbaines.

Nous longeons la rivière Val dans laquelle Churchill a manqué de se noyer après son évasion du pensionnat de jeunes filles puis nous traversons la ville de Pretoria. Nous passons devant le tri postal de Pretoria, une prairie où gambadaient des chevaux, le siège social de la compagnie Iscor (fédération Sud Africaine fer acier), l’hôpital militaire puis nous pénétrons dans le parc qui mène au monument Wortreekers consacré à l’odyssée des Boers.

Nous longeons la faculté de Pretoria très bien côté pour ses diplômes, elle emploie 1800 professeurs qui dispensent  des cours à plus de 13000 étudiants. Le gouvernement de l’Apartheid avait voulu que tout le monde ait sa chance pour étudier alors elle avait mis en place des facultés dont l’enseignement était donné par correspondance ce qui limitait le prix des études universitaires. En grimpant la colline nous apercevons des dindes et des pintades sauvages, arrivés au-dessus de la colline, nous nous rendons à l’un des quatre forts construits pour la défense de la ville. Nous dominons le paysage à 360 degrés, nous contournons la statue de Joubert Français d’origine qui était commandant en chef de l’armée des Boers en 1899 quand les Anglais les ont attaqués. Les 4 forts construits pour la défense de Pretoria avaient été l’idée de Kruger et de Joubert car tous deux pensaient qu’un jour les Anglais attaqueraient les Boers. En fait les Anglais sont venus très nombreux, armés jusqu’aux dents ce qui fait que les forts n’ont pas été de grande dissuasion car jamais un coup de feu n’est parti des quatre forts. Devant le fort est exposé un canon Schneider du Creusot, les 4 canons des forts ont été utilisés pendant la guerre, c’était les seuls canons que les Boers possédaient, ils avaient une portée de 9 kilomètres. Nous dominons la ville de Pretoria qui se trouve dans une vallée encaissée au milieu de collines qui culminent à 300 mètres mais comme Pretoria se trouve à 1700 mètres d’altitude, ces collines atteignent 2000 mètres d’altitude. Dans ces montagnes on y a trouvé des vestiges humains, des ossements qui remontent à plus de 3 millions d’années, Edmond vient de nous prouver qu’avant les Anglais, les Français, les Hollandais, les Zoulous et les Bushmems il existait déjà une civilisation humaine en Afrique du sud. Pretorius en 1855 a choisi cet endroit pour établir sa capitale près de la petite rivière Val qui a de l’eau toute l’année qui donnera d’ailleurs son nom à la république du Transvaal. Johannesburg a été fondée 31 ans plus tard a la suite de la découverte de l’or, du haut du promontoire sur lequel nous sommes nous apercevons le monument des Wortreekers, la tour de communication

Ainsi que les immenses bâtiments de la faculté de Pretoria. La colline est fleurie d’innombrables fleurs, nous remarquons un arbre spécial appelé arbre de la fièvre car la poussière qui se trouve sous son écorce est néfaste à la santé. De nombreux oiseaux tournoient autour de nous, nous pouvons distinguer au loin la ville de Johannesburg qui se trouve à 55 kilomètres, la ville de Pretoria n’est pas très jolie dans son ensemble dont les couleurs noire et grise des immeubles gâchent le panorama. Ensuite nous descendons en autocar au parking du monument voortreeker et nous gravissons un grand escalier pour y accéder, toute la base de l’immeuble est sculptée de 64 chariots grandeurs nature. voortreeker signifie voor (avant) treeke (voyage) Que l’on peut traduire en français pionnier, le monument est un cube de 42 mètres pas très esthétique, ici tout est symbole. Devant l’entrée du monument une barrière est constituée de lances Zoulous, avant de rentrer dans le monument Edmond nous a fait un rappel historique. Sous Napoléon les Anglais avaient peur qu’il colonise le Cap. Les Anglais décidèrent donc de s’emparer de la région du Cap, au début ils vivaient en harmonie avec les Boers malgré qu’ils aient amené leur langue et leurs lois. En 1830 les Anglais abolissaient l’esclavage,

C’est à partir de ce moment que les Boers sont convaincus qu’il faut quitter la colonie du Cap avec leurs familles, leurs animaux

Et leurs matériels afin d’établir leurs exploitations agricoles au nord du pays au-dessus du fleuve Orange. Bien sûr les Anglais avaient mis un système de compensation pour que les Boers puissent se faire rembourser les esclaves qu’ils avaient achetés, mais le dédommagement était si faible et en plus il fallait se rendre à Londres pour accomplir cette démarche alors rien que le prix du voyage pour l’aller et retour coûtait autant que la prime reçue et en plus le voyage durait environ 18 mois. Après cet abus les Boers quittèrent donc la région du Cap pour le nord, les Wortreekers se lancèrent dans une longue transhumance qui durera 16 ans. Certains groupes de Boers amenèrent avec eux plus de 30000 têtes de bétail,  les Boers Luthériens et Calvinistes ne voulaient pas entendre parler de guerre et d’usage des armes mais ce sera différemment car ils devront affronter la population locale. Le monument des Wortreekers est entouré de 64 chariots faits de granit rose alors que le bâtiment est en granit blanc ils protègent symboliquement le monument, tous les arbres qui se trouvent auprès du monument proviennent tous d’Afrique du Sud. Ce monument relate l’histoire de ces Wotrekers qui ont quitté les Anglais pour s’installer là où ils pensaient ne pas les retrouver mais quand on a découvert de l’or les Anglais ont parcouru les 1800 kilomètres pour y mettre leur grain de sel. A l’entrée du monument est installée une statue qui représente une femme Wotreker habillée comme à l’époque qui tient deux enfants par la main, En fait, on a voulu mettre en évidence l’apport des femmes dans ce grand voyage, les femmes faisaient avancer les chariots, elles s’occupaient de la cuisine, elles éduquaient les enfants et elles avaient encore bien d’autres fonctions. Les hommes partaient en éclaireurs à cheval, ils faisaient avancer le bétail en le protégeant des animaux sauvages, à cette époque on ne connaissait pas les cartes alors on envoyait un groupe de reconnaissance qui précédait tout le groupe, il faisait la liaison afin de guider la totalité du groupe sur la bonne voie en évitant les parties trop scabreuses. Autour de la porte d’entrée du monument sont sculptés des animaux comme des gnous des montagnes qui représentent les forces Zoulous car ils nomment leur armée Incoconi qui veut dire gnous en Zoulou, un buffle pour sa force car il est l’animal le plus dangereux d’Afrique, nous passons la porte pour accéder à l’intérieur du monument. Le sol  et les murs sont en marbre qui provient d’Italie, le toit est en béton avec une coupole en son centre qui laisse passer la lumière, en bas des murs sont sculptés des fresque dans du granit dont 27 tableaux rappellent les phases et périodes importantes de ces 16 ans de conquête ou d’installation comme dit Edmond la revanche. En 1938 pour le centième anniversaire de la bataille de blaed River, on décide de construire un monument à la mémoire des Vootreekers, la seconde guerre arrive et on a autre chose à faire, le monument sera inauguré le 16 décembre 1949 sous le régime de l’Apartheid. Les 27 tableaux ont été sculptés par des Sud Africains, tous les personnages représentent quelqu’un soit d’après un dessin ou une photographie. Le premier tableau représente l’Afrique du Sud en relief avec les montagnes, les rivières etc ainsi que le chemin parcouru par les Vootreekers depuis le cap jusqu’à la région de Pretoria ou de Durban certains mêmes iront jusqu’à la frontière du Mozambique mais aucun Vootreekers s’installera sur la côte Atlantique bien trop désertique. Des tableaux représentent toutes les scènes de la vie quotidienne des Vootreekers, des champs de batailles, des notables qui conversent ou qui signent des actes Sur le sol au centre du bâtiment se trouve un trou qui forme comme une mezzanine au fond de laquelle on aperçoit un tombeau. Un tableau représente les 4 sculpteurs à qui l’on doit toutes les fresques, un autre représente un chariot tiré par 18 bœufs, un autre représente un Anglais qui remet une bible à un Boer à son départ n’oublions pas qu’entre eux les paysans Anglais et Boers vivaient en parfaite harmonie, un autre représente Louis Tricard qui est arrivé très loin sur le Limpopo et qui attend les autres qui ne viendront pas car ils sont confrontés aux Ndebeles qui ont fui Chaca, un autre représente Paul Kruger à l’âge de 12 ans,

Un autre représente Peiter Retif et Gaerd Marlitz entrain de prêter serment losqu’ils ont été désigné comme président et premier ministre des Vootreekers, un autre représente la guerre de la colline où les Ndebele ont été écrasés par les Vootreekers lors d’un carnage horrible, un autre représente en 1836 un chef de tribu qui en remerciement de les avoir débarrasser des Ndebele cède de la terre aux blancs on voit Peiter Retif qui signe l’acte de cession. En 1994 on va revenir sur cet acte mais encore une fois il est bien difficile de départager l’un et l’autre, le chef de la tribu est gestionnaire de la terre car elle appartient à tout le monde, chez les Africains on n’est pas propriétaire de la terre mais par contre on la cède à une personne qui la laissera à la nature quand elle disparaîtra. Les Boers vont faire des maisons en dur pour leur vie et leurs héritiers ce qui n’existent pas chez les Africains, ils vont barricader leur territoire en privant l’accès de la rivière à la population locale, ils tuent tous les animaux sauvages afin de faire nourrir son bétail de la pauvre herbe du haut plateau Ce sont toutes ces incompréhensions où on ne reconnaît plus la structure d’habitation familiale mais le droit à l’héritage que vont naître la confusion entre les termes donner et céder. Les Vootreekers ne tenait pas de journal à part Louis Tricard découvert en 1929 avec lequel on a pu remonter l’histoire de toute cette épopée. Un autre tableau représente des bœufs qui descendent un chariot sur le plateau intermédiaire, un autre représente Retif avec le roi Zoulou qui signe l’acte officiel de la cession de la terre mais on avait offert deux anneaux au roi Zoulou qui se les étaient passés à chaque poignet, bien sûr c’était des menottes et Retif lui fit comprendre qu’il le libèrerait de ses liens losqu’il lui rendrait les 32000 bêtes qu’il avait volées ce qu’il a vite compris ? Près du roi lors de la signature se trouve un enfant les mains croisées qui font office de crachoir au roi qui était très superstitieux. Le roi Zoulou qui croyait avoir à faire à des sorciers donna l’ordre de tuer tous les blancs présents dont Peiter Retif en les empalant de la bouche à l’anus. Un autre tableau représente l’attaque de 17000 Zoulous contre un camp de Vootreekers, ce fut un massacre et 600 vootreekers y ont perdu la vie. Les hommes vootreekers sont blasés et abattus, ils étaient venus ici pour pacifier la population mais surtout pas pour faire la guerre avec des armes dont la bible leur interdit alors ils veulent retourner au Cap. Les femmes debout près des hommes assis par terre ont dit « nous sommes venus ici pour aller là-bas alors nous irons là-bas »

Les Boers sont de l’église réformée Hollandaise où les femmes doivent suivre leurs maris mais ici les femmes se révoltent et disent « non, on n’a pas fait tout ce chemin pour laisser tomber maintenant » Après la mort de Retif un Vootreeker arrive pour prendre sa place, il remonte le moral des vootreekers en leur disant « si les Zoulous veulent la guerre alors nous ferons la guerre un point c’est tout, alors on va tenter notre chance, ça passe ou ça casse » Il met sur pieds une expédition pour faire face aux Zoulous, ils sont 435 blancs et 200 métis tous armés de fusils avec des munitions et trois canons, ils pensent donner une bonne leçon aux Zoulous mais en fait ils ont une trouille terrible de ces redoutables guerriers. En face 17000 zoulous armés de lances, Prétorius dit à ses hommes avant le combat « Si dieu nous donne la victoire sur les Zoulous, ce jour sera à jamais pour la population Afrikaners un jour de remerciement à dieu, un jour de congé et nous construirons une église dans la première capitale des Vootreekers qui sera Peteirmalitzburg » Nous sommes le 15 décembre 1838 la rivière inonde toute la plaine, les Vootreekers investissent la colline en plaçant leurs 64 chariots autour du camp, ils attendent l’attaque des zoulous qui a toujours lieu la nuit. Pourquoi la nuit tout d’abord à cause de la couleur noire de leur peau ils arrivent à s’approcher de très près de l’ennemi mais aussi avec leurs lances pour être efficace il faut qu’ils soient à porté du jet de lance s’ils veulent atteindre leurs victimes ? A la nuit les Vootreekers avaient disposé 2 lampes à chaque chariot, ce soir là sur la colline il y avait un brouillard de chaleur et les Zoulous ont pris cela pour des sorciers blancs alors ils n’ont pas demandé leur reste avant de s’enfuir. C’est pour cela que le 16 décembre est un jour de congé en Afrique du Sud, on a construit 3 fois l’église à Peitermalitzburg qui construite en bois ont été ravagées par des incendies lors de gros orages comme on en connaît sur le plateau intermédiaire. Chaque année le 16 décembre le soleil pénètre par la coupole éclaire entre 12 heures et 12 heures 10 le tombeau qui se trouve au centre du monument surr lequel est inscrit (nous pour toi Afrique du Sud), aujourd’hui le 16 décembre est toujours jour de congé mais on l’appel jour de réconciliation. Un tableau représente l’exécution du roi Zoulou par son frère qui en avait marre des exactions de son frère roi, il faut dire qu’il avait été conseillé par les Vootreekers. D’autres tableaux représentent la signature des traités de paix dont celui signé en 1896 entre Paul Kruger et Cecil Rodes, ce qui n’empêchera pas la seconde guerre Anglo-Boers car les Anglais visaient les mines de diamant. Cette seconde guerre sera perdue par les Boers suite aux camps de concentration établis par les Anglais qui ont fait des dizaines de milliers de victimes innocentes, Edmond en des termes plus élogieux qu’à Durban pense que les rois Zoulous malgré leurs massacres envers les blancs étaient plus respectueux que la reine Victoria qui signa 5 traités de paix avant de venir à ses fins c’est-à-dire de récupérer la république du transvaal. Ensuite nous reprenons notre autocar pour redescendre à Pretoria, nous passons devant la prison centrale où l’on faisait jusqu’en 1984 les exécutions capitales, la gare de chemins de fer, le musée d’histoire naturelle du Transvaal, la mairie de Pretoria  puis nous arrivons au restaurant où nous allons remplir notre estomac qui commençait à crier famine.

Après le repas nous allons à la place centrale de Pretoria appelée place de l’église qui n’existe d’ailleurs plus, elle était en bois comme la plupart des constructions en bois elle a été ravagée par un incendie dû à la foudre. C’est une place de 120 mètres au carré avec des bâtiments de 2 étages qui datent des années 1880, la poste, le parlement de la république du Transvaal avec son toit en cuivre et son clocheton. Les parlementaires étaient des fermiers Boers qui arrivaient au parlement avec leurs charrettes tirées par des ânes, ce qui faisaient beaucoup rire les Anglais. Autour de la place on trouve également le barreau de style Hollandais en brique rouge, un café qui est le seul situé sur la place, le Min lieu où est imprimé l’argent, le palais de justice avec ses 2 tours et son toit central en cuivre surmonté d’un clocheton, puis on contourne la pelouse au centre de la place et un immense monument pour aller découvrir l’autre côté de la place. Le drame de cette place c’est que l’on a détruit des bâtiments d’époque pour construire des tours constituées de bureaux, il y a plusieurs magasins d’époque l’ancienne banque de réserve puis nous nous dirigeons au centre de la place où se trouve un immense monument en granit rose surmonté de la statue de Paul Kruger. La statue fait 3 mètres de haut il faut dire que Kruger était un costaud de 1 mètre 90, cette statue a été offerte par un Juif lithuanien qui était venu en Afrique du Sud comme marchand de couteaux et qui est devenu très riche devenu sénateur du Transvaal Samy Markx

Offrit sa statue a Kruger en 1899 alors qu’il était encore vivant. Cette statue est restée longtemps a Maputto car les Anglais n’en voulaient pas, avec l’union Sud Africaine c’était un dominion  alors on autorisa son entrée, on la plaça tout d’abord devant la gare de Pretoria puis au zoo et en 1956 les Boers ramenèrent l’oncle Paul à sa place au milieu de Pretoria. Sur le massif en granit rose, il y a 4 tableaux en bronze qui rappellent la vie de Paul Kruger avant qu’il devienne président

: le premier 1864 représente Kruger qui va chercher un ami capitaine de l’armée Boer dans une caverne où les Zoulous le détenait, sur le second est inscrit (Paul Kruger 1825-1904 et dessous un message qu’il a écrit à sa nation depuis la Suisse), le troisième 1880 après l’annexion du Transvaal par les Anglais Paul Kruger décide de les combattre et grâce à la femme de Joubert les Anglais furent tirés comme des lapins sur une colline de rochers, le quatrième représente Paul Kruger prêter serment comme président de la république du Transvaal le 31 mai 1883. Paul Kruger sera élu président En 1888, en 1893 puis en 1898 il aurait certainement était réélu En 1903 s’il n’y avait pas eu la seconde guerre Anglo-Boer, il est mort en exil en Suisse en 1904. Tout comme Mandela ou Gandhi Paul Kruger ne voulait pas faire de politique mais il s’est trouvé poussé par les circonstances, en Afrique du Sud  4 hommes font l’unanimité du peuple Smuts, Druger et Mandela ainsi qu’à degré moindre Philippe de Klerke, Kruger tous les dimanches il se mettait sur une chaise devant chez lui et il consacrait deux heures pour discuter avec qui le voulait bien. A Prétoria les gens sont habillés à l’occidental, la secte Chrischnna fait de la propagande sur le trottoir puis nous rejoignons notre autocar pour se rendre à l’union bulding. Nous longeons la rivière qui a manqué d’être fatale à Churchill, nous traversons l’avenue Nelson Mandela, nous contournons un jardin avec des colonnes grecques dans lequel se trouve le buste de Jan Smuts qui est le seul à être représenté au Cap, à Durban et bien sûr à Pretoria, Après avoir toucher le chapeau de l’oncle Paul Edmond était heureux de caresser le nez de Jan. Enfin nous arrivons à union building où se trouve un marché Africain, de la place en contre bas se profile un jardin en terrasses, en fait nous sommes sur la colline qui est en face de celle où nous étions ce matin au monument des Vootreekers, nous découvrons la ville en sens inverse. Le jardin est fleuri d’oiseaux du paradis qui est la fleur nationale, d’immenses pelouses délimitent les chemins et au fond se dressent d’énormes sapins. Deux statues ornent le jardin celle du général botha grand chef des armées de la seconde guerre Anglo-Boer successeur de Joubert qui est mort tout au début de la guerre et celle de Alahn premier ministre de l’union Sud Africaine. Nous apercevons également au milieu d’une pelouse sur un socle en granit surmonté de colonnes et d’un dôme un bronze qui représente un cheval et les deux frères jumeaux inséparables que sont castor et Polux, c’est le même monument que nous avons vu au jardin de van ribecke au cap qui est la reproduction du mémorial de la forêt de Belleville dans la Somme où est située le cimetière des Sud Africains morts pendant la première guerre mondiale. 3200 Sud Africains sont venus combattre dans la Somme pendant la première guerre mondiale, ils avaient une colline à protéger q’ils ont défendue bec et ongle mais malheureusement 32 soldats Sud Africains eurent la chance de se tirer de la tuerie faite par les Allemands. Si c’est à Durban que l’on crée en 1908 l’union Sud Africaine, l’union devient un dominion, En 1910 on décide donc de construire un bâtiment qui recevra le gouvernement de l’union qui vient d’être créer. L’architecte qui a établi les plans de l’union building était un ami de Cecil Rhodes, personnage ambigu sur certains points. Rhodes a monté des tribus du Zimbabwe les unes contre les autres sous des prétextes fallacieux, en leurs proposant de l’argent à des tribus pour attaquer d’autres tribus afin de mettre le grappin sur l’or suspecter sur le terrain des tribus attaquées. Diviser pour régner, il y a eu des milliers de noirs du Zimbabwe qui se sont entretués à cause de l’argent de Cecil Rhodes pour avoir ses mines d’or. Il a légué toute sa fortune pour une simple raison, c’est que c’était une grande théière, ce qui veut dire en Anglais qu’il était attiré par les hommes, après tout si c’était sa solution. Quel contraste entre Paul Kruger qui était un mâle, un homme de l’église réformée Hollandaise et en face le premier ministre de la colonie du cap Cecil Rhodes homme délicat, raffiné mais prêt à tout pour s’enrichir. Le bâtiment a 3 étages avec en son centre un amphithéâtre qui représente les bras de l’Angleterre qui réunissent les 2 anciens adversaires, deux tours sont surmontées par atlas qui porte la terre c’est ce que l’Angleterre pensait d’elle à l’époque, il y a un kiosque avec des colonnes surmonté par le dieu des voleurs sur un socle est représenté Mercure le dieu qui présidait à la signature des accords par contre un socle est vide il aurait du accueillir la statue du roi qui est mort lors de la construction de l’union building. La construction a durée de 1910 à 1913 et ensuite la guerre est arrivée alors on a consacré le bronze de la statue du roi pour construire des canons, d’autres niches sont vides elles devaient recevoir de petits chérubins tout nu forcément Sir Erbeth Becker, ami intime de Cecil Rhodes avait prévu des petits représentants des dieux grecs. Faute de bronze les niches sont restées vides, il avait aussi prévu 2 lions qui n’ont jamais été coulé pour la même raison. Aujourd’hui ce bâtiment est occupé par la vice-présidence, les bureaux du président, au centre de l’hémicycle c’est réservé au protocole et sur la droite se trouve le ministère des affaires étrangères. Comme pendant la visite du monument des Vootreekers nous avons été interrompus par la cloche dont le son ressemble à celle de Bine Ben, nous avons fait un petit parcours dans le jardin en terrasses qui se trouve devant l’union building puis nous avons fait un tour de marché où les Africains proposaient des objets artisanaux. Ensuite nous avons repris notre autocar pour continuer la visite de la ville, nous sommes passés devant la maison de fonction du président de la république, dans le parc se trouve une maison blanche avec un toit rouge qui est réservée aux présidents étrangers en visite en Afrique du Sud. Edmond le super flic connaît cette maison blanche au toit rouge car il a fait partie de l’équipe qui a organisé le protocole lors de la visite de François Mitterrand en Afrique du Sud. Puis nous avons circulé dans les avenues bordées de chaque côté de jacarandas où sont situées toutes les ambassades, enfin nous arrivons devant la maison de Paul Kruger. C’est une maison de maître de style Cap Hollandais où en face est située une église en briques rouges avec deux petits clochetons, l’église est entourée de barbelés à cause du vandalisme. A l’intérieur de la maison qui est meublé de style hollandais nous pouvons voir, le carrosse présidentiel, le sol de la cuisine est en ciment dans lequel on a incrusté des coquilles de noix, dans une pièce est réservé à toute la correspondance, chaque pièce est ornée d’une superbe cheminée, des vitrines regorgent de cadeaux offerts par le monde entier, sur une cheminée est exposée une pendule ornée de deux hommes noirs, près des services est installée la chambre dans laquelle la femme de Paul Kruger est morte, dans une pièce on a exposé la chambre dans laquelle Paul Kruger est mort en suisse, un très beau coffre offert par le tsar de Russie Toutes les pièces sont envahies de vaisselles fines. En fait, je n’ainsi pas participé à la visite de la maison de Kruger, je me suis assis sur la chaise où il conversait avec les passants afin de me reposer les méninges. Bien installé à l’ombre entouré de vigiles j’ainsi appris que Nelson Mandela possédait 3 maisons une à Soweto, une à Johannesburg et une que l’AnC lui a acheté dans la banlieue de Johannesburg, on m’a également rapporté que 8 policiers sur 10 ne savaient ni lire et écrire ce qui est d’autant plus grave pour la rédaction des procès verbaux et sans le PV la justice ne peut pas se mettre en route alors c’est la jungle. Puis nous sommes revenus à notre hôtel où certains en repartiront demain matin pour tenter l’expérience de l’hébergement chez l’habitant dont Claudine et moi n’étions pas tenté à cause de nos lacunes en anglais. Après ce 11 novembre non commémoré en Afrique du Sud et la journée jubilatoire de Edmond, nous avons pris le dîner à l’hôtel avant d’aller s’étendre dans un bon lit.

 

« 12 « le Douzième jour est consacré à la visite du Township de Atteridgeville qui se trouve dans la banlieue de Pretoria. Pour commencer Edmond nous a cité des chiffres pour situer l’Afrique du sud par rapport au continent Africain dont voici les principaux avec le premier chiffre pour l’Afrique du Sud et le second chiffre pour le continent Africain : Population dans les villes de plus de Un million d’habitants 23% et 8%, enfants de moins de 15 ans 33% et 45%, espérance de vie en années 65 ans et 51 ans, consommation énergétique par tête 2,5 et 0,7, population privée d’eau potable 13% et 50%, population privée de sanitaires 13% et 56%, nombre de médecins pour mille habitants 0,6 et 0,05, lignes téléphoniques pour mille habitants 100 et 7, téléphones portables pour mille habitants 37 et 4, nombre de voitures pour mille habitants 102 et 14, nombre d’ordinateurs pour mille habitants 41 et 1, taux d’analphabétisme des adultes 16% et 34%, écoles secondaires et classe d’âge 84% et 27%, universitaire 19% et 3% Ce sont des statistiques 2000 d’un organisme Français. L’Afrique du sud est un grand producteur et exportateur de métaux du monde, le pays exporte aussi du sucre ce qui place l’Afrique du sud le pays le plus riche du continent africain. D’autres chiffres un peu plus parlant Le PIB par personne est de 3170 dollars pour l’Afrique du Sud 25000 pour la France et 90 pour le Mozambique, la dette extérieure pour l’Afrique du Sud est de 44 milliards de dollars et la France 65 milliards de dollars, l’Afrique du Sud compte 7 millions de zéro positif. Le Zimbabwe fait beaucoup de mal à l’Afrique du sud sur le plan international car beaucoup de personnes ne situe pas bien les pays de l’Afrique Australe alors qu’en fait le Zimbabwe n’a rien à voir avec l’Afrique du Sud c’est un pays voisin sans plus. Nous traversons des quartiers résidentiels avec en fond de tableau la chaîne de montagnes où ont été découverts des restes humains qui remontent à plus de 3 millions d’années. Nous arrivons dans le quartier noir de la ville de Pretoria que l’on appelle le township d’Atteridgeville où toutes sortes d’habitations se côtoient. Le quartier est propre avec des arbres et des pelouses, nous nous arrêtons près du commissariat de police afin de prendre Monsieur Witson député locale de l’ANC. Notre guide une fois installé nous a décrit son quartier qui a été fondé en 1936, la population est de 500000 habitants, il y a 25 écoles primaires et 10 écoles secondaires, 25 églises de toutes confessions, 2 hôpitaux provinciaux et 6 dispensaires, 2 bibliothèques, une  résidence pour migrants, 2 grands stades de football et bon nombre d’autres plus petits, 40% des personnes n’ont pas d’emplois, la communauté noire est divisée en plusieurs quartiers dans le township c’est comme cela que l’on peut déterminer les personnes qui travaillent car leurs maisons sont plus confortables et mieux entretenues. Nous apercevons une colline avec 6000 petites maisons en tôle ondulée, le transport s’effectue en bus et en taxi collectif ainsi que le train, aux dernières élections 90% de la population a voté ANC. Des caravanes sont garées sur les trottoirs et font office de Commerces, nous passons devant un nouveau dispensaire qui avant était occupé par un centre de formation de la police routière puis nous arrivons à l’école appelée la tête d’éléphant que nous allons visiter. Nous sommes accueillis par la directrice de l’école et une institutrice qui sont sur leur 31 en robe noire, talons hauts et collants, les fenêtres sont protégées avec du grillage, on nous installe dans une salle pour nous faire un exposé sur l’éducation et la scolarité en Afrique du sud dont voici l’essentiel : Cette école date de 1963, 460 enfants fréquentent l’école, il y a 12 instituteurs dont un bénévole, on enseigne en Anglais et en Wanda car la population est en majorité Wanda mais si on peut regrouper 14 enfants de langue similaire on peut créer une classe spéciale, l’école est tout à fait gratuite si les personnes sont défavorisées, les cours sont de 8 heures à 13 heures 30 du lundi au vendredi, il n’y a pas de diplôme à la sortie de l’école primaire, les classes varient de 14 à 60 élèves, les classes sont composées suivant les capacités de l’enfant mais pas suivant l’âge, à partir de 7 ans les enfants ont des devoirs le soir, l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, à partir de 15 Ans les enfants rentrent en secondaire, pour entrer en secondaire on doit passer un examen, en secondaire on enseigne uniquement en Anglais, l’instruction civique est enseignée à l’école primaire, les enseignants sont formés à l’école normale, l’école est mixte, les réunions de parents d’élèves sont peu fréquentées par les parents, il n’y a pas de cours du soir pour les adultes, l’école fait de l’éveil musical, peinture etc, 2% des élèves s’arrêtent à l’école primaire les autres continuent en secondaire, il existe l’enseignement professionnel, l’école primaire offre des activités physiques, l’école possède un ordinateur, une infirmière est rattachée à l’école qui détermine les enfants à envoyer chez le médecin, les enfants peuvent rester à l’école Après 13 heures 30 mais ils ne seront pas surveillés dans la cour de récréation après avoir répondu à nos questions nous sommes allés dans la cour de récréation ou les enfants s’amusaient, ils étaient vêtus de pantalons noirs et de chemises blanches. Ensuite nous sommes rentrés dans une classe où les élèves nous ont chanté l’hymne national Sud Africain en 4 langues 2 africaines, en Afrikaner et en Anglais. Dans les classes les enfants sont disposés à 6 ou 7 par table, il y a un manque d’écoles si on veut diminuer le nombre d’enfants par classe puis nous avons continué notre visite d’Atteridgeville. De belles maisons sont construites au milieu de maisons modestes, de vieilles maisons parfois en ruine continue à être entretenues, toutes les maisons sont fleuries, nous passons devant des habitations non tolérées faites de bric et de broc, nous contournons un dispensaire appelé clinique où les infirmières envoient les personnes chez lesquelles elles ont décelé un risque de maladie. Des plaques de médecins ou de spécialistes sont placardées sur certaines maisons, puis nous entrons de nouveau dans un quartier construit de petites maisons modestes et de temps en temps une superbe maison apparaît. Toutes les maisons ont l’eau courante, l’électricité et l’assainissement, ce sont les propriétaires qui construisent eux-mêmes leurs maisons au gré de leur rentrée d’argent. Les rues sont goudronnées nous sommes loin du township du Cap, les maisons non autorisées remontent aux années 1990. Certaines maisons possèdent un potager, quelques chiens gambadent dans les rues, des cabines téléphoniques sont installées sur les trottoirs, nous passons devant un chapiteau sous lequel on vend des briques pour la construction des maisons. Nous apercevons de nouveau un chapiteau qui fait office d’église, puis nous longeons le cimetière, où une dame est habillée en habit traditionnel Wanda composé de nombreuses couleurs, des bananiers ornent un rond point, certaines maisons ont dans leurs garages de belles Mercedes. Nous circulons dans une rue commerçante où un magasin propose des téléphones portables, nous passons devant le tribunal qui jouxte le commissariat de police. Nous contournons un grand stade de football en gazon qui possède un anneau d’athlétisme et deux immenses gradins, les toilettes publiques sont chimiques, nous passons devant une école secondaire, une mosquée, des minuscules salons de coiffure, des étales où des couturières proposent leur service puis nous apercevons un centre de handicapés physiques. Nous pouvons admirer la superbe demeure de l’ancien patron d’Escom compagnie qui distribue l’électricité en Afrique du Sud, Atteridgeville est entouré de montagnes sur une colline on aperçoit un bâtiment dans lequel on fabrique des munitions pour l’armée sud africaine, la ville d’Atteridgeville est très vallonnée, les rues possèdent l’éclairage public, la plupart des maisons possèdent deux antennes sur le toit une pour les chaînes nationales, l’autre pour les chaînes dites payantes. Enfin nous arrivons chez néo où nous devons déjeuner, c’est une personne du township qui ouvre sa maison aux touristes pour leur faire manger les plats typiques Africains, après avoir pris le café le député witson nous a installé dans la cour à l’ombre d’un arbre pour nous faire un petit exposé et de répondre à nos questions

Dont voici l’essentiel : les noirs malgré la fin de l’Apartheid ont du mal à pratiquer le rugby qui par ailleurs même en France n’est peu pratiqué par les noirs en Afrique du Sud on appelle l’équipe de France de football (la légion étrangère), pour les problèmes de sécurité c’est le gouvernement Français qui donne des directives aux agences afin que les touristes Français ne sortent pas des hôtels le soir, les viols existent comme partout mais les médias en font aussi trop de propagande, il y a toujours des problèmes de compréhension entre les cultures Africaines et Européennes ; Exemple simple si un Africain va quelque part chez quelqu’un son premier réflexe sera de s’asseoir sur une chaise afin d’être plus bas que son hôte, les gens d’Atteridgeville travaillent à Pretoria, on fabrique des voitures entièrement sauf les moteurs ; toutes les voiture BMW qui ont la conduite à droite sont fabriquées en Afrique du Sud, on travaille 8 heures par jour, le salaire minimum n’existe pas chaque branches à le sien : Il varie entre 800 et 1000 rands par mois, les congés payés sont de 3 semaines, pour la protection sociale il faut cotiser, le gouvernement a ouvert des dispensaires où tout le monde peut se soigner, des docteurs privés commencent à s’installer dans les bidonvilles, l’université de prétorial forment des médecins puis Watson nous a emmené dans le quartier de la mine. En fait c’est un hostel ou une structure de baraquement destinée à recevoir les travailleurs migrants des régions rurales qui sont à la recherche d’un emploi. On accueille dans cet établissement que des hommes jeunes ou vieux, les bâtiments n’ont pas été entretenus sous l’Apartheid depuis 1994 le nouveau gouvernement s’est attaché à rénover ce centre. Aujourd’hui ce sont des logements corrects pour les gens qui vivent ici car pour nous c’est vraiment très rudimentaire. Chaque logement est composé d’une cuisine et d’une chambre partagée à 8 personnes, l’ancien gouvernement avait construit ce genre de casernement pour des personnes en transit mais la plupart une fois qu’il y était, ils restaient en permanence. Ces logements sont gratuits alors beaucoup de personnes préféraient du provisoire gratuit à du permanent payant, nous avons pu visiter un des logements habités. Dans la cuisine il y a une plaque électrique à 2 feux, des ustensiles de cuisine en aluminium comme chez nous il y a 40 ans. Dans les chemins qui serpentent les baraquements c’est vraiment la misère de la misère, des hommes de tout âge en guenille, nous sommes escortés par une société de sécurité et il vaut mieux ne rien donner à une personne sinon on déclenche une bagarre générale, il est plutôt conseillé de remettre les présents à witson qui les remettra à la coopérative du centre qui les partagera suivant le règlement intérieur. Un petit marché de fortune est installé dans le camp avec la viande en plein soleil sous plastique et chacun vend ou troque ce qu’il possède. Quelques enfants traînent au milieu des baraquements, puis nous visitons un logement non rénové alors là c’est pire du pire, toujours pas d’intimité pour les locataires, ce logement a été construit dans les années 1968. Ce  ne sont  plus 8 personnes mais 16 qui dorment dans la même chambre, il n’y a pas de cuisine, les toilettes et les douches se trouvent à l’extérieur. La chambre est aérée par 2 petites lucarnes, les lits se sont des paillasses, les armoires se sont des cartons etc. En sortant du camp nous rencontrons des travailleurs qui rentre à pied de la gare, des métros dont la fréquence est chaque minute transportent les voyageurs entre Atteridgeville et Pretoria, à la sortie du quartier des mineurs nous passons devant une crèche et un home de personnes âgées. Puis nous reprenons notre autocar pour continuer notre circuit, nous nous arrêtons au palais des sports qui existe depuis près de cinquante ans mais qui a été couvert en 1996, on y pratique tous les sports en salle dont la boxe très appréciée dans les townships, parfois on y donne des concerts

De jazz. Une bande de gamins joue et coure autour de nous sous l’impulsion de Patrick qui s’amuse comme un fou, ensuite nous avons visité la bibliothèque construite et terminée en 2000. C’est le même concept que chez nous en France avec le bureau d’accueil informatisé, nous sommes accueillis par la responsable qui nous présente la bibliothèque dont voici un extrait : l’accès coûte 20 rands par an, on a droit à 6 livres pour 15 jours, pendant les grandes vacances le nombre de livres est doublé, d’autres bibliothèques se trouvent en ville et elles sont toutes reliées ensemble informatiquement, certains livres sont écrits en gros caractères pour les malvoyants, 4 personnes travaillent à la biblbiothèque, la bibliothèque est ouverte tous les jours sauf le dimanche, les livres sont écrits en toutes les langues officielles d’Afrique du Sud, le Zoulou est le plus pratiqué. Nous circulons dans les rayons de livres, nous traversons plusieurs salles où des enfants lisent, des enfants écoutent la télévision, des étudiants étudient sur place et nous terminons la visite en traversant la salle de conférence. Nous rejoignons notre autocar pour emmener les volontaires qui désirent dormir chez l’habitant, nous passons devant des terrains de cricket, de tennis et de football ainsi que devant un terrain de boules Anglaises. En fait Patrick malgré la difficulté, il avait trouvé des chambres chez l’habitant car une croyance dit que si l’on reçoit un aveugle hors de sa parenté ça porte-malheur. Voici que certaines personnes ne voulaient pas être séparées du groupe, alors avec l’aide de Witson Patrick trouva un petit hôtel où tout le monde sera rassemblé à Atteridgeville près de la gare ferroviaire.

Lors du déchargement des bagages du coffre de l’autocar Edmond s’est fait le coup du lapin, bien sonné il a repris le chemin avec nous en direction de notre hôtel à Pretoria. Arrivés à l’hôtel nous avons pris une boisson fraîche au bar, nous avons dîné à l’hôtel entre nous servis par Monique et Michel, avant d’aller se reposer nous avons pris une boisson au bar.

 

« 13 » le treizième jour nous prenons la route de Johannesburg pour aller visiter le township de Soweto, Edmond avait l’air d’être bien remis de son incident d’hier au soir. Après un réveil au milieu de chants d’oiseaux, nous allons récupérer le reste de la troupe à Atteridgeville puis nous prenons l’autoroute qui mène à Johannesburg, voici la présentation de Johannesburg :

Johannesburg

Au cœur d’une agglomération de 5 500 000 h. (1995), Johannesburg est la

première ville sud-africaine. Localisée sur un haut plateau intérieur (1

760 m) au climat tropical sec d’altitude, elle est le centre politique de

la province de Gauteng ainsi que le centre industriel et financier de la

plus riche région d’Afrique du Sud: PWV

(Pretoria-Witwatersrand-Vereeniging).

Le développement de la ville

Sa fondation et sa fortune sont liées à l’or, découvert en 1886: le camp

minier temporaire connaît une rapide croissance et se transforme, dès le

début du XXe siècle, en une ville moderne dont le symbole est le

Johannesburg Stock Exchange (JSE), ouvert en 1887 et devenu l’une des

grandes Bourses de valeur mondiales (la 11e en termes de capitalisation en

1994). Plusieurs fois reconstruit, le centre témoigne des cycles

économiques liés au prix de l’or: des énormes investissements immobiliers

des années 1930, il reste quelques beaux immeubles «Arts déco»,

partiellement remplacés, lors du second boom économique des années 1970,

par des gratte-ciel de verre et d’acier.

Le développement minier puis industriel du Witwatersrand a engendré

d’importants flux de main-d’œuvre, dont l’installation en ville est,

depuis l’origine, marquée par une séparation des groupes raciaux: à partir

de 1904, les Noirs sont déplacés autoritairement hors des limites

municipales et contraints d’habiter des quartiers réservés, situés dans la

périphérie sud-ouest. Ces derniers forment par la suite Soweto

(SOuth-WEstern TOwnships), théâtre en 1976 de révoltes annonçant

l’ébranlement du système d’apartheid dont l’application, à partir des

années 1950, renforce la ségrégation et conduit à de nouveaux déplacements

de Noirs puis d’Indiens, chassés du centre-ville et relocalisés dans la

township de Lenasia.

Économie

Avec l’éloignement des sites d’extraction de l’or, l’activité minière

n’est plus un secteur clé de l’économie urbaine marquée, depuis le milieu

des années 1970, par un déclin constant de la production manufacturière

(25 % de l’emploi en 1985). Cette évolution s’accompagne d’un essor des

activités tertiaires, ce dont témoigne la croissance des surfaces de

bureaux dans le vieux centre d’affaires et, surtout depuis 1975, dans les

périphéries blanches et riches du nord de l’agglomération (au total, 6

millions de mètres carrés). Desservie par un aéroport international (53

lignes aériennes et un trafic potentiel de 11 millions de voyageurs), au

centre d’une étoile commerciale dont les flux avec le reste de l’Afrique

se renforcent, la région métropolitaine de Johannesburg, avec 33 % de

l’emploi «moderne» sud-africain et 40 % de la formation du PIB, aspire à

jouer un rôle dans la compétition urbaine mondiale (de nombreux sièges

sociaux d’entreprises et d’instances financières internationales s’y sont

récemment implantés).

Le problème du logement

L’héritage de l’apartheid, juridiquement démantelé en 1991, gêne toutefois

la concrétisation de cet objectif. Le déficit de logements pour les Noirs

est considérable: en 1989, on comptait ainsi 412 000 logements officiels

dans les townships noires sur densifiées; 422 000 logements précaires

d’arrière-cour (shacks) et 635 000 abris de squatters rassemblant plus de

2 000 000 personnes. Tandis que l’économie métropolitaine se spécialise au

profit des activités tertiaires, le chômage demeure préoccupant (40 % de

la population active africaine en 1993) et frappe surtout les Noirs, qui

sont à l’origine d’une explosion de l’économie informelle. Les écarts de

revenu, les tensions raciales, la polarisation sociale et spatiale de la

métropole ont engendré de graves problèmes d’insécurité (délinquance,

criminalité, trafic de drogue) et un processus de dégradation du

centre-ville, abandonné par les résidents blancs au profit des Indiens

puis des Noirs et par une partie des investisseurs, qui marquent leur

préférence pour les nouveaux parcs de bureaux décentralisés dans le

corridor de croissance du nord de l’agglomération.

Une grande place culturelle

En réponse, la restructuration du vieux centre s’appuie sur la pluralité

des fonctions de Johannesburg: à proximité du nouveau district financier

que domine l’immeuble high-tech du JSE reconstruit, est progressivement

aménagé un nouveau quartier administratif autour de l’hôtel de ville

restauré pour accueillir les instances gouvernementales de la province, et

un quartier culturel rassemblant musées et théâtres, dont la municipalité

voudrait faire un puissant pôle d’attraction touristique. Métropole

cosmopolite, Johannesburg est aussi une ville aux milieux artistiques

riches et variés; elle fut souvent, par le passé, à l’avant-garde des

mouvements sociaux, témoignant ainsi de l’extraordinaire vitalité d’une

société citadine composite.

A la sortie de Pretoria nous traversons une base militaire située de part et d’autre de l’autoroute, nous apercevons des DC4 et des DC5 des années 1950 qui permettent d’atterrir sur de petites pistes dans la brousse. Au milieu de grandes zones commerciales et industrielles nous remarquons l’établissement qui imprime et frappe la monnaie Sud Africaine et un élevage de springboks, peu avant Johannesburg nous nous arrêtons dans un centre commercial pour effectuer quelques achats. Nous commençons à approcher de la grande agglomération de Johannesburg qui possède 4 aéroports dont un international, nous passons devant le centre de conférences, puis nous nous retrouvons dans un immense enchevêtrement d’échangeurs autoroutiers, nous apercevons une centrale électrique thermique qui est régie par la municipalité de Johannesburg. Les Vootreekers en 1855 avait fait de Pretoria la capitale de la république du Transvaal pour sa situation géographique dans une vallée où coule toute l’année une rivière, Johannesburg a été fondée 31 ans plus tard suite à la découverte d’or par un Australien de passage. En 1886 on confia la construction de la ville à deux architectes qui ont dessiné des plans pour une ville vouée à la découverte de l’or, c’est-à-dire une ville censée existée pendant la ruée vers l’or qui n’atteint jamais plus de 20 ans et après la ville est regagnée par la brousse. Les architectes ont donc bâclé leur travail, c’est pour cela que maintenant certaines avenues soient désaxées par rapport à d’autres, les architectes se prénommés les deux Johannes qui a donné le nom à la ville Johannesburg.

A cause de la criminalité tous les hôtels du centre de Johannesburg se sont installés à Santton banlieue résidentielle où l’ANC a acheté une maison à Nelson Mandela, nous voyons au loin la plus haute tour de télécommunications de la ville et même du continent Africain qui mesure 269 mètres de haut, plus loin nous apercevons une autre tour destinée au relais de la radio et de la télévision nationale qui est plus haute car elle est située sur un promontoire. Nous circulons dans un quartier composé de gratte-ciel qui hébergent des bureaux, puis un autre qui est construit d’immeubles de grand standing, les avenues sont bordées de jacarandas. Deux grandes artères traversent la ville une du Sud au nord et l’autre d’Est en Ouest, le périphérique de la petite ceinture de Johannesburg est long de 100 kilomètres, nous contournons l’hôpital général de la ville puis depuis une colline nous pouvons admirer toute la ville qui baigne sous un beau soleil. Nous apercevons le plus haut gratte-ciel de la ville qui mesure 220 mètres de haut et qui comprend 52 étages, Johannesburg a été détruite et reconstruite 4 fois aujourd’hui nous sommes à l’époque des gratte-ciel. Nous traversons l’université qui est coupée en deux par l’autoroute mais reliée par un immense pont qui a été construit en un week end, nous sommes toujours entourés de jacarandas et nous avons un nouveau panorama sur la ville. Nous passons au-dessus de la gare de Hohannesburg qui est la seconde gare au monde en superficie derrière celle de New York, puis nous traversons un grand centre d’affaires où se trouve l’ancienne gare qui a été transformée en muséum Africa. Au milieu de gratte-ciel sont perdus de petits immeubles de 2 à 3 étages, nous passons devant le bâtiment de la police de Johannesburg, le tribunal et la cour suprême, puis nous prenons la direction du Sud-Ouest. Nous commençons à voir des terries d’extraction de mine d’or qui ont la particularité d’être jaune, Johannesburg comptait 268 mines d’or aujourd’hui il en reste 200, les terries au lieu d’être en forme de pyramides elles sont en longueur, nous passons devant la reconstitution d’un faubourg du XIX.me siècle que nous visiterons demain. Nous traversons un quartier résidentiel où c’est le royaume de l’eucalyptus et du jacaranda, un casino y a été construit en l’an 2000, nous nous dirigeons vers Soweto. Soweto n’est pas un nom Africain mais provient de la contraction Anglaise South West township qui veut dire cité du sud-ouest, la ville de Soweto est construite sur 1640 hectares, la population est de 1,2 millions d’habitants, 44% de la population à moins de 18 ans, 261 écoles primaires, 64 écoles secondaires, 8 universités, 2 instituts techniques, 700 kilomètres de routes goudronnées, il y a l’eau courante l’électricité et l’assainissement. Soweto a été créé afin d’héberger les travailleurs noirs qui travaillaient dans les mines de Johannesburg à la fin du XIX.me siècle, c’était une grande ville dortoir rendue célèbre lors des évènements du 16 juin 1976. La ville a aussi un hôpital qui est le plus grand du monde qui était un ancien hôpital militaire, plusieurs dispensaires. Puis Edmond nous en remet une couche avec sa certitude, qu’il n’y avait pas de population noire avant à Johannesburg avant la découverte de l’or, ils sont venus pour travailler ou on est allé les chercher pour travailler. Nous passons devant l’hôpital de Soweto qui s’étend sur près d’un kilomètre de long, il y a 60 dortoirs qui comptent chacune 40lits, il y a d’immenses salles d’opérations avec 20 lits pour les soins intensifs, il y a un grand centre de formation d’infirmières, 7000 personnes travaillent dans cet hôpital dont 2000 étudiants tout ce monde soignent 3200 malades, toutes les spécialités y sont représentées. Au temps de l’Apartheid on demandait entre 5 et 20 Rands de droit d’entrée suivant les revenus puis après on était soigné gratuitement ; A proximité de l’hôpital se trouve un quartier d’habitations non autorisées qui étaient inacceptables à l’époque de l’Apartheid qui démolissait ce genre de quartier et renvoyer les habitants loin des centres villes manu militari. Nous passons devant une centrale électrique thermique qui n’est plus en fonctionnement et qui sera prochainement détruite, nous voyons un petit lac qui était destiné au refroidissement de la centrale électrique. Une colline est complètement recouverte d’aloes c’est la véritable végétation de Johannesburg avant que les Européens arrivent, nous passons devant l’école normale de Soweto, tout comme à Atteridgeville l’habitat est différent suivant que les personnes occupent ou non un emploi, c’est une mosaïque de belles et modestes maisons, bien ou mal entretenues mais les rues sont propres. Beaucoup de voitures de grosses cylindrées circulent à Soweto, depuis la fin de l’Apartheid on a vu se créer de petits commerces, nous contournons un splendide terrain de golf. Par rapport aux autres villes les automobilistes conduisent beaucoup au klaxon, nous passons devant des constructions de fortune qui représentent 2 à 3% des constructions de Soweto. Nous arrivons dans le quartier le plus pauvre de Soweto, nous roulons dans des rues en terre battue très chaotique, les maisons sont faites de carton et de matériaux de récupération nous voici arrivés au terme de notre safari bus. C’est le moment que choisit Edmond pour nous quitter car il en a marre d’être contredit sur ses affirmations toutes faites de rancœur, il nous tourne les talons sans nous dire au revoir, que faire et bien nous continuons sans lui « Adieu Edmond, c’est à Soweto et sans toi que finirons nos vacances au pays des Zoulous » Nous sommes accueillis par le responsable de l’association qui aide et soutient les 32000 habitants de ce quartier défavorisé. Nous nous installons dans une salle de la communauté pour écouter la présentation de celle-ci dont voici l’essentiel dont la traduction est du bon vouloir de Roger : Nous sommes dans une communauté où des leaders venaient se rencontrer, c’est ici qu’ils ont adopté la charte de la liberté, le responsable nous fait remarquer que l’environnement dans lequel nous nous trouvons n’est pas très réjouissant, l’association qui gère cet endroit s’appelle Soweto Clipton New, l’association a été créée en 1967 par notre interlocuteur et il s’est vite aperçu qu’elle répondait à un réel besoin, le but de l’association était que les enfants puissent bénéficier de droits, les enfants avaient aussi besoin que l’on les respectent, nous avons donc établi un programme avec les jeunes, nous avons des programmes scolaires pour aider les jeunes à poursuivre leurs études, Les classes sont de 60 élèves ce qui fait que les enseignants ne peuvent pas consacrer de Temps aux enfants qui ont des difficultés, l’association dispense des cours de soutien scolaire et transmet l’héritage culturel ainsi que la tradition de l’art, donner l’éducation aux enfants leur permet de mieux affronter les difficultés qu’ils rencontrent, l’association donne aussi l’initiation à l’informatique, nous avons aussi une école du dimanche pour donner aux enfants une éducation spirituelle. Une aide aux personnes âgées est donnée par des sœurs et des bénévoles qui leur rendent visites, effectuent des tâches ménagères, les lavent ou les accompagnent à l’hôpital tout cela dans l’esprit qu’un jour nous serons âgés et c’est naturel de s’occuper de cette tranche de population. En tant que fondateur de cette association j’ai toujours voulu que les enfants noirs soient éduqués, actuellement ces enfants passent par des temps difficiles, l’évolution et la transformation s’effectuent mais encore trop loin des enfants noirs. La seule chose que nous pouvons donner à ces enfants afin qu’ils gardent espoir c’est l’éducation, si nous voulons parvenir à notre but il faut que les enfants noirs et blancs puissent se rencontrer, nous avons des programmes dans ce sens qui prévoient des visites bilatérales, ce n’est pas très facile mais chaque jour on s’aperçoit que les échanges s’améliorent. En tant que responsable de cette association je coordonne au sein d’un forum tout ce qui touche à la criminalité, je suis surtout prêtre et je suis aussi malgré moi assistant social. Beaucoup de personnes dans cette association font du travail volontaire c’est très encourageant pour moi, il nous remercie de notre démarche encore trop peu entreprise. Notre interlocuteur à fait une cassette vidéo sur les émeutes de 1976 où Soweto était plein de fumée, de crimes, les étudiants disaient assez c’est assez car il fallait étudier en Afrikaner ce qui était très difficile pour nous qui pensions qu’étudier dans sa propre langue était très important. C’est pour cela que nous avons commencé à combattre en 1976, les rues étaient pleines d’étudiants provenant de toutes les écoles qui manifestaient contre le fait qu’ils étaient forcés d’étudier dans une langue qui n’était pas la leur. Au début beaucoup d’étudiants ont été tués, Hector Peterson a été le premier étudiant tué le 16 juin 1976 d’une longue liste ce jour-là, pour être honnête beaucoup de choses ont changé après 1976. Malheureusement les personnes qui ont eu le courage de se rebeller à cette époque se trouvent aujourd’hui hors du marché du travail, je suis là avec d’autres pour les inciter à bouger s’ils veulent se sortir de leur situation précaire, tout n’est pas terminé aujourd’hui. Peu de gens viennent nous rendre visite mais dernièrement nous avons rencontré Roselyne Bachelot ministre de l’environnement et le maire de Lyon qui nous a promis une aide de 300000 Rands afin d’aider les enfants à survivre, la France a toujours soutenu notre démarche. Ensuite accompagnés de jeunes de l’association nous avons parcouru leur quartier où les maisons sont construites de matériaux de récupération, l’association essaie de rendre les gens plus autonomes, de planter des fleurs, de nettoyer est de s’occuper de différentes choses, l’association propose également une nurserie et une crèche. Un tableau relate tous les groupes qui sont venus donner des concerts de jazz à Clipton, nous passons devant un ancien système de toilettes où l’on venait jeter son seau hygiénique mais le ramassage de la citerne s’effectuait à 5 heures du matin ce qui dérangeait la population alors maintenant on a installé des toilettes chimiques. Souvent le contenu des seaux servait à fertiliser nos potagers, le système actuel est pire en ce qui concerne l’hygiène. Tout d’abord il est installé sur une base de terre alors à chaque pluie toute la construction tombe, les toilettes chimiques ne sont pas vidées assez régulièrement et il y a un verrou pour les fermer que les petits enfants ne peuvent pas utiliser alors ils font leurs besoins dans les rues. Un Tuyau financé par le gouvernement danois permet aux personnes de déverser les eaux usées pour qu’elles soient collectées afin qu’elles ne souillent pas les rues. En fait tous les travaux effectués par la communauté sont temporaires et c’est là la grande difficulté de travailler sur du long terme. Ensuite nous nous sommes arrêtés devant un tableau offert par un artiste Français afin de sensibiliser les gens contre le fléau qui est le SIDA, il représente le premier jeune tué par une arme à feu le 16 juin 1976 et une femme atteint du SIDA portant son mari décédé on imagine de la même maladie, le message veut dire qu’il faut lutter contre tout ce qui tue il est d’autant plus évoquant que les personnages du tableau sont de grandeurs natures. Les rues foisonnent d’enfants qui jouent, des femmes préparent la cuisine à l’extérieur car la maison est si petite qu’elle est uniquement utilisée pour la nuit afin de s’étendre sur une paillasse. Après avoir déambulé dans tout le quartier, nous sommes entrés dans un hangar désaffecté où l’on effectue la charge de batteries servant à l’éclairage, à écouter la radio ou la télévision car tout le quartier de Clipton n’est pas relié au réseau électrique, l’affluence de ce lieu est au maximale lorsque les Bafanas Bafanas jouent un match de fottball. En plus de charger les batteries ici nous chargeons les âmes, le prix pour charger une batterie est de 6 rands. D’autres petits ateliers de service sont installés dans ce lieu, puis au fond de ce dédalle où règne une odeur d’acide des batteries, nous pénétrons dans un espace transformé en salle de spectacle où nous allons sur des bancs en bois regarder et écouter la représentations des enfants. Des adolescents de 15 à 18 ans vont pendant une petite heure nous interpréter des chants traditionnels et des danses de leur culture dont la fameuse danse des mineurs. Cette troupe est aidée par le Canada et l’an prochain le groupe doit y aller faire une tournée, les jeunes adolescents pratiquent cette activité depuis l’âge de 7 ans alors aujourd’hui ils chantent et dansent comme des professionnels. Après la représentation des jeunes encadrés par l’association pour la sauvegarde de leur culture, nous avons rejoint le centre de la communauté de Clipton en circulant dans d’autres rues où nous avons traversé un marché indien qui propose quelques produits à la population locale. Arrivés au centre communautaire nous avons partagé un repas préparé par des bénévoles de l’association qui nous ont offert un chant traditionnel à la fin du repas.

Sous un soleil de plomb nous sommes allés au magasin de la communauté afin de faire quelques achats d’objets artisanaux fabriqués par les jeunes du quartier de Clipton. Enfin c’est avec un peu de regret que nous avons quitté toute cette jeunesses et le responsable de Soweto Clipton New qui font tout pour se sortir dignement de leur situation. L’autocar avait du mal à repartir tellement les adieux chaleureux de la communauté, nous pensons que Patrick serait bien resté ici vu le succès de son animation auprès des jeunes. Nous sortons de Clipton puis nous traversons des quartiers où se côtoient différents

Styles d’habitations qui vont de la maison luxueuse à la maison modeste quant ce n’est pas la maison de fortune. Nous passons devant l’église catholique de Desmond Tutu qui en 1976 étaient le lieu où les dirigeants noirs se réunissaient sans être inquiétés, les policiers ne se sont jamais aventurés dans ce lieu, l’église peut contenir 1200 personnes assises et sans les sièges elles peut contenir 2800 personnes. Nous contournons un centre d’hébergement réservé aux handicapés physiques

Et un centre de tuberculeux. Nous apercevons des maisons champignons car le toit est en forme de champignon rectangulaire, des grands immeubles où étaient logés les mineurs par ethnies car on ne mélangeait pas les races sous l’Apartheid. Les mines d’or employaient 7000 à 8000 personnes, comme un mineur travaillait 12 heures par jour un lit était partagé par 2 mineurs. Les mineurs qui venaient du Mozambique, la mine envoyée elle-même le salaire du mineur au gouvernement du Mozambique qu’il restituait à la famille en ne laissant que le strict nécessaire au mineur. Nous passons devant la propriété de Winie Mandela seconde femme de nelson Mandela dont il a divorcé, cette propriété est mise en vente pour des problèmes judiciaires. La maison fait à peu près 400 mètres carrés derrière il y a un immense parc arboré, sur les façades nous distinguons des caméras de surveillance. Puis nous traversons un quartier modeste construit de petites maisons, dans un angle est située la maison de Nelson Mandela qui est maintenant transformée en musée, c’est une petite maison en briques rouges avec un toit en tôle ondulée, la maison est composée d’une chambre avec un lit, une salle à manger, une cuisine et un cabinet de toilettes, il a habité cette maison jusqu’à son arrestation en 1960. Depuis la maison de Nelson Mandela nous apercevons les terries des mines d’or, nous sommes dans le quartier de Doobay Soweto compte 24 quartiers. A 100 mètres de la maison de nelson Mandela est située la place où a été tué Hector Peterson première victime des événements du 16 juin 1976, nous sommes descendus voir la tombe du premier étudiant tué par la police de l’Apartheid, Sa tombe est en granit où un texte est gravé sur le thème de la liberté et de la démocratie. Hector Peterson n’avait que 12 ans quand il a été tué, depuis 1994 le 16 juin est devenu la fête de la jeunesse en Afrique du Sud. Enfin nous prenons la direction de Johannesburg pour retrouver notre hôtel, nous passons devant un marché populaire, nous contournons un stade puis nous apercevons un garage à même le trottoir spécialisé dans le pot d’échappement avec tout son outillage dont le chalumeau. Les gens modestes sont toujours propres et habillés correctement, nous sommes toujours au domaine des terries. Actuellement nous circulons dans les quartiers riches de Soweto où se trouve l’alliance française, certaines maisons ressemblent à des mas provençaux parmi tous les styles d’architecture que propose ce quartier. Sur les terries aucune végétation ne pousse, nous sortons de Soweto où se trouvent toutes les grandes surfaces, puis nous prenons l’autoroute pour rejoindre notre hôtel qui se trouve près de l’aéroport de Johannesburg, arrivés à l’hôtel City Lodge notre chauffeur Pierrot nous quitte car il doit se rendre à Durban dommage car il était vraiment sympathique. Avant le dîner nous avons eu la visite de Anne qui nous a parlé un peu de l’Afrique du Sud Dont voici quelques bribes : Mandela est fâché avec Mbeki dont la base ne comprend pas bien sa politique actuelle également, à part dans le milieu professionnel les blancs et les noirs ne se mélangent pas, le centre de Johannesburg est plus sécurisé qu’auparavant la journée, à cause du manque de qualification il y a des écarts de salaires entre les noirs et les blancs, une femme de ménage gagne à peu près 1000 rands par mois, le centre de Johannesburg est entrain d’être transformé en grand centre culturel, à cause de leurs croyances les Africains malades du SIDA violent les filles vierges, les hommes attrapent le SIDA car nombreux sont ceux qui partent un an sans voir leur famille car ils travaillent à la ville où ils fréquentent les prostituées d’où la prolifération du SIDA, le préservatif est proscrit par leurs croyances, la nuit on peut griller les feux rouges en cas de menace, si c’est vrai que Johannesburg reste une ville dangereuse cela évolue heureusement dans le bon sens, les Sud Africains n’aiment pas parler de l’Apartheid (sauf Edmond) ils veulent oublier cette époque terrible aussi bien les noirs que les blancs, Anne habite dans un quartier habité par la population Juive où tout est calme. Johannesburg est la seconde ville au monde après New York où est installée la plus grande communauté Juive. Nous avons fait un petit cadeau à Marie-France et à Patrick pour leur organisation et leur gentillesse autour d’un petit apéritif puis nous sommes allés dîner au restaurant où Anne a fait la traductrice. Nous avons pris un dernier pot de l’amitié’ avec Anne à l’hôtel avant de nous quitter et de se revoir en France, en Afrique du Sud où ailleurs car Anne a toujours envie de bouger.

 

« 14 » le quatorzième jour c’est le grand départ pour la France via la mine d’or et le restaurant Carnivore, après le petit déjeuner miracle Edmond l’amorose était de retour mais à l’inverse de Gigi personne ne l’acclamait, nous avons fait connaissance avec notre nouveau chauffeur et en route. Edmond commença dans un silence olympien de nous lire un passage d’un livre écrit par un professeur d’université de Lyon sur la politique révisionniste de l’Apartheid mais notre pauvre Edmond sait-il que certains professeurs d’université de Lyon ont écrit des thèses révisionnistes sur les camps de concentration en Allemagne. Voyant peut-être que personne ne réagissait à ses propos il compara les évènements de Soweto à notre mai 68, il nous assura qu’un seul jeune avait été tué pendant les émeutes car il n’y a qu’un nom sur la tombe de Hector Peterson. Peut-être que les médias Français et occidentaux ont été manœuvrés mais que dire des acteurs tel que le prêtre que nous avons rencontré à clipton qui nous a parlé de nombreux tués dont Hector Peterson qui fut le premier. Tout le groupe a été intelligent face à Edmond qui à chaque fois essaie de provoquer des réactions mais maintenant il est discrédité par tout le monde alors qu’il possédait des qualités. C’est en 1986 que l’on trouve de l’or à Johannesburg, la mine que nous allons visiter était l’une des plus riche du monde, elle a arrêté

Son exploitation en 1977. Sur le trottoir des enfants vendent des sacs en plastique, nous passons devant le musée de l’Apartheid

Puis nous voici arrivés à Gold Reef city un parc d’attraction où on a reconstitué un faubourg de la ville de Johannesburg de 1890.

Le personnel du parc est habillé en costume d’époque, nous passons sur un pont de chemin de fer où une vieille machine à vapeur est arrêtée, ce parc a été construit en 1982 après l’arrêt de l’extraction de l’or qui ne devenait plus rentable. Au début on a fait un musée de la mine d’or qui ne rapportait pas grand chose alors on a construit un parc d’attractions autour du musée afin d’amener beaucoup plus de monde. Nous sommes entourés d’enfants qui galopent de partout en criant, nous nous dirigeons vers le musée ce qui nous intéresse aujourd’hui. Ile y a 2,5 milliards d’années un immense lac était ici où convergeaient des rivières pendant 500 millions d’années, au cours de cette période les rivières ont transporté de l’eau vers le lac. A sa naissance il y a 4,8 milliards d’années la terre est boule de feu elle est donc liquide, quand la terre est devenue croûte, il s’est formé 3 points où se sont accumulés des métaux lourds dont l’Afrique du Sud. Parmi les métaux lourds il y avait le plus lourd l’or, le lac faisait 500 kilomètres de long sur 200 kilomètres de large

Qui contenait de l’or alluvionnaire On a trouvé de l’or à Johannesburg par hasard, Georges Harisson chercheur d’or se dirige vers une mine d’or plus au nord à la frontière du parc Kruger, mais, arrivé à Johannesburg il n’avait plus d’argent alors il se loua à une fermière qui avait des réparations de toit à effectuer. Un jour de repos en se promenant dans la région il a aperçu une roche qui contenait des dragées, comme il avait quelques notions de géologie il brisa la roche pour en extraire les dragées. Il passa les dragées transformées en poussière il les passa sous le mercure, plus aucun doute il avait trouvé de l’or. Nous sommes en mars 1886, Georges Harisson a donc trouvé la plus grande réserve d’or du monde, il reçoit pour cela une prime de 7 livres et une concession, mais il n’y croit pas il empoche sa prime et vend sa concession 14 livres, il s’en va, on ne sait où car on n’aura plus jamais de ses nouvelles. La légende dit que Georges harisson aurait été mangé par un lion dans le parc Kruger, en tout cas nous ne l’avons plus jamais revu. Dans le musée bon nombre de vitrines explique la géologie, les différentes pierres etc, une tapisserie chinoise est exposée dans le musée qui a été offerte par des chinois au médecin des mines. En novembre 1886 pour commencer l’extraction de l’or on fait appel à des chinois qui viennent travailler ici avec des contrats de 5 ans, la majorité d’entre eux est restée 10 ans. Johannesburg est la seule ville Sud Africaine à avoir un quartier chinois car losqu’on les renvoyait chez eux en Chine, ils préféraient rester ici illégalement que de retourner en Chine. DE 1904 à 1914 la plupart des mineurs étaient chinois, des vitrines renferment l’outillage employé pour l’extraction de l’or. De nombreux tableaux représentent Johannesburg avant la découverte de l’or, le travail dans la mine et les différentes époques de l’âge d’or de la mine. Au moment de descendre visiter la mine, la direction a interdit par mesures de sécurité en cas de panne d’ascenseur aux aveugles de descendre au fond de la mine, à mon avis je pense à une vengeance d’Edmond le blanc ou alors quoiqu’il en dise, il n’a pas ses entrées auprès du directeur comme il le claironne. Du fait la frustration au ventre et les poings serrés nous sommes allés nous détendre dans le parc d’attractions accompagnés de Marie-France en attendant que nos mineurs d’un jour remontent du fond. Ensuite nous avons visité la machinerie des ascenseurs, puis nous sommes rentrés dans une immense salle où sur une grande table, des maquettes expliquées toutes les phases de l’extraction de l’or jusqu’à la coulée d’un lingot d’or. En 1977 on ne trouvait plus qu 4 grammes d’or à la tonne de minerai extrait ce qui ne devenait plus rentable alors que dans d’autres mines on trouve 25 grammes à la Tonne. Le minerait est concassé en poussière qui est passée dans un bain de mercure, tout ce qui tombe au fond du bac de mercure est plus lourd que lui, , c’est donc de l’or. L’or est également mesuré en carat dont la valeur maximale est 24 puis on trouve de l’or à 9, 12, 14, 18 et parfois du 21 carats mais très rarement. Plus l’or est pur plus il est malléable, avec l’or on peut ajouter de l’argent et d’autres métaux car c’est l’or qui fond à la plus haute température, suivant la nature du métal ajouté l’or prend différentes couleurs. Après cette visite un peu gâchée dans l’ambiance Disney Land nous avons repris notre autocar pour se rendre au restaurant Carnivore où l’on déguste toutes sortes de viandes exotiques du zèbre, du kudu, du springbok, de l’autruche, du crocodile, du pithon, du gnou etc. Nous passons sur la montagne où ont été découverts les restes humains qui remontent à plus de 3 milliards d’années, Edmond nous a certifié que pour travailler dans les mines d’or on avait fait appel aux chinois car il n’y avait aucun noir dans cette région, je pense plutôt que les Chinois maîtrisaient une bonne technique pour l’extraction du minerai. Nous voici arrivés au restaurant Carnivore où nous allons déguster Edmond sans son chapeau ni son bâton, le plafond est en bambou, le décor est Africain, sur la table est disposé un plateau tournant à 2 étages où sur le plateau inférieur sont disposées des salades et sur le plateau supérieur des sauces. Les serveurs circulent derrière nous avec d’immenses brochettes de viandes qu’ils nous proposent à volonté si nous le souhaitons. Les brochettes enfilées de viande sont disposées dans d’immenses barbecues d’où se dégagent une forte chaleur et des odeurs de viandes sauvages. Après un excellent repas nous avons pris notre dernier bol d’air du printemps austral avant de rejoindre l’aéroport de Johannesburg. Allez encore un petit coup Edmond qui dans l’indifférence générale nous a lu sa bible de l’universitaire français Bernard Lugand sur l’apothéose des Afrikaners, en prime Edmond la barbouze nous a confié qu’il avait travaillé pour les services secrets français avant et après l’Apartheid non pas avec des armes mais pour faire de l’analyse politique. Dans son délire il nous a même conseillé de nous renseigner auprès de l’ambassade sur ses dires et enfin il n’en a aucune fierté mais ce sont les faits. La ville de Johannesburg est en forme de cigare de 80 kilomètres de long sur 50 kilomètres de large, nous commençons à apercevoir les gratte-ciel, nous traversons le quartier de Belleville qui est très branché. Les jacarandas sont en fleurs, nous passons devant une université qui regroupe 16000 étudiants, nous contournons la tour de la radio nationale puis nous longeons les bâtiments de la télévision nationale. Nous sommes coincés dans des embouteillages et nous roulons au pas quand nous le pouvons, il y a toujours autant de végétation, nous passons devant le parc zoologique et Edmond en profite pour nous raconter une histoire Française du genre des histoires Belges. Nous passons devant un énorme complexe sportif, nous roulons dans une avenue qui porte le nom du général qui supervisait les camps de concentration au cours de la seconde guerre Anglo-Boers. Cette avenue a été baptisée peu après la guerre par les Anglais ce qui a fait beaucoup de mal aux Boers d’après Edmond mais il a omis de citer les noirs qui ont eu aussi à subir la barbarie des camps de concentration. Sur une place de Johannesburg est installée une immense statue qui représente Georges harisson souriant en contemplant une pierre qu’il tient dans ses mains, c’est grâce à lui que Johannesburg a été fondée. Enfin nous arrivons à l’aéroport de Johannesburg, une fois nos bagages en main nous prenons la direction de la zone d’embarquement sans avoir dit au revoir à Edmond la science infuse. Notre avion a décollé à 22 heures avec une petite heure de retard, nous étions à bord d’un Boeing 747, nous avons dîné, dormi et pris le petit déjeuner en survolant toute l’Afrique, Tripoli, Djerba avant de faire une escale à Zurich où Monique et Roger nous ont quitté. En route pour notre dernier saut de puce de 50 minutes qui se sont transformées en Une heure 30 minutes à cause d’embouteillage aérien.

 

« 15 » Le Quinzième jour a été notre rapatriement sur Montpellier, après avoir récupéré nos bagages et dit au revoir à toutes les personnes du groupe, Marie-France et Patrick présent jusqu’à la fin nous ont accompagnés à la navette qui nous a conduit à la gare TGV où nous avons pris notre train pour rejoindre Montpelleirburg.

 

Pour nous c’était notre premier voyage aussi loin et en plus dans l’hémisphère sud, nous appréhendions quelque peu la durée du séjour et le changement d’hébergement quotidien qui nous sont apparus en fait tout à fait réalisables puisque nous aurions souhaité que la découverte de l’Afrique du Sud se prolonge. L’Afrique du Sud par sa situation stratégique a ouvert l’appétit aux navigateurs, aux conquérants et aux colonisateurs depuis le XV.me siècle, les autochtones qui vivaient de chasse et de la nature se trouvèrent très vite repoussés et exclus des territoires riches en potentiel agricole. Au XIX.me siècle suite aux découvertes minières le pays connu des guerres et des conquêtes d’influence au détriment des populations locales. Des négociations et des compromis furent conclus sur des bases d’incompréhension sur les différences des modes de vie et de culture comme sur l’esprit de céder et donner un territoire, sur l’aspect commercial introduit par les Européens et inconnu par les tribus locales. Au début du XX.me siècle on a créé l’union Sud africaine devenue dominion britannique, en 1949 dans l’indifférence du monde entier on a laissé s’établir un régime qui prônait la séparation des races appelée l’Apartheid. Pendant la période de l’Apartheid seul les blancs avaient le droit de vote, plusieurs personnes qui luttaient contre cette politique atroce ont reçu le prix Nobel Albert Luthuli en 1960, Desmond tutu en 1984 puis Nelson Mandela et Philippe de Klercke en 1992. Depuis 1994 l’Afrique du Sud est devenue une république dont le premier président fut Nelson Mandela, aujourd’hui tous les Sud Africains ont le droit de vote quelle que soit sa couleur de peau. Actuellement dans un large consensus on essaie de transformer l’Afrique du Sud, ce sera aux futures générations de gagner le pari, tous les sud africains veulent oublier l’époque de l’Apartheid. Laissons au temps le temps d’évoluer, l’Afrique du sud a les ressources pour parvenir à ce que tout le monde vive dignement sur son territoire.

En ce qui concerne l’organisation du séjour nous n’avons rien à dire dans le cadre d’un voyage à l’étranger où l’imprévu donne parfois un goût d’aventure. Nous gardons un bon souvenir de Laurence notre guide, de Mali et Pierrot nos chauffeurs, de la diversité de notre séjour avec ses intervenants, de nos hôtels et restaurants. Quelques petites bévues comme un transfert d’hôtel au cap pour le plaisir, des repas buffets trop nombreux, des bus parfois mal adapté pour des excursions commentées, la visite de la mine d’or interdite aux aveugles. Pour nous ce séjour restera inoubliable par ses contrastes de cultures, de civilisations, de richesse et de pauvreté voire de misère, de climats, de géologies et de géographie etc. Nous avons apprécié l’aide tellement précieuse et discrète des guides qui participaient au séjour, comment oublier notre accompagnateur Patrick présent 24 heures sur 24 et la dame de l’ombre Marie-France qui était la mère poule de tout le groupe. Le GIPAA a eu raison de faire confiance à Patrick pour son organisation et à sa connaissance qu’il a acquise au cours de séjours avec des aveugles, nous sommes prêts à tenter une nouvelle aventure dans les mêmes conditions.

 

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